Couvrez ce … saint que je ne saurais voir !

Publié le 29 Juin 2015

Où est passé le saint du jour ?
Où est passé le saint du jour ?

La nouvelle fait le « buzz » sur le net et par la grâce de quelques amis, j’ai découvert l’objet de leurs légitimes ressentiments. Une fois de plus on marche sur la tête.

En effet, on en parle depuis quelque temps. Les réseaux sociaux se prêtant non sans délectation à ces annonces pour le moins défrisantes pour certains et scandaleuses pour le plus grand nombre.

Qui plus est, si l’on mène à terme cet étrange et détestable projet de gommer tout ce qui peut avoir une banale – parce qu’entrée dans les mœurs – connotation religieuse, on portera un coup fatal à l’Histoire et surtout à la culture française.

Déjà, avec la mise au placard sinon leur relégation en églises, mosquées ou autres synagogues, de tous les signes révélateurs d’une appartenance religieuse, on restait dans une sorte de régulation de la simple reconnaissance d’une croyance. Essentiellement dans certains lieux publics, écoles et collèges notamment.

La pilule est plus ou moins bien passée. Je dirais plutôt mal.

Une rare hypocrisie

Aujourd’hui, le poids de cet abandon programmé de nos racines les plus anciennes pour ne pas dire plus justement chrétiennes, n’en déplaise aux libertins de l’esprit et autres libres penseurs et athées, devient de plus en plus pesant et insupportable moralement.

A se demander où ces masturbateurs d’un nouvel ordre moral veulent nous mener.

Au nom d’une fallacieuse, prétendue et sacro-sainte laïcité dont le but devrait au contraire permettre l’instauration d’une véritable liberté de pensée et de penser, ils favorisent vicieusement et avec une rare hypocrisie l’instauration d’une société asservie.

Soumise pourrait-on dire en référence à cette autre religion dont certains adeptes n’ont finalement rien demandé mais qui d’une façon subliminale se voient imposer à leur insu une autre façon de penser.

Après l’idée pour le moins saugrenue, et en tout cas fort mal présentée, du recteur de la mosquée de Paris prônant l’ouverture de certaines églises à la pratique musulmane, le processus mental ubuesque est atteint allègrement.

En terme d’anecdote, pour résider dans un pays musulman, régulièrement et depuis des années, je n’ai pu qu’une seule fois fouler la pierre de ce lieu sacré grâce à la complicité d’un brave pharmacien de mes amis qui m’invita à y faire, en catimini, ma prière dominicale.

Pour ce qui est de la parité religieuse, nos amis musulmans ont encore du chemin à parcourir. Certains lieux et passages interdits aux non-musulmans ne sont pas rares en certaines villes.

Contexte dangereux

En revanche, nos églises sont ouvertes à tous et constituent des espaces neutres où les hôtes, quelle que soit leur appartenance religieuse ou ethnique, sont naturellement protégés.

Comme le faisait remarquer un ecclésiastique, il vaut finalement mieux que les églises non utilisées restent des lieux de prière ouverts à d’autres cultes plutôt que de les voir transformées en restaurants ou en boîtes de nuit.

Certes, mais le contexte actuel est dangereux quant à ce genre d’initiative.

De plus, on ne se contenterait pas d’occuper un espace mais tout ce qui fera référence à la croyance chrétienne, notamment les vitraux, les fresques, les tableaux et la statuaire, devront disparaître. Un exemple récent s’est produit après le prêt d’une de leur chapelle par une congrégation de sœurs curieusement et spirituellement payées de leur générosité et de leur sens d’ouverture aux autres confessions en l’occurrence musulmane.

Et comme si cette manière de progressisme cultuel entretenu par nos gouvernants actuels - que la spiritualité n’étouffe pas - n’était pas suffisante pour exacerber les passions, ils en auraient remis une couche dans cette forme d’anticléricalisme primaire.

Notamment, dans ce domaine cultuel auquel les français sont sensibles même si la plupart d’entre eux ne sont pas forcément pratiquants, comme s’en confesse une de mes amies.

Les traditions ne sont en effet pas une vaine vue de l’esprit.

On vient d’en juger avec la récente décision imbécile du maire du Lavandou dans le Var – il est depuis revenu à la raison sous la pression publique – de supprimer une messe célébrée depuis toujours sur la place du jeu de boules.

Prétexte stupéfiant : il ne fallait pas vexer les musulmans du coin … qui, pourtant et parait-il, n’en demandaient pas tant.

Allez proposer aux tropéziens de renoncer à leurs anciennes et sympathiques traditions autour de leur saint patron !

Antenne 2 gomme les saints du calendrier

Nos libres penseurs ne désarment pas qui nourriraient l’idée fantaisiste de supprimer tout ce qui fait référence aux saints.

L’alerte s’est confirmée à la télévision sur Antenne2 où la présentation du calendrier suivant la météo comporte toujours le prénom du jour mais qui n’est effectivement plus précédé du qualificatif de saint. Vous ne rêvez pas et moi non plus. La déchristianisation est en marche.

Inutile de dire au-delà de cette stupidité qui dénote du QI d’exception de nos gouvernants et de celui de leurs non moins stupides conseillers, que la rigolade (jaune) est totale.

Imaginons une scène courante au restaurant où l’on vous suggèrerait ce menu amputé du qualificatif saint :

Après vos (saint) Jacques arrosées d’un (saint) Emilion ou d’un (saint) Mont avant la dégustation d’un (saint) Nectaire, d’un (saint) Marcellin ou d’un (saint) Paulin.

Quant au dessert, vous vous en passerez car les religieuses en chocolat, les pets de nonne, les sacristains et autres prêlats auront disparu de la carte.

Si le ridicule ne tue plus, il a encore de beaux jours devant lui laissant au diable, avec ses apprêts ou son poulet sauté (le nom consacré de ces plats) le soin de s’essuyer les mains avec les serviettes montées en bonnets d’évêque, car enfin débarrassé de ces saints un peu trop envahissants à son goût.

Je plaisante bien sûr mais pas tant que cela lorsque j’apprends, dans la foulée, que plus de 4000 communes sur les 97.592 que compte notre territoire, risquent de devoir modifier leurs signalétique en supprimant purement et simplement le nom du … saint qui leur est assigné et que cet Etat-Con ne veut plus voir parce que dépendant d’une idéologie déconnectée de la réalité.

Le règne des Tartuffe new-wave est engagé … et Molière tout comme Saint-Louis, qui a donné son nom royal à une commune du Haut-Rhin mais aussi à tant de lieux mythiques, doivent bien rigoler de là où ils se trouvent.

Ce qui n’est pas notre cas.

Bernard Vadon

De Notre Dame de Paris (qu'ils ne s'approprieront pas ... foi de chrétien) à Sainte Sophie à Istanbul aujourd'hui transformée en musée après avoir été une église chrétienne puis une mosquée en passant par le site de Saint Emilion et le patrimoine fromager sanctifié, défendu à Cannes (06) par la non moins célèbrissime famille CeneriDe Notre Dame de Paris (qu'ils ne s'approprieront pas ... foi de chrétien) à Sainte Sophie à Istanbul aujourd'hui transformée en musée après avoir été une église chrétienne puis une mosquée en passant par le site de Saint Emilion et le patrimoine fromager sanctifié, défendu à Cannes (06) par la non moins célèbrissime famille CeneriDe Notre Dame de Paris (qu'ils ne s'approprieront pas ... foi de chrétien) à Sainte Sophie à Istanbul aujourd'hui transformée en musée après avoir été une église chrétienne puis une mosquée en passant par le site de Saint Emilion et le patrimoine fromager sanctifié, défendu à Cannes (06) par la non moins célèbrissime famille Ceneri
De Notre Dame de Paris (qu'ils ne s'approprieront pas ... foi de chrétien) à Sainte Sophie à Istanbul aujourd'hui transformée en musée après avoir été une église chrétienne puis une mosquée en passant par le site de Saint Emilion et le patrimoine fromager sanctifié, défendu à Cannes (06) par la non moins célèbrissime famille CeneriDe Notre Dame de Paris (qu'ils ne s'approprieront pas ... foi de chrétien) à Sainte Sophie à Istanbul aujourd'hui transformée en musée après avoir été une église chrétienne puis une mosquée en passant par le site de Saint Emilion et le patrimoine fromager sanctifié, défendu à Cannes (06) par la non moins célèbrissime famille Ceneri

De Notre Dame de Paris (qu'ils ne s'approprieront pas ... foi de chrétien) à Sainte Sophie à Istanbul aujourd'hui transformée en musée après avoir été une église chrétienne puis une mosquée en passant par le site de Saint Emilion et le patrimoine fromager sanctifié, défendu à Cannes (06) par la non moins célèbrissime famille Ceneri

Rien à voir et pourtant l'anatomie rejoint dans le ridicule cette étrange intention de porter atteinte à nos plus précieuses racines. Au nom de quoi ...Mon Dieu ?

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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