« Je t’aime moi non plus »

Publié le 10 Octobre 2014

Deux destins mais aussi deux façons d’entrer dans la petite histoire républicaine française...
Deux destins mais aussi deux façons d’entrer dans la petite histoire républicaine française...
Deux destins mais aussi deux façons d’entrer dans la petite histoire républicaine française...
Deux destins mais aussi deux façons d’entrer dans la petite histoire républicaine française...
Deux destins mais aussi deux façons d’entrer dans la petite histoire républicaine française...
Deux destins mais aussi deux façons d’entrer dans la petite histoire républicaine française...
Deux destins mais aussi deux façons d’entrer dans la petite histoire républicaine française...
Deux destins mais aussi deux façons d’entrer dans la petite histoire républicaine française...
Deux destins mais aussi deux façons d’entrer dans la petite histoire républicaine française...
Deux destins mais aussi deux façons d’entrer dans la petite histoire républicaine française...
Deux destins mais aussi deux façons d’entrer dans la petite histoire républicaine française...

Deux destins mais aussi deux façons d’entrer dans la petite histoire républicaine française...

De Brigitte B à Valérie T … mon cœur ne balance pas une seconde quant au choix

Quatre vingt ans pour l’une et un peu moins pour l’autre. Deux destins mais aussi deux façons d’entrer dans la petite histoire républicaine française.

Un terrain public commun.

La différence :

Pour la première, une existence trépidante et riche pour finalement accéder a la notoriété alors qu’il a suffi à la deuxième de fouler le tapis rouge élyséen et de revêtir l’habit de la compagne du titulaire en titre de la fonction suprême via son chemin de cœur, pour être investie de tous les droits visant un jour à dévoiler, non pas ses charmes comme la première, mais ses désillusions sous un titre aussi banal que les révélations qu’il contient et dont tout le monde se fiche :

« Merci pour ce moment » … et qui plus est sans point d’exclamation !

La comparaison des genres s’arrête là.

PHENOMENAL

Vous ne m’en voudrez pas, Valérie, de ne pas avoir été ému par la façon tout à fait singulière dont vous avez jeté en pâture vos insatisfactions diverses et intimes aux affamés de ragots glanés en l’occurrence au plus haut niveau de l’Etat.

Le tirage phénoménal d’un livre que d’aucuns assurent, le plus souvent les yeux dans les yeux, n’avoir pas ouvert est un leurre courant dans le genre. Comme s’il n’était pas, politiquement ou culturellement, correct d’avouer certaines lectures de caniveaux, ce projet littéraire a été concocté dans la plus stricte confidentialité.

Surprise garantie !

Il ne fait pas de doute que le million et quelques centimes d’euros de profit annoncé sont assurément le prix d’une détestable vengeance de comptoir où l’on récolte, parfois et de manière astucieuse, toutes ces brèves pour en faire sinon un long métrage à succès en tout cas un livre dont le contenu ne casse pas trois pattes à un canard.

Quant aux auteurs de talent et singulièrement ceux qui ne verront jamais leurs œuvres orner les gondoles des librairies, ils se consoleront ailleurs en parcourant les décennies de carrière d’une certaine Brigitte Bardot qui aura marqué ce siècle de sa silhouette et de sa moue aussi sublimes qu’inimitables.

Celle que le général De Gaulle tout naturellement séduit invita à confondre son visage avec celui de notre Marianne nationale.

Ce même général qui ne recula pas devant cette comparaison audacieuse entre B.B. et la société Renault génératrices, chacune à leur manière, d’autant de devises pour le pays.

Le président Giscard d’Estaing – qui apporta notamment son concours lors du combat de B.B. en faveur des « blanchons » de la banquise et qui prendrait régulièrement des nouvelles de la star – ne fut pas en reste.

ET DIEU CREA LA FEMME

Au-delà de ses dérapages verbaux et parfois écrits on ne pas reprocher à B.B d’user de la langue de bois comme tant de femmes et d’hommes publics. C’est un fait. Aujourd’hui, volontairement confinée entre sa légendaire Madrague et la Garrigue, son autre havre de bonheur, Brigitte figure au Panthéon de ces êtres d’exception.

Et cela, conformément à un personnage de légende qui ne rallie certes pas tous les suffrages – personne ne fait l’unanimité au pays des faux-semblants – mais qui, outre les railleries de quelques pisse-vinaigres, a donné à la femme son statut de liberté (ne serait-ce qu’au regard de son corps) tout en récusant certes pas toujours adroitement – nul n’est parfait - tout ce qui est inutile, superflu et au bout du compte dérisoire.

Son film-culte « Et Dieu créa la femme » en est une superbe et parfaite illustration.

En somme, la liberté d’exister façon Descartes.

A présent, si elle affirme aujourd’hui et sans sourciller que le septième art ne l’a jamais intéressée c’est quand même bien – ne lui en déplait - le septième art et en l’occurrence quelques films tournés sous la direction des plus grands réalisateurs – de Vadim à G.H. Clouzot en passant par J.L. Godard, et Claude Autant-Lara notamment qui résume en tout premier lieu son film culte « Et Dieu créa la femme » qui résume le pourquoi et le comment de ce destin pas ordinaire.

Une route parsemée de rencontres le moins souvent programmées mais simplement dues à ces hasards que chacun déclinera à sa façon et selon ses convictions mais qui ont contribué à cette existence hors du commun.

Jusqu’aux musiciens et compositeurs réputés qui n’ont pas résisté à sa beauté et à sa sensualité.

De Serge Gainsbourg à Claude Bolling.

« Les cheveux dans le vent » « Bonnie and Clyde » ou « Comics Strip » mais aussi « Harley Davidson » , « La Madrague », « Tu veux ou tu veux pas » : autant de refrains qui stimulent agréablement notre mémoire.

Aujourd’hui, comme tant d’autres la sienne (j’entends sa mémoire) demeure singulière et originale sinon obstinément sourde à certaines critiques. Surtout quand il est question de défendre, au mépris de toute modération de langage, certaines valeurs et principes.

Clap de fin !

ECORCHES VIVANTS !

Jusqu’à ce changement de vie radical, au lendemain du tournage, en 1973 et sous la direction de Nina Campaneez, de « Colinot Trousse-Chemise» alias Francis Huster, son ultime et beau partenaire. Ce jour là, elle annonce renoncer à sa carrière de comédienne pour se consacrer à la défense de la condition animale toutes espèces confondues.

A leur service, elle mettra sa fougue, son enthousiasme, sa passion et toute sa fortune.

Son premier et grand acte de bravoure concernera les « blanchons » de la banquise canadienne où elle se rendra pour stigmatiser avec une rare véhémence ceux qu’elle qualifie, à juste raison, de « bouchers » les associant aux « connes » portant des manteaux justement confectionnés avec les peaux des bébé phoques écorchés vivants.

La photo de la star sur la banquise, serrant dans ses bras un adorable et inoffensif bébé phoque, fera le tour du monde et éveillera les consciences.

Pour Brigitte Bardot le combat ne fait que commencer.

Elle parviendra, au fur et à mesure de ce louable acharnement, à éradiquer tout ce qui contribue pseudo légalement au malheur des animaux sur la planète.

De la captivité des animaux sauvages à la chasse aux phoques en passant par la fourrure, l’hippophagie, le transport des animaux de boucherie, les expérimentations animales, les abus de la chasse et du braconnage, les combats d’animaux – corridas et coqs - , les abandons d’animaux de compagnie et la lutte contre les animaleries, la stérilisation des chiens et chats errants - notamment dans les pays d’Europe de l’Est - et enfin la chasse à la baleine.

Dans cette guerre difficile et récurrente, elle lève de véritables compagnies de combattants bénévoles de plus en plus efficaces et nombreux autres anonymes rassemblés sous la bannière de sa Fondation. Parallèlement, elle prête son concours aux associations de protection animale.

Le jour de ces quatre fois 20 ans qu’elle a discrètement fêtés à Saint-Tropez, les fleurs par milliers qui ont été déposées devant chez elle ou envoyées par les plus célèbres personnalités comme par les plus modestes admirateurs, sont autant de témoignages de reconnaissance sinon d’admiration.

Tout comme cette sortie imprévue sur le port de Saint-Tropez pour saluer l’équipage du bateau écologique portant le nom de « bardot » un sympathique équidé hybride né du croisement d’un étalon et d’une ânesse.

Un touchant hommage à ces admirateurs qu’elle a choisis d’honorer dans son prochain livre : « Mes as de cœur »

Bernard VADON

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

Repost 0