BRITISH STORY … IT’S A GIRL !

Publié le 2 Mai 2015

Le Palais de Buckingham : mythique et spectaculaire.
Le Palais de Buckingham : mythique et spectaculaire.

Ne lésinons pas sur les mots …

Planétaire, on vous dit, l’événement est planétaire !

Au point d’avoir mobilisé, des jours durant, l’arsenal médiatique international.

Et pour ajouter au suspense et faire monter la température, le secret du sexe du nouveau né a été jalousement préservé.

Peut-être pas pour les heureux parents dont on confie que la jolie et jeune maman aurait promené son auguste silhouette dans les allées de quelques magasins spécialisés, jetant parfois un œil plus qu’intéressé à la layette de couleur rose.

Vous me suivez ?

En temps réel

Au 21e siècle, difficile d’imaginer un couple fut-il royal (et la cour d’Angleterre est dans le genre un maillon fort) ne passe pas toujours pour un exemple de comportement aristocratique au sens noble du terme.

Voir entre autres - les frasques de Harry, le jeune frère du prince William.

Passons sur d’autres précédents plus anciens.

Bref, à la limite on s’en fiche, et l’essentiel, dans un monde pourtant chahuté et cette fois dans tous les sens du terme et dans tous les domaines, c’est du temps réel qu’il s’agit :

Un monde où des hommes et des femmes, en recherche de liberté, traversent les mers et le plus souvent s’y noient en grand nombre.

Un monde où d’autres hommes (qualifions-les plutôt de barbares d’un autre siècle) s’exercent à des jeux de massacre odieux.

Un monde où l’injustice est une détestable et parfois gravissime habitude lorsqu’elle se termine devant un peloton d’exécution … suivez encore, mon regard horrifié.

Un monde dévoyé dans lequel de nombreux pays font de la corruption une institution reconnue.

Un monde irrespectueux d’une nature pourtant généreuse dans laquelle la flore et la faune sont méprisées et torturées.

Un monde où l’argent est autrement royal et s’instaure comme un passe-droit détestable.

Un monde dans lequel, certains offrent, de la politique, une image d’une hypocrisie rare.

Un monde où les donneurs de leçons sont les plus dangereux.

Un monde où, trop rarement, l’exception confirme la règle au travers d’hommes et de femmes peu nombreux mais non moins respectables au sein d’une société qui ne l’est pas du tout.

Un monde dans lequel on s’enivre de tout et de rien.

Qu’importe le flacon …

Dans ce carnage sociétal, on s’attarde non sans une aimable curiosité sur ces phénomènes de société qui ont traversé les siècles avec leurs traditions parfois immuables.

Parmi ces îlots hors du temps et quasi imperméables aux réalités du moment, la cour d’Angleterre entretient le mythe d’un « royalement vôtre » bien tempéré au risque parfois d’être totalement décalé.

Mais qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse, dirait Alfred de Musset.

Son Altesse royale, la duchesse de Cambridge autrement nommée, en langage roturier, Kate Middleton et William, son prince charmant au look de mari idéal, plusieurs jours et heures durant, on fait le « buzz » … pour rester dans la note anglo-saxonne du temps présent.

A présent, le second acte de cette opérette amusante (car, enfin, le sort du monde n’est heureusement pas dépendant de cet événement, fut-il touchant) est engagé avec le prénom qui sera donné à cette princesse, quatrième dans la liste régnante.

Charlotte, Elisabeth ou encore Victoria et Alexandra, Alice et même Diana, les paris vont déjà bon train… et la cagnotte grossit … car l’argent ainsi joué ne perd jamais son importance dans cette nation pas tout à fait comme les autres qui a fait de William Shakespeare une sorte de phare éminemment culturel.

Hamlet, à ce titre, n’est jamais loin avec son légendaire :

« to be or not to be : that is the question. »

Ce qu’on cite moins souvent, c’est la suite du monologue :

« Y a t-il plus de noblesse d’âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante, ou bien à s’armer contre une mer de douleurs et à l’arrêter par une révolte ? »

Que reste t-il ?

La jeune princesse, eu égard son statut royal qui se doit fort opportunément d’exister grâce à une sorte de démocratie intelligente, ne devrait retirer que des avantages de sa naissance privilégiée.

Tout le monde ne sort pas si facilement de la cuisse de Jupiter …

Après de subtiles et savantes circonvolutions généalogiques, votre serviteur n’est-il pas non sans étonnement remonté dans le temps familial jusqu’à Saint Louis Roi de France par Elonor Sutton de Clonard ?

Eh, oui. Je vois d’ici vos mines interrogatives et perplexes. Et pourtant …

Que reste t-il de nos amours ?

Charles Trénet - en auteur d’exception - mais aussi Stacey Kent, Patrick Bruel, Laurent Voulzy, Alain Bashung et Françoise Hardy l’ont chanté non sans talent :

« De ma jeunesse

Que reste t-il des billets doux,

Des mois d’avril, des rendez-vous

Un souvenir qui me poursuit

Sans cesse. »

Un jour viendra où, comme ses parents, la princesse, qui attend encore son prénom royal, se posera la question en forme de ballade nostalgique …

Quant à notre terre, elle ne s’arrêtera pas pour autant de tourner, indifférente aux frivolités humaines.

Bernard VADON

Le petit prince Georges :  presque deux ans; la reine Elisabeth : égale à elle-même et facétieuse; William et Kate : ils sont beaux, jeunes et modernes.
Le petit prince Georges :  presque deux ans; la reine Elisabeth : égale à elle-même et facétieuse; William et Kate : ils sont beaux, jeunes et modernes.
Le petit prince Georges :  presque deux ans; la reine Elisabeth : égale à elle-même et facétieuse; William et Kate : ils sont beaux, jeunes et modernes.

Le petit prince Georges : presque deux ans; la reine Elisabeth : égale à elle-même et facétieuse; William et Kate : ils sont beaux, jeunes et modernes.

Charles Trenet : Hier, aujourd'hui et demain : une ballade de tous temps ...

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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