En ces temps d’instabilité planétaire, le bonheur a-t-il vraiment un sens ?

Publié le 16 Septembre 2014

En ces temps d’instabilité planétaire, le bonheur a-t-il vraiment un  sens ?
En ces temps d’instabilité planétaire, le bonheur a-t-il vraiment un  sens ?
En ces temps d’instabilité planétaire, le bonheur a-t-il vraiment un  sens ?
En ces temps d’instabilité planétaire, le bonheur a-t-il vraiment un  sens ?
En ces temps d’instabilité planétaire, le bonheur a-t-il vraiment un  sens ?

Du philosophe Alain à Matthieu Ricard, moine bouddhiste tibétain. Réflexion.

Où se trouve le point sensible qui peut, au gré d’un quotidien nourri d’impondérables, nous faire basculer dans l’inaccessible bonheur ou dans le non-bonheur ?

Doit-on plus simplement s’en référer à la signification littérale ou allégorique du bonheur en l’associant à l’infini du langage et aux situations compliquées ?

Qu’il s’agisse du bonheur parfait dépendant, pour les uns, de l’argent (même s’il est prouvé qu’il ne fait pas le bonheur) et pour les autres, de ce qui émane spontanément des sentiments sinon de la disponibilité du cœur à mieux accueillir l’autre.

De toute évidence, le bonheur, par opposition au plaisir - à une nuance subtile - se révèle naturellement dans le cœur de chaque individu.

Fine traduction d’une culture éminemment riche qui propose aussi l’harmonieuse association du bonheur et du plaisir. Le passage de l’un à l’autre s’opérant, nous le savons bien, de façon naturelle.

En foi de quoi et avec infiniment de réserve, sinon de volonté d’aller au-delà d’un ordre culturel solidement ancré dans les habitudes, les individus se découvrent physiquement d’abord pour se mettre ensuite, en accord avec leurs pensées et leurs pulsions secrètes, au diapason d’une spiritualité authentique et forte.

Pourquoi pas et au risque de quelques haussements de sourcils du côté des sceptiques qui me reprochent parfois mon engagement dans le surnaturel … terme auquel je préfère celui de spirituel autrement dit : dégagé de la matière et des sens.

Au fil de ce cheminement, où ne prévaut pas toujours la litote - caractéristique d’une forme elliptique - on épouse la cause légitime de l’instinct qui, au nom de son indépendance interne ou externe sinon extrême, se laisse conduire par son intime conviction à initier la difficile et pourtant indispensable recherche du bonheur… dans le plaisir.

Et cela, en son expression la plus diversifiée qui soit : physique, morale ou intellectuelle.

Vivre, certes, mais vivre en osmose avec soi-même pour, à terme, donner au bonheur tant attendu la forme d’un « alter ego » issu de sa propre intelligence et auquel on entend préparer un avenir précisément en forme de … bonheur.

Comprendre, au travers de l’échange de soi à soi et par voie de conséquence aux autres sinon à l’autre, le véritable bonheur en tant que liberté consentie et surtout partagée.

Le hasard - la providence ou ce que vous jugerez sinon d’équivalent en tout cas conforme à ce qui épouse vos convictions - a contribué à faire porter mon regard sur deux livres (1) occupant les rayons de ma bibliothèque. Celui de Matthieu Ricard « Plaidoyer sur le bonheur » et son autre remarquable leçon de réflexion : «Plaidoyer pour l’altruisme» paru il y a quelques années et qui, en ces temps difficiles d’instabilité planétaire, n’a pas pris une ride)

Egalement, celui du philosophe Alain (« Propos sur le bonheur ») rassemblant quelques missives originales sur des thèmes particuliers relatifs au bonheur. Extrait :

« Il ne sert point de semer dans le sable ; et je crois avoir compris, en y pensant assez, la célèbre parabole du, semeur, qui juge incapables de recevoir ceux qui manquent de tout. Qui est puissant et heureux par soi sera donc heureux et puissant par les autres encore plus. Oui, les heureux feront un beau commerce et un bel échange ; mais encore faut-il qu’ils aient en eux du bonheur, pour le donner. Et l’homme résolu doit regarder une bonne fois de ce côté-là ce qui le détourne d’une certaine manière d’aimer qui ne sert point.» estime Alain.

Manifestement et pour répondre à ma question, le bonheur a donc un sens. Avec, me semble t-il, une part non négligeable accordée à la subjectivité.

A partir de cette manière de concept, le bonheur est à la portée de chacun et dans une approche qui nous est personnelle

L’aube précédant la montée du soleil ou encore dans le temps crépusculaire annonçant les mille et un mystères nocturnes sont autant de pistes propres à susciter en nous ne serait-ce qu’un soupçon de bonheur ne serait-ce que pour mieux appréhender notre singulier parcours terrestre.

Et parvenir à se convaincre que rien n’est important, demain est un autre jour.

Bernard VADON

Alain : « Propos sur le bonheur auquel J’ajouterai le livre de Matthieu Ricard « Plaidoyer pour le bonheur » et surtout son « Plaidoyer pour l’altruisme » qui est une autre invitation au bonheur.

Matthieu Ricard docteur en biologie cellulaire et maître Bouddhiste parle du Bonheur. Il explique que le Bonheur n'est pas quelque chose qui nous arrive mais une compétence que nous développons !

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :