Du côté de chez Daech : Cessons l’angélisme !

Publié le 2 Juin 2015

A l'école de l'horreur.
A l'école de l'horreur.

Suite à ce modeste blog, les réactions sont nombreuses et souvent fondées alors même que nous tentons, parfois et avec l’énergie du désespoir, de faire jaillir une étincelle d’espoir dans cet inquiétant brûlot islamique opérant et progressant pas si loin d’une Europe - particulièrement son gouvernement - qui se perd en conjectures et en palabres vaines sur le, ou les, moyens de porter un coup fatal aux détraqués de Daech. Ne parlons pas de ce « machin »nommé O.N.U.

Et cela, dans le sillage des Etats Unis, les plus mauvais acteurs de la coalition, mais qui ont encore cet avantage de se trouver à des milliers de kilomètres du conflit. Donc, des risques mesurés quant à recevoir quelques missiles perdus sur le nez.

Il y a également ceux qui se confinent dans une résignation regrettable ou ceux qui bénéficient de ce bonheur inconditionnel, qui inspirait à Bertolt Brecht cette réflexion :

« Heureux les peuples qui n’ont pas besoin de héros. »

Résister

Dans ce monde imbécile et pourri qui entend se donner bonne conscience en tournant le dos à certaines réalités.

Dans ce monde qui renvoie avec désinvolture Dieu et toute la kyrielle des principes et valeurs aux oubliettes.

Dans ce monde asservi, qu’il le veuille ou non, à la loi inflexible et sans pitié de l’argent.

L’argent roi et non pas Dieu car ce serait une insulte à cette entité qui est censée nous aimer et nous protéger.

Avec l’argent et ceux qui le servent, c’est une autre loi : celle du pouvoir assassin en col blanc ou avec le couteau entre les dents.

Opportunité, coïncidence ? Je dirais plutôt providence qui nous fait, aujourd’hui, honorer des êtres d’exception, ceux qui, selon le philosophe Michel Onfray :

«De Diogène à Camus, ont refusé de s’incliner. »

Et qui ajoute : »

« Résister, c’est dire non dans un monde où tout nous invite à dire oui. »

Tout est dit. Ou presque. Si ce n’était cette incohérence qui caractérise le comportement des nations qualifiées de « grandes », inquiètes lorsque se manifeste le souffle du boulet.

Aujourd’hui

Aujourd’hui, en France, le Panthéon a ouvert, une nouvelle fois, ses portes pour accueillir et célébrer la mémoire de ces héros - et quels héros ! - qui ont répondu par un non courageux et déterminé à la désolation et à la terreur des envahisseurs nazis.

Saurons-nous, et surtout la clique des « blablateurs » qui nous gouvernent, sauront-ils à leur tour se réveiller et vibrer au rythme de ce beau texte de Robert Desnos :

«Car ces coeurs qui haïssaient la guerre battaient pour la liberté au rythme même des saisons et des marées, du jour et de la nuit. »

Aujourd’hui, sur la place Saint Pierre de Rome, un pape de terrain, dans la continuité politique de son prédécesseur – qui incitait à ne pas avoir peur - canonise et béatifie des êtres d’autant d’exception qui avaient une haute idée du respect des autres en sa signification la plus large.

Tous n’étaient pas des résignés mais des combattants pour la paix sous toutes ses formes, s’insurgeant courageusement contre la pauvreté des corps et celle des cœurs.

Hier, les nazis et autres pourfendeurs des droits humains les plus élémentaires; aujourd’hui, un épouvantable et abject courant islamique qui s’est constitué en Etat pour mieux affirmer son pouvoir destructeur et diabolique.

Mais tous ont le même et ignoble objectif qui, aujourd’hui plus qu’hier, n’a pour obstacle qu’une incapacité manifeste et, sous jacent, cet autre et tout aussi terrible pouvoir conditionné par l’argent. Les Etats souverains du golfe, notamment, n’étant pas les derniers concernés et les premiers à craindre pour leur sécurité et surtout leurs comptes en banque.

L’arsenal de la haine et de la terreur constitue les tenants et les aboutissants de ce diabolique Daech avec, pour comble d’horreur, l’enrôlement et l’endoctrinement des enfants qui sont initiés à la plus extrême des barbaries, au crime et à l’éradication du genre humain …occidental et chrétiens de préférence.

Nul doute que les véritables acteurs de ces lendemains qui ne sont pas appelés à chanter ont du souci à se faire dans ce contexte de haine farouche et aveugle, d’obscurantisme le plus total, de triste philosophie du néant.

Lamentable

Concernant Palmyre - m’écrit un de mes lecteurs - je trouve la position de l'Occident assez lamentable :

« Dans l'euphorie du "printemps arabe", on a voulu éliminer le docteur Assad et du même coup on a armé les rebelles auxquels se sont mêlés bon nombre d'islamistes au point d’être aujourd’hui majoritaires.

A l'époque, notre "va t- en guerre" de président voulait intervenir pour chasser Bachar El Assad. Mais en bon « toutou », il s'était rangé derrière les Américains heureusement plus avisés que pendant la période Bush.

« Bien leur en a pris.

Il faut dire que le précédent libyen a dû les faire réfléchir.

« Je me rends souvent au Liban. Là- bas, une importante majorité de Chrétiens, voire des libanais en général, même s'ils ont particulièrement souffert des exactions de la famille Assad, estiment que, pour le moment en tout cas, Bachar El Assad, doit rester en place.

« En qualité de voisins de la Syrie, ils savent, pour beaucoup, comme d’ailleurs certains grands stratèges, de quoi ils parlent.

Ils ressentent notamment combien la Syrie, avec son Président, (qui, soit dit en passant, a toujours défendu les minorités syriennes) fait un peu office de rempart contre l'islamisation du Moyen Orient.

A ce propos, Jean d'Ormesson aurait dit :

" Nous ne pouvons pas imposer la démocratie à ceux qui n’en veulent pas".

« Je pense que les occidentaux assimilent mal la culture arabe qui s'organise autour du "Chef" tout puissant : de Saddam Hussein, à Assad père et fils en passant par Moubarak, Kadhafi, Ben Ali, Bouteflika, le Shah puis le Chef suprême, etc.

Certes, pas tous au même degré, mais on en reste pas moins proche du "dictateur".

« Maintenant, l'Occident se lamente sur l'éventuelle perte de Palmyre et la montée de l'islamisme le plus dur.

Cessons l'angélisme" et aidons plutôt la Syrie à redevenir un Etat en assistant si besoin Bachar El Assad.

« Nos diplomates internationaux sauront bien l'écarter lorsque le moment sera venu. Ils ont toujours, et très bien, su le faire.

C’est en tout cas mon sentiment et il rejoint celui de bon nombre d’analystes et de politologues, conclut mon lecteur. »

Bernard VADON

Pendant qu'entre l'ONU et le Parlement Européen - notamment - on tire des plans sur la comète, la baby génération islamique estampillée Daech s'initie à la barbarie. Intolérable ! !Pendant qu'entre l'ONU et le Parlement Européen - notamment - on tire des plans sur la comète, la baby génération islamique estampillée Daech s'initie à la barbarie. Intolérable ! !
Pendant qu'entre l'ONU et le Parlement Européen - notamment - on tire des plans sur la comète, la baby génération islamique estampillée Daech s'initie à la barbarie. Intolérable ! !Pendant qu'entre l'ONU et le Parlement Européen - notamment - on tire des plans sur la comète, la baby génération islamique estampillée Daech s'initie à la barbarie. Intolérable ! !Pendant qu'entre l'ONU et le Parlement Européen - notamment - on tire des plans sur la comète, la baby génération islamique estampillée Daech s'initie à la barbarie. Intolérable ! !

Pendant qu'entre l'ONU et le Parlement Européen - notamment - on tire des plans sur la comète, la baby génération islamique estampillée Daech s'initie à la barbarie. Intolérable ! !

Rédigé par Bernard Vadon

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