Leur progression est de en plus inquiétante IL NE FAUT PAS LAISSER LES BARBARES DE DAECH SACRIFIER PALMYRE !

Publié le 21 Mai 2015

Splendeur des ruines ...
Splendeur des ruines ...

Ce n’est certainement pas au nom de Dieu – ce qui serait faire acte d’une curieuse spiritualité – que les adeptes d’un Etat islamique poursuivent leur entreprise de mort et de destruction à l’exemple des hordes barbares emmenées par Attila, le Roi des Huns, en l’an 400, et auxquels incomba la chute de Rome et la fin de l’Empire d’Occident. Tiens, tiens étrange similitude quant à la finalité !

Ce même Attila qui hérita du surnom de fléau de Dieu, terme choisi par Saint Augustin pour désigner Alaric en 410.

Les hagiographies – particulièrement chrétiennes – ne sont pas flatteuses pour Attila, ce guerrier redoutable, qui s’exclamait sans complexe :

« Là, où passe mon cheval, l’herbe ne repousse pas. »

Son règne a d’ailleurs largement nourri l’inspiration des artistes, peintres, musiciens et écrivains.

Pour leur part, les barbares islamistes, coupeurs de têtes et autres horreurs innommables de Daech, ne bénéficieront pas de la même notoriété.

Sinon, celle de rester dans l’histoire du monde comme les représentants d’une secte diabolique sans précédent.

Plus prosaïquement, des cons infiniment dangereux passés maîtres dans l’art de détruire systématiquement et sans états d’âme.

Palmyre : un théâtre architectural en péril.

Somptueuse et unique oasis du désert de Syrie, au nord-est de Damas, Palmyre – qui aurait été construite, comme cela est stipulé dans la Bible, par le Roi Salomon - est aujourd’hui dans l’escarcelle des djihadistes de Daech qui viennent de se l’approprier à coups de lance-roquettes et autres instruments de destruction massive.

Hermétiquement fermés aux trésors patrimoniaux qui forment le socle de toutes civilisations, ces obscurantistes patentés volent les champs de gaz et de pétrole (pour l’argent) et font table rase de tout ce qui, à leurs yeux, est représentatif du génie humain.

Ainsi, à son tour, Palmyre est au bord de la catastrophe avec, notamment, la disparition programmée de son patrimoine et de ses ruines monumentales rappelant qu’elle fut l'un des plus importants foyers culturels du monde antique.

Il est donc temps de reconquérir ce véritable théâtre architectural, foyer de plusieurs civilisations qui s’y croisèrent.

Dans les archives royales de Mari, au IIe millénaire av. J.-C., Palmyre était une oasis caravanière établie avant d’être placée sous contrôle romain dans la première moitié du Ier siècle et rattachée à la province romaine de Syrie.

Elle devint peu à peu une cité prospère sur la route commerçante reliant la Perse, l'Inde et la Chine à l'Empire romain, au carrefour de plusieurs civilisations du monde antique. Voilà pour le volet historique.

Aujourd’hui, stratégiquement parlant, l’Iran est à portée de missiles avec de nouvelles conséquences graves mais le monde occidental ne semble pas tant se formaliser de cette progression de Daech.

Splendeur des ruines

Côté faste : longue de 1100 m, la grande colonnade détermine l'axe monumental de la ville qui, avec d'autres rues secondaires perpendiculaires également bordées de colonnes, relie les principaux monuments publics dont le temple de Bël, le Camp de Dioclétien, l'Agora, le Théâtre ainsi que d'autres temples et des quartiers d'habitations.

L'ornementation architecturale typique de la sculpture funéraire associe les formes de l'art gréco-romain à des éléments autochtones et à des influences perses dans un style profondément original que rappellent, en dehors de l'enceinte fortifiée, les vestiges d'un aqueduc romain et d'immenses nécropoles

La splendeur des ruines de Palmyre qui se dressent encore – mais pour combien de temps - dans le désert syrien au nord-est de Damas, témoigne de la configuration esthétique unique d'une oasis caravanière prospère, tour à tour indépendante et soumise à Rome du Ier au IIIe siècle.

L’art palmyrénien

La reconnaissance de la splendeur des ruines de Palmyre par des voyageurs aux XVIIe et XVIIIe siècles eut une influence décisive sur le renouveau ultérieur des styles d'architecture classique et de l'urbanisme en Occident.

En particulier, cette fameuse grande colonnade monumentale, ouverte au centre et flanquée de bas-côtés couverts.

Par ailleurs, les principaux monuments publics, illustrent de manière exceptionnelle l'architecture et la configuration des villes à l'apogée de l'expansion de Rome et de son engagement en Orient.

Le grand temple de Bël est considéré comme l'un des plus importants monuments religieux du Ier siècle en Orient par sa conception unique.

Notamment, par le traitement de la sculpture et de la gravure de l'arc monumental par lequel on pénètre dans la cité, depuis le grand temple qui témoigne de l'art palmyrénien.

Enfin, les impressionnants monuments funéraires situés en dehors de l'enceinte fortifiée, dans la Vallée des Tombeaux, attestent de méthodes de décoration et de construction d’exception.

Autant de bonnes et fortes raisons de ne pas laisser Palmyre entre les mains sales des forcenés de Daech !

Bernard VADON

Il ne faut pas laisser Palmyre entre les mains sales des forcenés de DaechIl ne faut pas laisser Palmyre entre les mains sales des forcenés de DaechIl ne faut pas laisser Palmyre entre les mains sales des forcenés de Daech

Il ne faut pas laisser Palmyre entre les mains sales des forcenés de Daech

Rédigé par Bernard Vadon

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