À propos du Proche Orient - L’art de vouloir quelque chose et de faire autre chose !

Publié le 11 Août 2014

Bien que lui reconnaissant l’indéniable avantage de nous instruire sur le temps passé et les éventuels enseignements que l’on pourrait en tirer – ne rêvons pas sur la propension du genre humain à ne jamais faire profit d’une pareille expérience – je n’aime pas spécialement l’Histoire qui d’ailleurs - ainsi que la géographie – n’a jamais contribué, au collège, à l’équilibre de mes carnets de notes.

Au grand dam du pater familias !

Pourtant, il faut bien reconnaître à cette matière scolaire, riche de leçons en tous genres, quelque indéniable intérêt.

La preuve en est cette vieille habitude inculquée tout jeune et consistant à conserver quelques notes griffonnées au hasard ou encore une coupure de journal traitant d’un sujet spécifique quand ce n’est pas le magazine où les articles répondaient alors à mes aspirations sociologiques ou simplement philosophiques naissantes.

Plus de dix années ont passé et curieusement des phrases s’imbriquent sans peine dans le cours du temps présent.

Un peu comme si, à l’instar de la mode et de façon moins légère, les civilisations se suivaient … et se ressemblaient.

Des phrases empruntées à mes confrères de l’époque.

Du genre :

« Volontairement isolé, le monde arabe paraît perdu dans ses contradictions : entre attirance et rejet de l’Occident. Cet Occident qui, pourtant, l’a « façonné » (sic)

Et ce « mémoire » précieux d’informations de considérer : « combien les Arabes ne peuvent se comprendre ni se voir s’ils enferment dans le placard de l’oubli et de la haine leur passé immédiat ».

Le mot récurrent (et j’ajouterais, dommage) c’est bien celui de « colonialisme ».

Et mon correspondant de l’époque d’expliquer :

« C’est un peu comme si les Etats-Unis pensaient qu’ils étaient nés sous Kennedy et la France sous De Gaulle en 1958. Avant ? Le trou noir, les méchants, ici les Français, là les Anglais. A Calcutta, le musée de la reine Victoria, au centre d’un immense parc, est l’un des plus beaux bâtiments de la ville. Les Indiens le visitent en masse et révèrent un personnage qui les a souvent maltraités. Impensable chez les Arabes. »

Et mon maître à penser de l’époque d’apporter un coup fatal à ce raisonnement négatif à l’encontre de certaines civilisations ou populations :

« Vous imaginez un musée Jules-Ferry à Tunis ? Il serait instantanément abattu par les islamistes aussi bien que par les démocrates. L’Occident, selon les Arabes, ne leur a jamais voulu que du mal. L’Europe et l’Amérique sont l’ennemi naturel !. »

Celui qui s’exprime de la sorte sait de quoi il parle pour avoir vécu trente ans de sa vie en pays musulman.

Verdict certes sévère et peut-être, aujourd’hui, dépassé aux yeux de certains … et pourtant.

Le pétrole propriété des émirs et non pas des Arabes reste l’arme fatale.

Néanmoins, si demain on substituait à ce pétrole une nouvelle et efficiente source d’énergie (ce n’est pas encore la veille mais on est sur la piste) cette manne miraculeuse et finalement source de tous les tracas de la planète retournerait au sable et les Saoudiens sous leur tente.

Ces mêmes saoudiens qui sont cependant pétris de cet inimitable humour oriental souvent proche d’une philosophie de vie spécifique. Qu’on en juge :

« Mon père montait un chameau, je conduis une voiture, mon fils pilote un jet, son fils montera un chameau ! »

Pas évident pour un autochtone d’admettre aujourd’hui que le moindre objet utile n’a pas été inventé par un Arabe.

Au risque de voir - ce qui n’est malheureusement plus une vue de l’esprit - certains délires de conquête se faire actuellement jour au travers de ce qui n’est qu’un souvenir et de ce qui devrait rester au rayon des souvenirs. A savoir, par exemple, de favoriser la gloire arabe d’Haroun el Rachid, à Bagdad, sous Charlemagne

Il y a à peine un peu plus de dix ans l’auteur de ce texte sur lequel le hasard m’a fait m’interroger dissertait déjà :

« Un autre islam mijotait. Celui des Frères musulmans et des wahhabites aujourd’hui mêlés en une seule idéologie : l’Occident est l’ennemi, il n’ y a de loi que celle du Coran, il faut unir tous les musulmans derrière un seul calife, ceux qui ne suivent pas ces règles sont des mécréants qu’on égorgera d’urgence. La stupidité et le simplisme de ces principes font toute leur richesse. »

A ce titre, il faut bien s’interroger à nouveau et non sans regret sinon tristesse, en ne se demandant pas à l’instar d’un islamologue reconnu :

« Non pas ce que l’islam a fait des musulmans mais bien ce que les musulmans ont fait de l’islam.»

Ce qui se passe aujourd’hui en Irak dépasse tout entendement toute notion philosophique si basique soit-elle. On est entré dans la barbarie la plus exécrable et la plus intolérable qui soit.

Dans l’irrespect le plus total de la Vie.

Et qui plus est, au nom de Dieu. Un comble lorsque l’on sait combien est grande et extrême la mansuétude de celui que certains irresponsables prennent pourtant à témoin : Dieu, en l’occurrence !

Le drame, dans tout ce processus, c’est que l’on veut quelque chose et qu’on fait autre chose. Je cite encore à ce propos mon auteur :

« On souhaitait (à l’époque) la victoire de Saddam Hussein mais on aidait les Américains. On veut l’unité maghrébine mais l’Algérie et le Maroc s’affrontent (toujours) . On veut combattre les Occidentaux mais on brûle d’émigrer en Occident. On veut la liberté de boire du vin mais on vote pour les islamistes. On veut arabiser l’enseignement mais on éduque – pour les plus nantis - ses enfants à Paris et à Londres. On défend les droits des minorités en Europe mais on chasse les siennes.»

La contradiction érigée en poncif.

L’Extrême-Orient a quant à lui relégué ses maîtres à penser institutionnels de Confucius aux shoguns pour mettre leurs pas dans ceux d’un Pasteur ou d’un Einstein.

Ce fou parmi les fous qu’était Kadhafi ne proposait-il pas, nous apprend t-on encore, d’intégrer Israël au sein de la Ligue arabe ?

Utopie ou délire certes alors que le Moyen-Orient et particulièrement la Palestine – patrie d’un certain Jésus dont nul ne peut contester le message d’Amour universel qui perdure après plus de 2000 ans – traversent un pan d’Histoire dont l’humanité – comme d’ailleurs tant d’autres conflits meurtriers passés et actuels – n’a pas lieu de s’enorgueillir aux seuls prétextes de l’argent et du pouvoir.

Car, au fond, c’est bien (et tristement) là que le bât blesse.

Dramatiquement, les chrétiens d’Orient sont aujourd’hui les innocentes victimes de principes religieux dévoyés par la volonté d’une bande de voyous. Ceux là même qui ne font que discréditer les fidèles honnêtes, respectueux d’un islam porteur, entre autres règles, de tolérance.

Parmi eux, il devrait bien se trouver quelques hommes et femmes de bonne volonté adeptes de cette paix universelle qui est le fondement même de la religion chrétienne.

Bernard VADON

Dramatiquement, les chrétiens d’Orient sont aujourd’hui les innocentes victimes de principes religieux dévoyés par la volonté d’une bande de voyous. Ceux là même  qui ne font que discréditer les fidèles honnêtes, respectueux d’un islam porteur, entre autres règles, de tolérance...
Dramatiquement, les chrétiens d’Orient sont aujourd’hui les innocentes victimes de principes religieux dévoyés par la volonté d’une bande de voyous. Ceux là même  qui ne font que discréditer les fidèles honnêtes, respectueux d’un islam porteur, entre autres règles, de tolérance...
Dramatiquement, les chrétiens d’Orient sont aujourd’hui les innocentes victimes de principes religieux dévoyés par la volonté d’une bande de voyous. Ceux là même  qui ne font que discréditer les fidèles honnêtes, respectueux d’un islam porteur, entre autres règles, de tolérance...
Dramatiquement, les chrétiens d’Orient sont aujourd’hui les innocentes victimes de principes religieux dévoyés par la volonté d’une bande de voyous. Ceux là même  qui ne font que discréditer les fidèles honnêtes, respectueux d’un islam porteur, entre autres règles, de tolérance...
Dramatiquement, les chrétiens d’Orient sont aujourd’hui les innocentes victimes de principes religieux dévoyés par la volonté d’une bande de voyous. Ceux là même  qui ne font que discréditer les fidèles honnêtes, respectueux d’un islam porteur, entre autres règles, de tolérance...
Dramatiquement, les chrétiens d’Orient sont aujourd’hui les innocentes victimes de principes religieux dévoyés par la volonté d’une bande de voyous. Ceux là même  qui ne font que discréditer les fidèles honnêtes, respectueux d’un islam porteur, entre autres règles, de tolérance...

Dramatiquement, les chrétiens d’Orient sont aujourd’hui les innocentes victimes de principes religieux dévoyés par la volonté d’une bande de voyous. Ceux là même qui ne font que discréditer les fidèles honnêtes, respectueux d’un islam porteur, entre autres règles, de tolérance...

Répartition des chrétiens par pays, au Proche et au Moyen Orient carte réalisée par Martine Bruneau.

Répartition des chrétiens par pays, au Proche et au Moyen Orient carte réalisée par Martine Bruneau.

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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