EST- CE QUE LE DIABLE EXISTE ?

Publié le 25 Juillet 2014

En ce temps d’humanité détestable. Alors que chaque communauté se tient pour dépositaire d’une singulière moralité à géométrie variable. Suivez mon regard en direction d'une récente actualité.

Où chacun croit avoir légitimement raison sur le voisin.

Où chacun s'estime dans son bon droit de vie ou de mort sur autrui.

Où les gouvernants de tous bords pataugent dans la « blablaterie » la plus stérile et la plus insupportable qui soit, égarés dans leur raisonnement et leurs pseudos principes d’une autre époque. Ne parlons pas, pour certains, de leur patrimoine vertigineux dans un contexte économique préoccupant pour le plus grand nombre.

Hier encore, on cherchait la consolation dans le comportement d’êtres exceptionnels, certes toujours présents et actifs, mais submergés par un déferlement médiatique essentiellement porteur de tout ce que le monde génère de mal.

Quelles leçons tirons-nous aujourd’hui (ou tirent-ils) des expériences passées au fil de civilisations qui n’ont guère été épargnées par la violence et le crime. Par l'exploitation éhontée d'autrui.

Autant en emporte le vent de l’égoïsme et du mal sous toutes ses formes. Du pouvoir et de l’argent roi.

Alors même que chaque seconde qui s’écoule, par la magie d’une information formatée pour distiller plus facilement le mal que le bien, je me suis surpris à retrouver dans ma mémoire une anecdote dans laquelle le relatif s’oppose à l ‘absolu et où le bonheur pourrait naître, par exemple, « de la comparaison que l’âme fait entre ses idées ou le cas échéant entre ses situations ».

Dans l’hallucinant désordre actuel et quasi planétaire, l’existence du diable semble évidente pour le plus grand nombre peu soucieux de la plus élémentaire moralité qu'ils soumettent sans scrupule à la légalité. Enfin, à leur conception personnelle de la légalité. Voir l'affaire édifiante en la circonstance des Panama Papers.

Quelque part, on peut les comprendre mais de là à les blanchir ...

Mais finalement, Dieu dans tout ça ?

Dieu, mit à toutes sauces … surtout lorsque plus rien ne va. Dieu que la science continue de vouloir traquer pour apporter la preuve qu'il n'est au fond qu'une banale vue de l'esprit.

Le prisme de Nichols

Alors, dans mes souvenirs, j’ai retrouvé, sous la forme d’une belle et surprenante histoire, une autre évidence pour le moins instructive que je livre à votre réflexion sinon votre à méditation et qui va bien au-delà de sa paternité que d'aucuns, aujourd'hui plus qu'hier, pourraient contester :

Un jour, un professeur d’Université décide de défier ses étudiants en leur demandant le plus simplement qui soit si Dieu a créé tout ce qui existe.

Un étudiant répond : « Oui, il l’a fait ».

« Vraiment tout, insiste le professeur ? »

« Oui, vraiment tout, réplique l’étudiant.

« Dans ce cas, Dieu a aussi créé le diable » conclut le professeur.

A cela, l’étudiant n’eut aucune réponse et resta silencieux. Le professeur fut ravi de l’opportunité de prouver une fois de plus que la foi était un mythe.

Soudain, un autre étudiant lève la main en demandant au professeur la permission de poser à son tour une question :

« Est-ce que le froid existe ? »

« Bien sûr, répond le professeur. D’ailleurs, n’avez-vous jamais eu froid ? »

« Le froid, Monsieur, n’existe pas car, selon les études de physique, le froid est l’absence totale et complète de chaleur. Ainsi, un objet peut seulement être étudié s’il a et transmet de l’énergie et c’est par la chaleur qu’il transmet son énergie. Sans chaleur, les objets sont inertes et incapables de réagir. Donc, le froid n’existe pas et nous avons créé le terme de froid pour expliquer le manque de chaleur. »

« Et l’obscurité ? » poursuit l’étudiant.

« Elle existe » réplique le professeur.

« Vous avez encore tort, Monsieur, car l’obscurité est l’absence totale de lumière. Le prisme de Nichols montre la variété des différentes couleurs selon les longueurs d’onde dans laquelle la lumière est décomposée. Ainsi, l’obscurité est le terme que nous avons créé pour expliquer l’absence totale de lumière ».

« Quant au diable, Dieu ne l’a pas créé, il n’est que l’absence de celui-ci dans le cœur des hommes ; l’absence d’amour, d’humanité et de foi. L’amour et la foi sont comme la chaleur et la lumière, ils existent et leur absence conduit naturellement au mal ».

Le professeur demeura silencieux … et l'étudiant n'était autre qu'Albert Einstein !

Bernard Vadon
« Quant au diable, Dieu ne l’a pas créé, il n’est que l’absence de celui-ci dans le cœur des hommes ; l’absence d’amour, d’humanité et de foi. L’amour et la foi sont comme la chaleur et la lumière, ils existent et leur absence conduit naturellement au mal ». Albert Einstein

« Quant au diable, Dieu ne l’a pas créé, il n’est que l’absence de celui-ci dans le cœur des hommes ; l’absence d’amour, d’humanité et de foi. L’amour et la foi sont comme la chaleur et la lumière, ils existent et leur absence conduit naturellement au mal ». Albert Einstein

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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