DANS CETTE HUMANITE DE SAUVAGES ET DE DEVOYES...

Publié le 22 Octobre 2014

 «Qu’agir, aimer et souffrir, c’est vivre en effet mais c’est vivre dans la mesure où c’est être transparent et accepter son destin comme le reflet universel d’un arc-en-ciel de joies et de passions ».
 «Qu’agir, aimer et souffrir, c’est vivre en effet mais c’est vivre dans la mesure où c’est être transparent et accepter son destin comme le reflet universel d’un arc-en-ciel de joies et de passions ».
 «Qu’agir, aimer et souffrir, c’est vivre en effet mais c’est vivre dans la mesure où c’est être transparent et accepter son destin comme le reflet universel d’un arc-en-ciel de joies et de passions ».

«Qu’agir, aimer et souffrir, c’est vivre en effet mais c’est vivre dans la mesure où c’est être transparent et accepter son destin comme le reflet universel d’un arc-en-ciel de joies et de passions ».

DANS CETTE HUMANITE DE SAUVAGES ET DE DEVOYES – OU L’EXCEPTION CONFIRME MALHEUREUSEMENT ET DE PLUS EN SOUVENT LA REGLE – CESSONS DE NOUS JUSTIFIER AU NOM D’UN DIEU THEOLOGIQUEMENT ET ASSUREMENT MISERICORDIEUX POUR EN OUBLIER L’ELEMENTAIRE ET SAINE NOTION D’AMOUR.

DANS CE PERIPLE MEDITATIF SUIVEZ MON REGARD …

Peut-on décemment et sans attenter à une forme de respect, tant notre société est en dérapage de plus en plus incontrôlé, faire allusion au « rayon de feu » que l’on prête à Sainte Thérèse d’Avila ?

Autrement dit, en appeler à l’amour, ce sentiment d’affection aux affectations aussi multiples que variées ?

Le mot parmi les mots pourrait-on dire. Le mot clé.

Sorte de sésame entre ciel et terre. Porteur d’une énergie qui frise la magie en référence aux anciens Perses, adorateurs du feu.

Une manière de rejoindre temporellement Thérèse d’Avila, et spirituellement aussi, Saint Bernard lequel comparait ce feu qui brûle en chacun de nous mais qui n’éclaire pas.

Une dialectique subtile mais révélatrice d’un raisonnement spécifique qui fait de l’Amour en majuscule le tenant et l’aboutissant de toute existence d’avant et surtout d’après. Sinon du moment.

Amour : un terme sinon une inclination vieille comme le monde qui a servi de pierre angulaire à bien des philosophies et religions.

Inspiré originellement du latin, le terme a cette faculté de s’employer aussi bien au masculin qu’au féminin. Un signe, non ?

En somme, recevoir, encore aujourd’hui, les deux genres en son premier sens incline à cette parité tellement difficile à réussir.

Au singulier, l’amour n’est féminin qu’en poésie tout en le restant au pluriel ainsi que dans le langage courant.

LE CŒUR A SES RAISONS …

Et pour aller au summum de l’affectif chrétien, révélateur d’un Dieu Amour, il prend le contre-pied de ceux qui lui préfèrent l’image détestable d’un Dieu Vengeur et parfois Violent.

Suivez mon regard par delà les frontières géopolitiques.

Oui, le cœur a ses raisons … que la raison ne connaitrait pas même si d’aucuns le récusent lorsqu’ils le ramènent à leur niveau personnel à un simple mais pas forcément banal incident de cœur.

Le cœur, précisément et physiologiquement organe conoïde, creux et fibreux, enfermé dans la poitrine, principal agent de la circulation du sang, est bien ce mystérieux moteur indispensable à la vie mais étrangement pas à la vie littéraire, comme l’écrivait, dans une de ses préfaces, Françoise Parturier.

Et l’auteure d’affirmer pour le coup sa préférence pour le politique, le social et le religieux

Estimant, en manière de déduction, que si l’esprit est moraliste, le sexe, en revanche, est métaphysique ou social alors que le cœur est tout simplement poète.

Hier, en dentelles, panache ou redingote et aujourd’hui en blue-jean, de l’amour qui crève en face du non-amour, la complainte moderne du cœur est de tous temps discrète.

Son chant s’accroche aux couleurs du monde surtout quand il meurt faute de nourriture charnelle et refuse les amplificateurs :

« C’est difficile de n’être pas aimé jusqu’à manquer d’en mourir! »

Les étapes de la douleur ne sont pas les mêmes. Pourtant, il est un trait commun à toute époque : toujours l’amour malheureux dessille les yeux. L’esprit n’est plus la dupe du cœur. Et vient le moment où le chagrin d’amour s’envole dans la beauté du monde.

Ainsi, l’art qui transcende la souffrance permet-il de renaître à la vie.

MOI, JE CHANTE L’AMOUR

A la façon de Julien Green considérant que :

« La mort viendra comme un réveil. On m’interrogera comme un voyageur qui vient de loin. Mais je ne me souviendrai de rien, sauf de l’amour ».

Tant il est vrai que le chagrin est consubstantiellement généré par l’amour et, de ce fait, parler du premier, c’est inévitablement parler du deuxième.

De Titus et Bérénice à Roméo et Juliette en passant par Carmen, Traviata et tous ceux et celles qui, au long des siècles, ont avec la même détermination, la même fougue, le même enthousiasme, scellé, littérairement ou musicalement, leur destin, l’amour est assurément et communément enfant de Bohème.

Il est ce « plus » qui ajoute au moins et ce « moins » qui enlève au plus.

Singulière équation cérébrale qui fait de l’amour une affaire de tous et pour tous. Un sentiment à multiples facettes, dispensateur de joies et de peines sans mesures et surtout sans limites sinon celle d’un infini diversement identifié.

Dieu apparaissant, n’en déplaise, comme le dénominateur commun à cette incommensurable et universelle affection que l’on nomme amour avec réserve, pour les uns, avec éclat, pour les autres.

Mais qui incite aussi à comprendre dans une égale conviction :

«Qu’agir, aimer et souffrir, c’est vivre en effet mais c’est vivre dans la mesure où c’est être transparent et accepter son destin comme le reflet universel d’un arc-en-ciel de joies et de passions ».

« Cantat, amat quod quisque » autrement dit, que chacun chante ce qu’il aime.

Comme Phèdre, de l’amour j’ai toutes les fureurs.

Moi, je chante l’amour. C’est ma façon de ne pas jouer les Pétrone, de ne pas jouer les suicidaires…

Bernard VADON

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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