AU LOUVRE, LES ARTS ISLAMIQUES : dans le contexte actuel une réponse de gens civilisés aux adeptes de l’obscurantisme et de l’extrémisme.

Publié le 15 Février 2015

AU LOUVRE, LES ARTS ISLAMIQUES : dans le contexte actuel une réponse de gens civilisés aux adeptes de l’obscurantisme et de l’extrémisme.

L’olympisme et les arts – singulièrement la musique dont on dit qu’elle adoucit les mœurs – constituent une réponse aux problèmes générés par le détestable comportement de certains extrémistes et autres fondamentalistes de tous bords. Avec pour détestables têtes d’affiches les djihadistes.

Par les temps qui courent, nous sommes interpelés par cette mouvance qui, sans en rajouter, fait craindre le pire après un début d’année prometteur dans l’horreur.

Réplique aveugle et sourde à des caricatures sinon contestables – n’en déplaise à leurs auteurs – en tout cas déplacé.

Le contexte actuel en témoigne.

Avec une méthode qui fait froid dans le dos les obscurantistes adeptes de Daech poursuivent leur entreprise de destruction quasi massive de tout ce qui touche à la culture universelle quand ce n’est pas à l’art tout court. Avec en prime l’élimination dans le sang de tous ceux qui n’épousent pas leurs idées débiles et d’un autre âge.

Initié il y a quelques années par Jacques Chirac, le département des Arts de l’Islam, au musée du Louvre, est une ode vibrante et riche de 13 siècles d’Histoire de l’art islamique. Trois mille mètres carrés aménagés dans la cour Visconti. Une manière aussi de réponse de gens civilisés à l’obscurantisme et à l’extrémisme.

Rayonnement exceptionnel

L’ensemble de cette structure est couronné par une vaste verrière ondulante dispensant une lumière particulière grâce à l’association de l’or et de l’argent. Une architecture originale baptisée, par ses concepteurs, aile de libellule et pensée pour servir la culture et l’art.

Ce huitième département du prestigieux musée parisien dont la réalisation a coûté prés de cent millions d’euros (pour 57% financés par le mécénat privé mais également par le Maroc, le sultanat d’Oman, le Koweit et l’Azerbaïdjan) permet aujourd’hui de donner toute sa dimension universelle aux arts de l’Islam, de l’Espagne à l’Inde en passant par un grand nombre de pays non musulmans – pas moins de 3 continents – et qui a laissé une empreinte indélébile et imposé un rayonnement exceptionnel.

Une façon aussi de mettre en exergue, au travers de la grande histoire, des témoignages forts quant à la cohabitation pacifique de cultures différentes et de religions fondamentalement proches sinon cousines.

Entre raffinement et ouverture, le savoir est omniprésent et pas seulement dans la découverte de ces œuvres enluminées et rehaussées d’inscriptions en Hébreu. On y admire notamment le baptistère de Saint Louis qui servit à plusieurs rois de France, en l’occurrence, un bassin mamelouk en cuivre et incrustations d’or et d’argent attribué à des artisans syriens ou égyptiens.

Un vœu vital

L’émerveillement est partout de circonstance en ce lieu mythique du Louvre.

De la pyxide d’Al-Mughira en ivoire - un objet taillé puis gravé dans un seul bloc d’ivoire et réalisé à la cour Umayyade d’Espagne pour le prince al-Mughira – à cette lampe à huile zoomorphe d’Iran en passant par ce mur de 12 mètres reconstitué après le réassemblage de prés de 600 zelliges en céramique de facture Ottomane. Entre autres.

Par ailleurs, un arc mamelouk en calcaire qui dormait depuis 123 années dans les caves a retrouvé tout son éclat parmi ces 3000 pièces, dont un porche égyptien du XVème siècle entièrement reconstitué, parfaitement restauré et complétant cette exposition que d’aucuns ne manqueront pas d’aller découvrir si ce n’est déjà fait.

Comment ne pas conclure, au travers du savoir faire de ces artistes, par une invitation à la tolérance et au refus d’une philosophie stérile, intégriste et obscure axée sur la guerre sainte et prônée par quelques poignées de radicaux égarés.

Maintenant, de quoi demain sera-t-il fait ?

L’Afrique, la péninsule arabique et le Proche Orient vont-ils verser dans le terrible creuset d’une violence incontrôlable?

Sans trop d’utopie formons le vœu d’une prise de conscience pour un monde nouveau essentiellement et surtout ouvert aux autres.

Un vœu peut-être pieux mais cependant vital pour le devenir, sans distinction, des hôtes de la planète.

Bernard VADON

AU LOUVRE, LES ARTS ISLAMIQUES : dans le contexte actuel une réponse de gens civilisés aux adeptes de l’obscurantisme et de l’extrémisme.
AU LOUVRE, LES ARTS ISLAMIQUES : dans le contexte actuel une réponse de gens civilisés aux adeptes de l’obscurantisme et de l’extrémisme.
AU LOUVRE, LES ARTS ISLAMIQUES : dans le contexte actuel une réponse de gens civilisés aux adeptes de l’obscurantisme et de l’extrémisme.
AU LOUVRE, LES ARTS ISLAMIQUES : dans le contexte actuel une réponse de gens civilisés aux adeptes de l’obscurantisme et de l’extrémisme.
AU LOUVRE, LES ARTS ISLAMIQUES : dans le contexte actuel une réponse de gens civilisés aux adeptes de l’obscurantisme et de l’extrémisme.

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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