Dieu existe, c’est un fait, même si, au regard de certains détraqués, il pâtit d’une exégèse dévoyée !

Publié le 6 Septembre 2014

Dieu existe, c’est un fait, même si, au regard de certains détraqués, il pâtit d’une exégèse dévoyée !
Dieu existe, c’est un fait, même si, au regard de certains détraqués, il pâtit d’une exégèse dévoyée !
Dieu existe, c’est un fait, même si, au regard de certains détraqués, il pâtit d’une exégèse dévoyée !

Lorsque, au nom de Dieu, les djihadistes barbares et autres manipulateurs de matière grise donnent du fil à retordre à nos modestes neurones.

Si elles ne sont plus tout à fait impénétrables, les voies du Seigneur restent une énigme.

C’est tout au moins ce que laisse entendre la science et singulièrement celle du cerveau, point névralgique, sinon de rencontre insolite, entre Dieu et la pensée.

Que les convaincus et tenants d’une foi dite du « charbonnier » se rassurent :

Si la neurothéologie (il fallait bien trouver un nom répondant à cette spécialité) est venue bousculer quelques idées reçues, elle n’a pas pour autant démystifié l’aura divine dont les scientifiques souhaiteraient bien percer le secret. En vain et pour l’heure, en tout cas.

L’INFINI DIVIN

Au-delà des fantômes de Marx et de Freud, la messe, sur le chapitre, est donc encore très loin d’être dite.

Toutes les hypothèses et parmi elles les plus fantaisistes ont cependant droit de cité.

D’aucuns, de tous temps, s’y cassèrent le nez … et au passage les neurones pour tenter d’aller au plus prés de « l’infini divin » dont on sait pertinemment et pour cause, que les bornes ne peuvent lui être précisément (ou scientifiquement) assignées.

Alors, on se perd en conjectures, parfois les plus délirantes, dont, au final, Dieu sort toujours vainqueur.

Albert Einstein a pesé de tout son génie dans ce combat de l’impossible.

Pascal, pour sa part, n’y va par quatre chemins en affirmant que :

«Nous avons une impuissance de prouver invincible à tout le dogmatisme. »

Son fameux « pari » est à cet égard édifiant :

« Deux cas se présentent : si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc, et sans hésiter, qu’Il Est. »

ENTRE AMYGDALES ET CORTEX FRONTAL

En clair, considérant qu’on ne peut départager l’existence, ou non, de Dieu, il en conclut que les deux hypothèses ont la même probabilité et qu’en définitive croire en Dieu apparaît comme la solution statistiquement la plus avantageuse.

Dont acte.

A la manière des penseurs contemporains, les nouveaux biologistes - particulièrement aux Etats-Unis - en situant la foi et par conséquent Dieu, entre amygdales et cortex frontal, foyer sensible des fonctions cognitives sophistiquées, ont ouvert prudemment une voie encore bien lointaine des certitudes.

La méditation, notamment, n’a pas donné aux scientifiques un commencement d’explication. Leur conclusion, à l’issue de ces expériences méditatives, reconnaît l’absence de moyens permettant de déterminer si les modifications neurologiques associées à l’expérience spirituelle signifient que le cerveau est à même de provoquer ces expériences ou si, au contraire, il perçoit une réalité spirituelle.

Dieu existe, c’est un fait, même si, au regard de certains détraqués, il pâtit d’une exégèse dévoyée !

PRESENCE REELLE

Concrètement et de façon pourrait-on dire cartésienne, le cerveau serait-il le réceptacle de tout ce qui touche au spirituel ?

Et cette hypothèse expliquerait-elle, par exemple, les troublantes visions prophétiques, toutes religions confondues ?

La question est sans réponse satisfaisante.

Et, par stricte déontologie scientifique, les chercheurs font, au demeurant, table rase de tout ce qui pourraient relever directement ou indirectement de la métaphysique.

Le mystère reste cependant entier.

En revanche, pour les croyants, la réponse est dans la question qui justement interpelle.

Aucun d’entre eux, sur le fond et au nom de l’Enseignement, ne contestera le fait que ce soit Dieu, considéré comme le Créateur Suprême, donc comme leur propre créateur, qui ait façonné cette matière grise enfermée dans le cerveau à des fins – pour certains élus – de communication privilégiée.

L’élévation de l’esprit dans la contemplation, autrement dit l’extase au terme de laquelle les visions peuvent constituer la preuve d’interventions inopinées du Tout-Puissant dans sa volonté de nous rappeler son état de « Présence Réelle », devient une évidence.

Dans un ouvrage paru, il y a quelques années, (« La Biologie de Dieu ») Patrick Jean-Baptiste affirmait :

« Nous vivons dans une sorte d’hallucination individuelle qui devient collective par l’intermédiaire de la culture ; et les sens, en modérant en permanence nos visions, rétablissent « la vérité ». Les mystiques, eux, par l’ascèse, l’isolement, les chants, parviennent à affaiblir l’impact du monde extérieur sur le monde intérieur jusqu’à entrer dans un état second. »

Qui, finalement, est à l’origine de cette singulière métamorphose de l’être dans sa réflexion profonde et intime sinon Dieu ?

Au-delà du fait non avéré d’un phénomène neuropsychiatrique résultant, selon les scientifiques, d’une épilepsie du lobe temporal droit, on se prend tout autant à rêver en découvrant l’interprétation que font les éthologues des incantations étranges de certains animaux – babouins et autres loups notamment - en direction du ciel.

Sentiment religieux ou instinct collectif visant au renforcement du groupe ?

Sans compter avec le facteur émotionnel souvent décisif dans cette manière de feuille de route qu’il nous incombe de suivre tout au long d’une vie, de notre vie, et souvent à notre corps défendant.

A GEOMETRIE VARIABLE

On sait combien la « sentimentalisation » des perceptions peut influencer nos comportements.

Certains l’on bien (ou trop bien) compris dans la manipulation qu’ils peuvent faire des individus. Les sectes sont particulièrement en pole position

Selon Patrick Jean Baptiste :

« Les amygdales sont, en quelque sorte, les rotules des fonctions supérieures du cerveau, l’articulation de l’esprit avec le corps, telles que l’envisageaient les philosophes, même si cet esprit, les neuro-apôtres le jurent, n’est qu’un état de la matière. »

Quant à l’égalité face à Dieu elle serait, à fortiori, à géométrie variable et tributaire de prédispositions naturelles - au mal comme au bien - qui pourraient contribuer à modifier la finalité de la relation à Dieu.

Une explication à propos de l’intégrisme et du fanatisme dont Patrick Jean Baptiste estime encore qu’il est un dysfonctionnement grave des régions cérébrales profondes.

Exemple, malheureusement, entre autres :

L’insupportable et permissif travail de fond engagé envers les jeunes, et pire les enfants, par les extrémistes de tous bords, en l’occurrence, les tristement célèbres djihadistes qui ont pris la relève de l’armée des lâches et des cinglés. Un acte de plus - après le récent assassinat de deux journalistes américains - significatif d’une obéissante croyance qui ne reconnaît plus ses limites devant l’infini divin.

En somme et en rétorsion intellectuelle, mieux vaut rendre absurdes et ridicules les arguments religieux prétextés par ces fous de Dieu pour leur préférer une autre espérance, celle proposée, après une retentissante repentance en réponse à ses exactions séculaires, par la foi chrétienne.

Au fond et comme l’écrivait Charles Baudelaire :

« Dieu est le seul être qui, pour régner, n’ait pas besoin d’exister. »

De quoi repousser les limites de la compréhension et par conséquent de la connaissance la plus élémentaire.

Une certaine et subjective réalité à laquelle j’apporterai modestement mon grain de sel et cette fois par la plume de Jean Jacques Rousseau à propos de toute existence :

« Rien n’existe que par Celui qui est »

… et, jusque à preuve du contraire : " Ce que nous sommes » en qualité d’enfants de Dieu par empathie sinon osmose naturelle ".

Contrairement à Nietzsche qui enterrait tout simplement Dieu laissant à Sartre, l’athée parmi les athées, de lui concocter une épitaphe à sa façon, je leur préfère, sans pour autant partager ses convictions, Julian Barnes intellectuellement réfugié dans un sentiment singulier et contradictoire mais énigmatique et mystérieux, qui affirmait : « Je ne crois pas en Dieu mais il me manque. »

Bernard VADON

« Je ne crois pas en Dieu mais il me manque. » Julian Barnes

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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