FEMMES, JE VOUS AIME !

Publié le 14 Décembre 2014

La Naissance de Vénus est un tableau majeur de Sandro Botticelli, peint vers 1485 et conservé aux Offices de Florence.
La Naissance de Vénus est un tableau majeur de Sandro Botticelli, peint vers 1485 et conservé aux Offices de Florence.

De tous temps sous toutes ses formes et dans tous ses genres l’art a célébré la femme.

De la « Mater Dolorosa », figure marquante de l’Histoire Sainte à la Mama italienne en passant par les foyers les plus modestes, la femme, même si elle n’a pas toujours été l’égale de l’homme dans le cadre de cette parité - dont notre 21ème siècle souhaiterait bien et à juste titre s’enorgueillir de l’avoir défendu et finalement imposé - reste malgré tout l’icône phare de la société humaine.

Depuis que le monde existe la mère, dans tous les cas de figures, tire admirablement et légitimement son épingle du jeu infernal imposé par la nature du monde tel qu’il est.

Surtout lorsqu’il se nourrit des dérapages inadmissibles de certains individus d’origines diverses et serviteurs d’un machisme intolérable. Un peu comme si ces tristes sires oubliaient que celles qu’ils méprisent et maltraitent - quand ils ne les violentent pas jusqu’à ce parfois mort s’ensuive - pourraient être leur mère.

Histoire de rendre effectivement justice aux femmes courageuses qui contribuent à faire choir les hommes du haut de leur détestable machisme et de leur hautaine suffisance. Et cela, à leur juste et basse valeur !

On pourrait en déduire qu’à ce stade la messe est dite.

Certes, mais au-delà de ces valeurs qui ont pour noms : tolérance, respect et reconnaissance, l’art invite à la synthèse de cet être d’exception, en l’occurrence la femme, sans laquelle la vie ne serait pas. Tout simplement.

FEMMES, JE VOUS AIME !
FEMMES, JE VOUS AIME !
FEMMES, JE VOUS AIME !

INTEGRISME TOUT AZIMUT

Même si l’homme est en ce cas indispensable à la plus élémentaire et naturelle conception, cette participation indispensable à la finalité du puzzle de la vie ne lui donne pas pour autant le droit de vie ou de mort sur son égale.

Certaines cultures génératrices de présumées valeurs totalement obsolètes ont encore la vie dure. L’Afrique – la liste n’est pas exhaustive - est en particulier et à ce titre un sinistre creuset où l’obscurantisme peut encore sévir dans la pratique du mal et de la souffrance envers la femme. Un comble lorsqu’elle se justifie au nom de Dieu !

Suivez mon regard.

Notamment, dans ce qui relève de la naissance hors mariage. Et cela, en dépit de certaines voix qui s’efforcent courageusement – car les risques sont parfois très graves - de transgresser des lois iniques en la matière. La Tunisie, du temps président Habib Bourguiba et avant la France, fut une exception qui confirme encore aujourd’hui la règle car les derniers de la classe sont légions.

L’intégrisme tout azimut a malheureusement de beaux jours devant lui dans une société incohérente qui mélange tout et ne parvient plus à distinguer le mal du bien.

Sans en référer à une anthologie artistique et culturelle de circonstance, il est de fait que les sons, les couleurs, les formes et les mots sont à même de donner la mesure de toute symphonie à la gloire d’un sexe qualifié, à tort, de faible mais qui n’a de cesse de nous rappeler aux réalités d’un quotidien où, malheureusement, le véritable amour a de moins en moins pas sa place.

La célébration de la femme, façon impressionniste, en passant par les différentes tendances picturales, reste en soi un mythe. Et ce n’est pas sans raisons si la femme, dans la plupart des sociétés modernes, se voit de plus en plus investie de hautes responsabilités. Parfois, d’ailleurs, au grand dam de leur alter ego … enfin, de ce qui devrait être, sans conteste, leur alter ego !

COMBAT D’ARRIERE-GARDE

Le statut de mère est la clé de voûte d’une société en perdition mais suffira t-il à réveiller certaines consciences ?

Pas si sûr lorsqu’on constate à quel niveau peut se manifester la haine féroce à l’égard de celles qui osent, de par le monde, transgresser certains tabous culturels ou religieux.

« Femme, je vous aime … » chante l’artiste.

Tout réside dans l’application de cet amour incommensurable – surtout lorsqu’il est maternel - dont une certaine société masculine se moque au seul prétexte de valeurs ridiculement dépassées.

Le monde de la variété comme celui de l’art lyrique sans oublier la kyrielle des écrivains, des peintres et des sculpteurs de tous siècles, s’inspirent à satiété du thème inépuisable de l’amour au féminin.

Il en résulte que la place de la femme, aujourd’hui plus qu’hier et encore plus demain, est essentielle.

D’aucuns s’en défendent encore.

Manifestement, un combat d’arrière-garde mais allez le leur faire comprendre et admettre.

Bernard VADON

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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