Le ministre de l’Intérieur marocain très en colère !

Publié le 26 Octobre 2014

Une certaine peur ne justifie peut-être pas tous les moyens - notamment dans un pays particulièrement outillé sur le plan sécuritaire - mais il est parfois des assimilations qui agacent.

Explications.

Quelle mouche a donc piqué certains responsables du gouvernement actuel de la France - qui n’est pas représentatif de tous les français démocrates et par atavisme sympathiques frondeurs - pour multiplier, à tout bout de champ, les dérapages en tous genres ?

Et, en l’espèce, ceux qui relèvent d’un certain caractère, précisément sécuritaire, ne sont pas les moins surprenants… et surtout les moins graves.

Cela, va bien au-delà des plus élémentaires et nécessaires mises en garde.

CONSEQUENCES DESASTREUSES

Certes, et pas plus d‘un côté que d’un autre, particulièrement en ces temps singulièrement et mondialement perturbés, personne n’a de leçons à donner ou à recevoir de personne.

Notamment, en matière de sécurité territoriale. Dont acte.

D’autant que les terroristes, en herbe ou pas, n’ont ni foi ni loi.

Aujourd’hui, sur la scène du crime organisé, les chasseurs solitaires, endoctrinés jusqu’aux chevilles, ne font pas dans la dentelle pour punir à leur façon stupide mais finalement dramatique tout ce qui fait obstacle à leur idéologie de café de commerce colportée par les cohortes de djiadistes armés jusqu’aux dents et qui font régner la terreur au nom d’une pseudo croyance en un Dieu en qui - que les choses soient bien claires - nous ne nous reconnaissons pas … et pour cause !

Malheureusement, les conséquences peuvent parfois s’avérer sinon agaçantes pour certains politiques en tout cas désastreuses jusqu’à favoriser des psychoses fabriquées.

Le doute est un redoutable terreau où se cultive les rumeurs en tous genres.

DES LIGNES A NE PAS DEPASSER

Ainsi, et légitimement, chacun entend jouer la carte sécuritaire jusqu’à parfois dépasser les bornes du raisonnable.

Il est vrai que les responsabilités sont telles que la fin sinon la peur justifie des moyens qui engendrent leur contraire dans les résultats.

On le constate dans les situations moindres comme dans les pires.

En fait, plus personne ne distingue les lignes à ne pas dépasser.

On ne peut stocker des chasse-neige en permanence au seul prétexte qu’une fois tous les dix ans les perturbations atmosphériques génèrent sur des autoroutes notamment des catastrophes imprévisibles. On le constate également et tous les jours lors d’inondations exceptionnelles où la responsabilité de l’homme n’est pas systématiquement en cause. Même s’il a aussi sa part d’inconscience dans la façon de gérer le développement humain.

Prévoir c’est déjà guérir, dit-on familièrement, mais dans certaines situations cette appréciation, si elle n’est pas suffisamment mesurée dans sa gravité, peut générer des résultats économiques et touristiques catastrophiques au quotidien.

Les couleurs délimitant les zones à risques en sont des modèles types.

Pour ce responsable politique marocain - et il le fait savoir sèchement - la mise en alerte, même raisonnable, du territoire, au prétexte fallacieux de ce qui se passe chez certains voisins proches, n’est pas toujours justifiée. D’autant que le danger est planétaire et que nul, à ce jour, ne peut se prétendre plus à l’abri que les autres. Des Amériques aux pays nord et sud européens en passant par l’Asie et bien sûr l’Afrique et le Moyen-Orient, le danger est latent. C’est un fait. La différence est dans la gestion et l’appréciation (certes relatives) du risque.

NUL N’EST PARFAIT

Petite satisfaction non déguisée pour ce ministre en charge de la sécurité de du Maroc et soucieux de remettre les pendules à l’heure - Mohammed Hassad pour ne pas le nommer - la fréquentation actuelle et régulière de la clientèle française au Maroc est une réponse sinon un pied de nez aux atermoiements d’une frange politicienne anormalement apeurée ou conduite (on ne veut pas y croire tant ce serait ridicule) par des intentions peu avouables. (1)

Pourtant, au-delà des couacs regrettables et de susceptibilités circonstancielles mieux vaut s’en tenir à une entente qui a toujours été profitable aux deux pays, amis de très longue date, en dépit d’une Histoire mondiale qui a connu, de tous temps, des hauts comme des bas.

La France est un grand pays - le cinquième sur l’échelle économique mondiale … eh,oui ! - et cela pour diverses raisons pour beaucoup louables.

Pourquoi ne pas, légitimement, le reconnaître ?

Cela dit, nul n’est parfait … même pas les français mais la raison doit rester l’axe essentiel dans l’équilibre des relations internationales.

Il faut - et en l’occurrence l’exemple est opportunément significatif - retourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de délivrer un message.

Formons le voeu que nos responsables du moment apprennent à appliquer ce conseil de sagesse en toutes circonstances et dans le cas - aujourd’hui principalement - de situations sensibles.

Tout le monde s’en portera mieux.

Bernard Vadon

(1) En témoigne la concentration exceptionnelle d'automobiles anciennes pour la plupart et de luxe dans le cadre du Rallystory organisé en ce début de semaine à Marrakech.

Cherchez l'erreur pour ce qui relève de la sécurité ... de la même façon, on a pu remarquer cette même semaine une fréquentation touristique notable ... notamment dans le cadre d'événements et congrés particulièrement diversifiés.

Le ministre de l’Intérieur marocain très en colère !
Le ministre de l’Intérieur marocain très en colère !
Le ministre de l’Intérieur marocain très en colère !
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Le ministre de l’Intérieur marocain très en colère !
Le ministre de l’Intérieur marocain très en colère !
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Le ministre de l’Intérieur marocain très en colère !
Le ministre de l’Intérieur marocain très en colère !
Le ministre de l’Intérieur marocain très en colère !

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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