Si Macron (celui de la loi) m’était « compté » ou le mythe de Sysiphe !

Publié le 23 Février 2015

1700 amendements ... c'est lourd!
1700 amendements ... c'est lourd!

Il représente, physiquement et intellectuellement tout ce qu’une mère souhaiterait pour l’une de ses filles quant aux qualités réunies dans l’idéal d’un futur beau fils.

Et qui plus est, un prénom – Emmanuel – dont l’étymologie « Dieu avec nous » est en soi porteuse d’autant de d’espoir et de sécurité par rapport au commun des mortels.

Alléluia !

Une vue de l’esprit qui n’est pas toujours en phase avec la réalité.

A l’épreuve du pouvoir depuis quelques mois et gardien d’un portefeuille ministériel et non des moindres par les temps qui courent ( celui de l’économie), Emmanuel Macron, au delà de la brillance de son propos et pourtant riche d’une formation bancaire affutée sur les marchés financiers ( un secteur professionnel pourtant vomi par François Hollande … on n’est pas à une contradiction prés avec ces gens là ) est bien parti pour nous refaire la version 2015 du mythe de Sisyphe, le fil d’Eole, le Dieu du vent dans la mythologie grecque ( aucune allusion perfide au dieu Hollande … et pourtant ) qui fut condamné, philosophie de l’absurde, à rouler une énorme pierre jusqu’au sommet d’une montagne éternelle.

Césarienne 49-3

La comparaison s’impose pour celui qui passera quand même à la postérité politique en laissant son nom à la énième loi concoctée par les républiques et autres gouvernements successifs. Une « macronette » comme la surnomment quelques méchantes langues.

Ce ne sera malheureusement pas la loi du siècle si l’on en juge par un accouchement difficile ayant nécessité une césarienne de type 49-3.

Faite de bric et de broc, cette loi de circonstance, qui a généré pas moins de 1700 amendements, a beau se parer des atours de la modernité économique et d’avancées sociales, il en reste un goût amer qui nécessitera beaucoup de sucre de la part des sénateurs qui ont encore à la digérer avant son investiture officielle.

Chacun de gauche comme de droite en passant par le centre, se donnant bonne conscience en affirmant agir dans l’intérêt général en dépit de manifestations de mécontentements divers atténués pour certaines professions par quelques retours à la case départ. C’est le cas pour certaines professions libérales.

De Michel Rocard à Jean-Jacques Rousseau

Une volte face assortie de la honte avouée de s’être trompé. Invoquant le fait que seuls les imbéciles ne changent pas d’avis et ceux qui ne font rien ne se trompent pas.

Certes l’excuse est un peu spécieuse pour des gens susceptibles d’avoir les compétences nécessaires pour conduire le bateau – fut-il un pédalo – dont les commandes leur ont été confiées par les urnes.

Michel Rocard n’y va pas par quatre chemins lorsqu’il considère que la démocratie donne à voir principalement les conflits entre les hommes, pour le pouvoir d’abord (ceux que tout pouvoir autoritaire cherche à cacher) et pour le partage de la richesse évaluée en monnaie. Ce qui justement, dans les activités humaines, n’est déclencheur ni de bonheur ni d’enthousiasme, et laisse place si souvent à la tentation de la violence et de l’immoralité.

C’est tout le problème de la démocratie posé en 1762 par J.J Rousseau qui affirmait que s’il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes.

Tout est dit … et nous n’en avons jamais été aussi éloignés.

Bernard Vadon

De Michel Rocard à Jean-Jacques Rousseau en passant par Emmanuel Macron ... cherchez l'erreur.De Michel Rocard à Jean-Jacques Rousseau en passant par Emmanuel Macron ... cherchez l'erreur.De Michel Rocard à Jean-Jacques Rousseau en passant par Emmanuel Macron ... cherchez l'erreur.

De Michel Rocard à Jean-Jacques Rousseau en passant par Emmanuel Macron ... cherchez l'erreur.

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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