DE CANNES A MARRAKECH...

Publié le 4 Décembre 2014

DE CANNES A MARRAKECH...

Via le septième art, à chacun sa vedette !

Historiquement tout a commencé le 3 septembre 1938 dans la foulée de la Mostra de Venise – Exposition internationale du cinéma – et sous l’impulsion de l’historien Philippe Erlanger qui eut l’idée de créer le Festival du monde libre … si, toutefois, la paix était préservée et en réponse aussi à la décision du jury de la Mostra d’attribuer – au grand dam des Anglais et des Américains et surtout sous la pression de Berlin, le Grand Prix aux « Dieux du Stade » de Leni Riefenstahl.

Malheureusement, dans la foulée des sunlights illuminant l’ancien Palais des Festivals de Cannes en bord de la célèbre Croisette, le premier coup de canon sur l’Europe insouciante préfigura un conflit mondial qui allait durer sept années.

PRESTIGE DE LA FRANCE

La paix revenue, le 20 septembre 1946, le premier Festival de Cannes était inauguré dans une ambiance quelque peu perturbée qui n’atténua en rien ce projet ambitieux dont la pérennité témoigne aujourd’hui d’une importance universelle dans le domaine artistique.

Peu ou pratiquement aucun des grands noms du septième art international n’ont pas gravi les mythiques marches du palais.

Comme me le confiait, il y a quelques années, Philippe Erlanger, on pourrait écrire plusieurs histoires du Festival mais l’histoire des vedettes est autrement spectaculaire que celle des différents incidents diplomatiques qui y sont attachés.

Cela dit, le Festival de Cannes, avec ses nombreuses et diverses manifestations parallèles, a considérablement contribué au prestige de la France et porté l’industrie cinématographique à son plus haut niveau.

CHACUN SES OBJECTIFS

Grâce à quelques transfuges de la rencontre de Cannes et notamment de Daniel Toscan du Plantier, producteur de cinéma et président d’Unifrance aujourd’hui disparu en février 2003, le Festival international du film de Marrakech inauguré en septembre 2001 n’a pas tardé à se faire discrètement mais non sans succès une place solide parmi les grands événements cinématographiques de la planète.

A la disparition de son mari, Mélita Toscan du Plantier - qui fut hôtesse au Festival de Cannes – a repris le flambeau, animée de la volonté de poursuivre l’œuvre de son mari.

Ainsi, au fil des années, le Festival de Marrakech s’affirme t-il dans le domaine éminemment populaire mais aussi artistique et culturel qu’est le cinéma.

Plus qu’une concurrence - chacun ayant ses objectifs, ses moyens et son expérience - les deux manifestations, à des périodes différentes de l’année, suivent leur route avec leur caractéristique propre.

LEGITIMITE INTERNATIONALE

Cannes maintenant son incontestable suprématie confortée par sa durée et une histoire qui, sur le plan anecdotique et historique, n’a pas toujours été un long fleuve tranquille (ce qui en nourrit d’ailleurs son intérêt) … elle connut toutes sortes de manifestations et de contestations par le fait de son aura internationale et Marrakech construisant lentement mais sûrement sa notoriété.

Ainsi, si on a coutume de dire : « On se voit à Cannes ? » la formule s’applique, en des termes similaires de l’autre côté de la Méditerranée, sur l’air cette fois du : « On se voit à Marrakech ? ».

D’autant que le Maroc fut, tout au long de l’histoire du cinéma, une terre de prédilection en matière de sites de tournages.

Ce qui ne retire en rien à sa légitimité internationale. Bien au contraire.

Bernard Vadon.

DE CANNES A MARRAKECH...
DE CANNES A MARRAKECH...
DE CANNES A MARRAKECH...
DE CANNES A MARRAKECH...
DE CANNES A MARRAKECH...
DE CANNES A MARRAKECH...
DE CANNES A MARRAKECH...
DE CANNES A MARRAKECH...
DE CANNES A MARRAKECH...
DE CANNES A MARRAKECH...
DE CANNES A MARRAKECH...

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :