SENATEURS FRANÇAIS : L’INSUPPORTABLE REJET DU STATUT DES ANIMAUX !

Publié le 28 Janvier 2015

Nous comptions parmi nos relations un sympathique sénateur qui ne faisait pas dans la dentelle pour se féliciter de sa situation.

En l’occurrence, celle relative à ses réélections successives au sénat après une brillante carrière politique et diplomatique.

Heureux comme un sénateur en pâte n’ayant pas honte de ses émoluments substantiels dont, par décence à l’égard de trop de smicards, chômeurs et autres modestes retraités, nous ne ferons pas état :

« Jusqu’à ma mort, je suis assuré du meilleur mais pas du pire. » assurait-il sans rougir.

Sans états d’âmes en quelque sorte.

Et sans trop de honte pourrait-on ajouter alors même que d’aucuns depuis longtemps se posent la question de l’utilité de cette chambre dite haute où se réfugient la plupart des rejetés du système quand ils ne sont pas simplement les cumulards de ce même système que n’atteint jamais une quelconque limite d’âge.

LA SENSIBILITE DES ANIMAUX

Bref, ceci pour l’anecdote qui devient pour le moins moralement inquiétante lorsqu’elle est imputable à des messieurs présumés responsables, souvent d’un âge certain, et dotés d’un sens singulier de l’analyse humaine et sociale.

Leur récent exploit a concerné la suppression sinon le rejet pur et simple de la disposition du projet de loi relatif à la simplification du droit visant à modifier le statut juridique de l’animal dans le code civil. Pour quelle raison faire compliqué quand c’est simple !

A moins que le refus soit un moyen d’exister sur la scène publique.

Alors qu’il suffit de reconnaître que :

« Les animaux sont doués de sensibilité. Sous réserve des lois qui les protègent, et qu’ils sont soumis au régime des biens corporels. »

Et d’en appeler à une remise en question du droit des biens.

Tout est dit. Circulez, il n’y a rien à voir !

La notion d’êtres vivants (les animaux) doués de sensibilité n’est pas seulement et purement symbolique. Elle est réelle.

En effet, et au-delà du fait que - malheureusement – l’animal est un banal produit de marché qui se vend comme un vulgaire poireau, la notion de sensibilité n’est pas une vue de l’esprit.

Par voie de conséquence, l’animal ne serait donc pas sensible à la souffrance.

Connerie, bien entendu.

Les Français – ils ne sont pas les seuls sur la planète – apprécieront cette méprise, eux qui, de plus en plus, considèrent à juste titre que l’animal fait partie de la famille et qu’à ce titre leurs animaux de compagnie mais aussi les espèces sauvages peuvent manifester de la sensibilité … que d’ailleurs ils reçoivent généralement et naturellement en retour. (en témoignent nos vidéos ci-après)

LA BARBARIE DES HOMMES

Qui suis-je, en effet, pour estimer, en qualité d’humain, que mon chat ou mon chien ou tout autres animaux, n’ont pas droit au statut régissant une société de droit dont le devoir ne se borne pas uniquement à protéger la veuve et l’orphelin ?

Certes, les animaux bénéficient d’une certaine protection … encore heureux dans une société qui s’estime civilisée !

Quoique que certaines pratiques dites culturelles - une manière de les rendre « normales » - ont encore la vie dure. Suivez mon regard !

Il n’empêche que la barbarie des hommes est incommensurable.

Les exemples ne manquent pas en matière de maltraitance et les tortionnaires en puissance n’écopent pas souvent des peines exemplaires qu’ils mériteraient.

Que penser de cette folle interdite de prendre l’avion avec son petit chien et qui l’a tout simplement noyé dans la cuvette des toilettes ! Authentiquement abject.

Le « niet » des sénateurs leur donne encore quelque répit (et presque raison) au-delà – reconnaissons-le – d’une répression parfois trop réservée.

L’animal dépourvu de sensibilité ?

Allons donc, il ne passe guère de jours sans que l’information, qui ne connaît plus de limites, via notamment les réseaux sociaux, ne nous révèle les horreurs perpétrées par nos chers semblables.

Des actes inqualifiables compensés dans le même temps par les actes de bravoure d’animaux souvent d’exception.

Messieurs les sénateurs honorez-vous et indépendamment d’un nouveau passage obligé des textes en question devant les députés, devancez les événements et revisitez votre copie.

Le peuple, et par voie de conséquence vos électeurs potentiels, vous en sauront gré.

Bernard Vadon

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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