Daech : une étrange idée de Dieu et du mal. L’HUMANITE A T-ELLE PERDU LA MEMOIRE OU LES TENTATIONS DIABOLIQUES RECURRENTES.

Publié le 11 Mars 2015

Après Mossoul et Hatra, à qui le tour ?
Après Mossoul et Hatra, à qui le tour ?

Les religions et tout ce qui en découle font aujourd’hui les choux gras de l’armée des pourfendeurs de curés et autres imans ou rabbins. Entre autres représentants de ce qui, depuis la nuit des temps, hantent l’esprit – le bien nommé – de l’homme.

Avec pour leitmotiv la sempiternelle interrogation : Dieu existe t-il et surtout s’il existait (là, on passe prudemment, ou pour se rassurer, au mode de l’imparfait) permettrait-il ces horreurs qui entachent de plus en plus fréquemment notre quotidien.

Les médias se chargeant de grossir sinon de déformer les événements. Avec une prédilection pour le douloureux et l’horreur.

Aujourd’hui, l’Etat islamique – plus communément appelé Daech – est en ligne de mire. Et pour la plus mauvaise cause qui soit.

Il se prévaut d’une population de quelques 10 millions d’individus (pour le plus grand nombre contraints à l’allégeance au risque de passer sous le couperet) ; une formidable (au sens littéral du terme inspirant la crainte) organisation rompue à tous les artifices de la modernité ; un authentique gouvernement et des finances gérées de main de fer par un ministre de tutelle et surtout des fonctionnaires bardés de connaissances héritées, notamment, du régime de Sadam Hussein. Cette organisation étant régie par des règles plus inspirées des méthodes sataniques que de ce Dieu dont elle se réclame et d’un livre sacré dont on peut comprendre qu’ils le lisent à l’envers au sens littéral, à savoir dans la recherche du désordre et de la ruine d’autrui.

Voilà pour la présentation de cet Etat islamique – auquel viennent de s’associer la plupart des autres groupes terroristes soucieux de nourrir une véritable chaîne de la terreur – ramassi d’individus sauvages et grossiers, faisant preuve d’une rare cruauté et dépourvus de toute humanité.

On ne peut ressentir aucun état d’âme envers ces barbares sans (véritable) foi et encore moins de loi et animés d’un rare besoin de réserver la meilleure part au mal.

Puisque pour certains Dieu n’existe pas au nom d’autant d’horreur, il va de soi que l’on peut, à contrario, se poser la question de savoir si de la même façon Satan n’existe pas.

Pourtant, s’il est compliqué de définir la notion de Dieu au travers de notre minable condition humaine, on ne peut nier la réalité d’actes sataniques.

L’anecdote de ces deux rabbins se posant la question de l’existence de Dieu tant la réalité existentielle est impalpable et qui alors même qu’ils s’apprêtent à s’endormir se recommandent mutuellement de ne pas oublier de faire leur prière !

Cette histoire est singulière et révélatrice d’un monde en perte de valeurs et qui se raccroche désespérément à la notion de doute.

Un monde dont on aurait pu croire qu’au fil des siècles, il s’ingénie à privilégier la paix plutôt que la guerre. Et cela, au vu de ces massacres patrimoniaux qui ont tragiquement et depuis le commencement des temps marqué la grande histoire du monde.

Il faut montrer avant d’éradiquer Daech

Pourtant, après les terribles et insupportables images montrant à la face du monde entier le saccage du musée de Mossoul sous le regard impuissant de sa directrice écrasée de douleur face à une telle sauvagerie perpétrée par les malades mentaux de l’état islamique armés de masses et de marteaux piqueurs et réduisant en poussière et gravats les témoins artistiques de l’art assyrien, rien n’a tellement évolué pour mettre un terme à ces folies.

Le musée de Mossoul, la bibliothèque et la mosquée Kheder ont été vandalisés par ces brutes des temps modernes qui souhaitaient, au travers de leur mission faussement divine et destructive, scandaliser le monde et qui n’ont finalement réussi qu’à augmenter la haine que la planète éprouvait déjà à leur égard. Et cela, tant il est vrai que l’instinct satanique n’a malheureusement pas attendu ce siècle pour effacer le temps passé au nom de l’avènement de l’homme nouveau, prétexte bien sûr fallacieux aux pseudos révolutionnaires de bazard.

Le scénario du « mauvais ange » est singulièrement répétitif.

Rappelons-nous le dynamitage, par ces demeurés de Talibans, des Bouddhas de Bâmyans en Afghanistan, persuadés, ces « cons », qu’avant la révélation coranique l’humanité n’existait pas !

Un de mes confrères a pensé, à bon escient, effectuer un retour historique en la matière tout en admettant, comme nous d’ailleurs, que malheureusement on ne fait pas de guerres sans dégâts collatéraux … plus prés de nous, le dernier grand conflit mondial en est un bien triste constat. Combien de trésors sont alors partis en fumée sous les déluges de bombes !

Ces exemples, à nos yeux du moins, ne font qu’ajouter à l’horreur des exactions de Daech – qu’il faut à tout prix montrer pour mieux les éradiquer - et à leur débilité intellectuelle.

Mon confrère, par ailleurs historien et de ce fait encore mieux averti des dérapages de nos prédécesseurs, cite, dans l’ordre, aussi bien l'incendie de la Grande bibliothèque d'Alexandrie, en 47 avant notre ère, du fait de l'offensive de César que la destruction du colosse de Rhodes par les troupes califales d'Othmân Ibn Affân, en 654 de celle-ci ou encore l'acharnement des arbalétriers de Louis XII contre un cheval de craie conçu par Léonard pour les Sforza, en 1499 mais aussi l'explosion de la toiture du Parthénon, transformé en dépôt de poudre par les Ottomans, et pris pour cible par les Vénitiens, en 168.

Sans oublier l'incendie des Tuileries par la Commune de Paris, en 1871 et, dans un cas comme dans l’autre, conséquence fortuite ou volonté délibérée, le bombardement de la cathédrale de Reims par les Allemands, en 1914.

Vous en voulez encore ?

A ce sujet, les destructions programmées, organisées et pensées par des esprits malades et qui sont véritablement la honte du genre humain, ne manquent pas, estime mon confrère qui poursuit :

« J'aurais tendance à mettre aussi de côté les saccages, prémédités ou non, de villes ou de sites historiques: pillage de Rome par les Vandales en 455, ravage de Constantinople par les Croisés en 1204, sac du Palais d'Eté de Pékin par les troupes anglaises et françaises en 1860 (…) Certains de ces massacres patrimoniaux se parent aussi de justifications politiques: on songe évidemment au vandalisme de la Terreur, sous la Révolution française, contre ce qu'on appelait les «insignes de royauté»; ou encore plus près de nous dans le temps, aux cas épouvantables des autodafés de l'Allemagne nazie, des destructions de la Révolution culturelle, lancée par Mao en 1966, et des attaques de Khmers rouges contre des pagodes, entre 1975 et 1979. »

Au paroxysme de cette célébration de la barbarie au nom du fanatisme religieux dont Mossoul est le récent drame de nature culturelle avant d’autres campagnes dévastatrices destinées à gommer ce qui n’entre pas dans la conception idéologique de ces suppôts de Satan, on pourrait ajouter les ravages de la crise iconoclaste, à Byzance, au VIIIe siècle et au IXème et les stigmates de l'iconoclasme – doctrine des iconoclastes - de la Réforme, en Europe et particulièrement en France lors des guerres de Religion. Sans compter avec les enlèvements et les massacres en masse.

Autant en emporte le vent terriblement destructeur de l’Histoire de notre humanité qui semble dotée d’une surdité et autre cécité peu communes.

Hier n’est pas aujourd’hui et aujourd’hui ne sera pas forcément demain. On peut le déplorer amèrement car, en ce cas, il n’y a guère de chance pour que le monde change.

On peut décrier les Ecritures au nom d’un syncrétisme de circonstance sinon d’une philosophie nourrie d’un athéisme très à la mode, il n’empêche que la propension naturelle de l’homme (et de la femme) à être religieux, même inconsciemment et surtout pas à la façon des adeptes de Daech, apparaît, à tort ou à raison, comme un irrépressible sentiment de résistance à ce mal universel qui pollue, insidieusement et à tous niveaux, notre société plus encline à privilégier la notion de succès plutôt que celle du service :

« Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire » diagnostiquait Einstein.

Comprenne qui veut !

Bernard Vadon

La notion du mal n'attend pas le nombre des années ... les adolescents sont initiés au crime ... le calife est saisi d'un véritable delirium tremens pour croire s'approprier le symbole du catholicisme à l'ombre d'une armée de "cons" et de malades mentaux s'attaquant courageusement aux témoignages sans défense du patrimoine mondial !La notion du mal n'attend pas le nombre des années ... les adolescents sont initiés au crime ... le calife est saisi d'un véritable delirium tremens pour croire s'approprier le symbole du catholicisme à l'ombre d'une armée de "cons" et de malades mentaux s'attaquant courageusement aux témoignages sans défense du patrimoine mondial !
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La notion du mal n'attend pas le nombre des années ... les adolescents sont initiés au crime ... le calife est saisi d'un véritable delirium tremens pour croire s'approprier le symbole du catholicisme à l'ombre d'une armée de "cons" et de malades mentaux s'attaquant courageusement aux témoignages sans défense du patrimoine mondial !

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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