LE SOLEIL AVAIT DERNIEREMENT RENDEZ-VOUS AVEC LA LUNE. Oui, mais …

Publié le 23 Mars 2015

En manière d'illustration musicale de circonstance.

L'incomparable puissance de la nature ...L'incomparable puissance de la nature ...L'incomparable puissance de la nature ...
L'incomparable puissance de la nature ...

L'incomparable puissance de la nature ...

Les médias aidant, le dernier rendez-vous (manqué pour beaucoup de curieux en raison de la présence d’un épais plafond nuageux) de la lune avec le soleil et par éclipse interposée, au-delà de la poésie du phénomène, a une fois encore donné la mesure de l’extraordinaire système solaire dans lequel nous évoluons sans trop savoir ce qui, au fond, en motive la merveilleuse, et en même temps effrayante, immensité. La marée du siècle, avec au petit matin et pour décor fantasmagorique le Mont Saint Michel, ajoutait, dans le même temps à l’incomparable puissance de la nature.

L’énigmatique Einstein que j’aime à citer confiait :

« S’il y a quelque chose en moi que l’on puisse appeler « religieux » ce serait alors mon admiration sans bornes pour les structures de l’univers pour autant que notre science puisse le révéler. »

Ajoutant, et c’est à méditer, que la religion et la science ne sont pas opposées l’une à l’autre.

Au-delà des performances scientifiques de tous ordres, qu’il s’agisse de navettes spatiales, de robots posés sur les comètes, d’avions de plusieurs tonnes s’envolant, d’avancées époustouflantes dans le domaine de la chirurgie et celui de la technologie de tous ordres, nous avons le profond sentiment d’une intelligence sans égale et pourtant, nous sommes vite rattrapés, non seulement par une nature qui ne veut pas qu’il soit dit, mais surtout par un fort questionnement existentiel.

Le réchauffement climatique confirmé

Les glaces fondent, les mers montent lentement mais sûrement et de manière pour le moins contraignante - notamment sur la côte aquitaine mais en bien d’autres lieux stratégiques – pour les habitants invités à un prudent repli sinon à la mise en place de barricades naturelles contre des éléments déchaînés qui mettront guère de temps à réduire à néant ces fragiles remparts de pierres et de terre.

Les cyclones et les tempêtes, accompagnés de tsunamis et autres tremblements de terre d’amplitudes toujours plus importants se multiplient et, paradoxalement, les zones désertiques se développent, générant d’importants mouvements de populations comme au Bangladesh, aux Philippines et récemment dans les îles Vanuatu avec les ravages du trop célèbre cyclone Pam.

En cette prochaine fin d’année, Paris accueillera de nombreux responsables et spécialistes invités à à chercher échanger des idées et surtout s’entendre sur les mesures à prendre pour enrayer le réchauffement climatique.

Phénomène naturel ou non, il est de fait que les conséquences sont de tous ordres sur cette planète à laquelle on refuse sa propre vie et surtout sa transformation cyclique et naturelle géologiquement comptée en millions d’années.

L’humain et le progrès ont-ils leur part de responsabilités dans ce que nous désignons trop pudiquement comme étant un dérèglement du système planétaire un peu comme il en serait d’un dérèglement hormonal.

Encore Einstein, avec un humour inimitable et à une époque où le phénomène ne se manifestait pas avec autant d’acuité, affirme combien les préjugés ont la vie dure et font beaucoup de mal.

Précisant sa pensée à savoir:

« Qu’il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé ».

Les savants ont parfois cette faculté d’avoir un long temps d’avance sur les événements.

L’homme reste cependant impuissant face à une nature capable d’un exceptionnel pouvoir de destruction. Et souvent en un temps record.

L’homme est impuissant

Et la bombe atomique me direz-vous ?

Certes, l’énergie pourtant puissante qu’elle dégage est infime par rapport à celle d’un tsunami ou de cyclones générant des vents soufflant à plus de 300 km à l’heure comme ce fut récemment le cas dans les îles ou encore de tremblements de terre et d’éruptions volcaniques tout aussi impressionnants.

Face à de tels déchaînements l’homme est quasiment impuissant.

En revanche, l’accumulation de déchets gazeux qu’il a favorisée, depuis environ deux siècles, dans l’atmosphère, n’a rien de comparable avec les transformations naturelles à l’origine des échelles géologiques que nous connaissons.

Sur ce chapitre, les climato-sceptiques ont dû se rendre à la raison. Notamment, sur preuves difficilement réfutables, émises par l’Académie des Sciences à la suite d’un débat auquel avaient été conviés pas moins de 120 spécialistes et scientifiques. Ces derniers ont conclu que, non seulement le réchauffement climatique est bien réel, mais que l’homme est le principal responsable du phénomène d’effet de serre provoqué par l’envoi humain et massif de CO2 dans l’atmosphère.

Le climat et les océans sont les premiers touchés.

Quant aux variations de l’activité solaire, suite aux relevés d’observations effectuées depuis 1975, elles n’influent pas directement sur le réchauffement.

De la même façon et sans plus de données informatives, les scientifiques, résolument prudents, ne s’aventurent pas trop sur le principe de la formation des nuages et sur l’évolution, encore mystérieuse, des diverses composantes de l’environnement.

Il n’empêche que le doute continue de prévaloir et qu’en conséquence, on doit persister dans l’observation terrestre et spatiale afin d’aller plus avant dans l’investigation car ce qui en résultera aura des conséquences à terme vitales ou fatales pour l’espèce humaine.

Rendez-vous dans moins de vingt ans. Plus que jamais le temps nous est compté.

D’ores et déjà, on sait que l’élévation de la température favorisera des formations orageuses de plus en plus nombreuses et violentes. La fonte des glaces fera monter de 3 millimètres par an le niveau des océans et au printemps, le thermomètre affichera jusqu’à 23 degrés à Paris et 25 degrés dans le sud !

A la manière wagnérienne ce ne sera que le prélude à l’incendie du Walhalla qui éclaire le ciel dans l’évocation mythique du crépuscule des dieux et la marche funèbre de Siegfried… que je vous invite, en manière d’illustration musicale de circonstance, à écouter ci-dessous grâce à la pièce ci-jointe.

Bernard VADON

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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