Liberté d’expression : les réseaux sociaux ne sont pas en reste. Question d’appréciation.

Publié le 27 Janvier 2015

Liberté d’expression : les réseaux sociaux ne sont pas en reste. Question d’appréciation.

Si tu ne vas pas à la technique et en l’occurrence à l’informatique, il y a aujourd’hui de fortes chances pour qu’elles viennent à toi.

Un nouveau pouvoir dictatorial pernicieux, puissant et sans limites.

Sous différentes formes et autant de moyens.

Il ne se passe guère de jours sans que l’on soit informé – ou désinformé - de la manière la plus efficace ou la plus grave qui soit.

Pour s’en tenir moins gravement à de simples et banales conditions de vie pratique suivez mon regard côté GPS.

Ne parlons pas de la domotique aux possibilités sans fin jusqu’à certains hommes d’églises – restons dans l’anecdotique - qui n’ont rien trouvé de mieux que de bénir leurs ouailles via une application appropriée.

Mais le miracle en l’espèce ne s’arrête pas là et les trentenaires experts en informatique n’ont de cesse de multiplier les « start-up » jusqu’à bousculer les traditions les plus institutionnelles.

FICTION DEPASSEE

Dernière innovation en pointe et parfaitement adaptée au temps présent la carte postale reconditionnée en 3D et qui fixera l’instant et le lieu de villégiature à la grand- mère clouée sur son fauteuil mais les yeux vissés sur la tablette ou le « Smartphone » dernier cri dont ses petits enfants lui ont enseigné le fonctionnement.

Suite à ce procédé – en fait une application astucieuse – les professionnels de la carte postale qui ramaient à trouver un moyen de dynamiser le secteur ont du souci à se faire.

Ils ne sont pas les seuls.

La fiction d’hier, via le cinéma, est aujourd’hui dépassée. Dans tous les domaines et jusqu’à ces machines du futur – aéroplanes et voitures (le drone est déjà un modèle du genre avec résultats parfois inquiétants à l’appui) qui demain se passeront de nos services en direct et qui répondront à un programme de route sciemment codé et préalablement établi.

La voiture sans chauffeur est une réalité.

LA MEILLEURE ET LA PIRE DES CHOSES

L’informatique est devenue l’or virtuel en puissance ainsi qu’une mine de profit pour une génération de spécialistes parfois très jeunes et pas forcément stupides qui ont appris sur le tas à cultiver cette nouvelle richesse.

En monnayant leur savoir et leurs applications ils ont, dans le même temps, accédé au club des millionnaires.

Au cœur de cet eldorado des temps modernes, internet est du même coup devenu la pierre angulaire d’un monde nouveau au contact duquel se nourrit toute une économie nouvelle.

En somme, la connaissance par le nombre.

Les auteurs et créateurs en tous genres y trouvent leur compte.

En effet, ce n’est plus par dizaines et par centaines qu’ils évaluent leur public mais par milliers et centaines de milliers. Une sorte de suffrage universel culturel qui se moque des censeurs patentés des maisons d’éditions et autres concepteurs de la réussite individuelle réunis en conseils ou conclaves passant souvent à côté de l’essentiel et de l’exceptionnel.

Avec, en boucle, cette fameuse liberté d’expression qui fait tant couler d’encre, et de façon intolérable tant de sang, en laissant la parole à qui veut la prendre. Des utilisateurs plus souvent et facilement conduits par la sensibilité et la spontanéité de circonstance que par le discernement et la connaissance.

Qui a dit que la culture c’est ce qui reste lorsqu’on a tout oublié ?

Le problème c’est que souvent il ne reste pas grand-chose de plausible et de sérieux.

Pour exemple (et sans pour autant cracher dans la soupe) : Facebook et autres Twitter … la meilleure et la pire des choses.

Une phrase qu’il me souvient être attribuée à un certain Esope.

Bernard Vadon

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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