2015 dans les starting-blocks … tous nos vœux !

Publié le 27 Décembre 2014

2015 dans les starting-blocks … tous nos vœux !

Faites la fête … le jeu de mots a fait long feu mais parce qu’il est de circonstance ne nous privons pas d’en user et, à l’occasion exceptionnelle de la célébration prochaine d’une année nouvelle, que les amateurs invétérés de la fête en abusent mais avec discernement. Surtout lorsqu’il s’agit de lever son verre de champagne : avec modération et conduite retour accompagnée !

Cela dit, on ne passe pas tous les jours, d’une année à une autre.

Même si la bagatelle de douze mois d’attente en ce 21ème siècle où les vacances, dites en rondelles, permettent de multiplier, toutes saisons confondues, les départs et autorisent un peu plus d’excès que d’habitude dans la mesure où ils ne gênent pas inconsidérément les autres.

Au nom d’une liberté - rappelons-le encore - qui s’arrête à partir du moment où elle gène les autres.

Affaire de civisme même si, en de telles circonstances, le petit « plus » dans la gaité est un facteur certain d’oubli de ces mille et un petits tracas qui ponctuent, à longueur d’année, le quotidien de chacun.

D’autant qu’ils seront encore légions cette année à traverser le détroit et prendre l’avion pour venir au Maroc, sous un ciel que l’on sait incomparable, vivre en famille ou en séjour hôtelier quelques jours de détente.

2015 dans les starting-blocks … tous nos vœux !
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LE MYTHE MAROCAIN

Destination phare pour les européens : le Maroc et singulièrement Marrakech. Mais aussi - en raison de nouvelles structures autoroutières - Agadir et Essaouira sans oublier les stations et villes du Nord qui proposent, à grands renforts de programmes festifs, ces moments privilégiés où, traditionnellement, on vient recharger ses batteries physiques et mentales au prétexte sympathique de l’an nouveau.

Les maîtres mots de santé et de prospérité ainsi régénérées constituant les références incontournables dans ce florilège de promesses qui n’engagent pas forcément ceux qui les font.

Mais l’intention, en la circonstance, ne vaut-elle pas le geste ?

Le mythe marocain perdure et nul ici ne s’en plaint. Qu’il s’agisse des gens du cru ou de ceux qui ont, depuis longtemps, compris et assimilé les mille et une vicissitudes de ce pays de rêve à seulement un coup d’aile d’avion des capitales européennes.

Le Maroc, mélange subtil et mystérieux où le charme imprègne autant les palais somptueux que les jardins secrets et riches de senteurs. Les médinas populeuses qui portent leurs rumeurs jusqu’aux seuils des hôtels et maisons d’hôtes pour la plupart blottis au cœur d’oasis de verdure. Là, où se mêlent, à l’exemple des parcs anglais, les datura stramonium et autres jasmins, bougainvillées, asparagus, bigaradiers, buissons d’aloès et agaves ou encore les euphorbes aux formes oblongues, les cactus et les ficus benjamina dressés haut dans le ciel, les géraniums aux couleurs chatoyantes et surtout le galant de nuit dont les effluves, irrésistibles et étourdissantes à en mourir de plaisir, imbibent, sous les étoiles, les nuits marocaines. Voilà pour le mystère et la poésie.

CONCURRENCE FEROCE

Comment ne pas évoquer Lyautey « le marocain » lorsqu’il confiait, à propos de la lumière de Marrakech :

« En jouir sensuellement comme d’un parfum, comme d’une caresse ».

Alors, je m’interroge lorsque je découvre la démarche singulière de certains médias, pourtant enracinés dans ce morceau de terre d’Afrique, inviter leurs lecteurs à préférer quelques îles certes célèbres mais pas forcément plus accueillantes et sécurisées.

Pourtant, en ces temps de crise si quelques structures hôtelières marocaines s’efforcent d’accroître le potentiel d’accueil, il en est d’autres qui se contentent de vivre sur leurs acquis et qui, dans une société internationale où la concurrence est féroce mais aussi intelligente, ne semblent pas avoir compris qu’aujourd’hui les places, dans le monde du tourisme et de l’économie, sont de plus en plus chères.

En effet, il ne suffit pas d’attirer les touristes et les résidents – le phénomène a vécu – il faut aujourd’hui mettre en place une véritable plate-forme de réflexion – et non pas de bavardages – et surtout de coordination qui fasse que l’ensemble de l’appareil touristique dans un pays qui en vit essentiellement puisse opérer dans la cohérence mais aussi la transparence. Tous secteurs confondus.

Ce qui - et mes amis marocains me le pardonneront car pour eux je ne suis plus tout à fait un étranger - n’est pas toujours le cas. Particulièrement en ce qui concerne la tenue et l’entretien de certains quartiers-clés. L’accueil aussi et parfois un peu mitigé.

PERENNITE

En conservant sa spécificité, le Maroc doit prendre en compte tout ce qui contribue à sa bonne réputation. De la qualité de son accueil à la compétence de ceux qui, à tous niveaux, ont une part de responsabilité. Même si l’hospitalité toujours exceptionnelle dans les douars reculés rappelle aux découvreurs d’hier une époque malheureusement disparue.

En ces temps difficiles où l’exigence est générale la feuille de route, je le conçois, est compliquée. Il est cependant toujours désagréable d’entendre certains touristes déclarer :

« J’attendais autre chose de ce pays, je n’y reviendrai plus, le Maroc a perdu son âme ! »

Leurs arguments, nous le savons, ne sont pas toujours infondés mais un peu excessifs.

Néanmoins, à l’unique condition d’une prise de conscience générale, le Maroc peut réussir l’autre manche de son défi. Celle de la pérennité.

A ce titre, en ce temps de courtes vacances, prenons le temps nécessaire pour que les lendemains ne chantent pas seulement pour quelques initiés ou privilégiés mais aussi pour l’ensemble du peuple marocain qui, dans sa globalité, le mérite et de ses hôtes restés fidèles pour un grande nombre.

En tout état de cause et pour revenir au temps présent préparons la fin d’une année qui s’achève avec son lot de bonnes et de moins bonnes nouvelles, de catastrophes en tous genres, de proches disparitions éprouvantes mais aussi de moments de bonheur.

Laissons venir un nouvel an que d’aucuns, à tort ou à raison, espèrent traditionnellement meilleur que le précédent.

Rien n’est important demain est un autre jour … une réflexion de circonstance.

En tout cas, acceptons-en l’augure et rendez-vous le premier janvier prochain pour le meilleur et (si possible) pas le pire.

Bernard Vadon

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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