Islam : l’ignorance au cœur du débat sociétal.

Publié le 6 Juillet 2015

Islam : l’ignorance au cœur du débat sociétal.

On est aujourd’hui tenté de vouer aux gémonies tout ce qui souffre d’un excès de zèle sous la pression d’une ignorance manifeste.

L’islam - et certains de ses adeptes - sont à juste raison en pole position avec, pour dénominateur commun, un rare et dangereux obscurantisme qui ne met pas forcément en cause une révélation restituée dans une forme aussi riche, par certains aspects de son enseignement, que subtile par le fait d’une écriture complexe qui use le plus souvent de la poésie pour s’exprimer mais qui n’est pas d’une lecture facile pour tout un chacun. Reste – ce qui n’est pas le moins préoccupant - l’interprétation et le danger que l’on imagine de l’application dévoyée qu’en font certains. Les dangereux conquérants de l’ E.I en donnent actuellement un exemple horrifiant et malheureusement agissant. (1)

Cri d’alarme

Mais il y a aussi les sans-grades, véritable armée des ombres tout autant pernicieuse et redoutable parce que dans une sorte de mouvance hypocrite mais pas moins solidaire - à mots couverts - des défenseurs de la charia. Cette philosophie aberrante se réclamant d’un Dieu imaginaire, unique fruit de leur folie destructrice, dénuée de tous sentiments de compassion et d’amour du prochain.

Noté sur Facebook, le cri d’alarme de l’écrivain et professeur universitaire, Mokhtar Chaoui, n’a pas manqué de m’interpeler quant à une forme d’angélisme sinon d’ignorance qui caractériserait une bonne partie de la société en général et en l’occurrence marocaine alors même que les dérives se multiplient et inquiètent le Royaume. Le philosophe Abdelwahhab Meddeb, pour sa part, n’y va pas de main morte quand il parle du «Coran pris en otage. »

Xénophobie, homophobie, violence, racisme, fanatisme et assassinats sont au Maroc considérés, par le plus grand nombre, comme des non-sens par rapport à une culture qui a toujours mis un point de référence à promouvoir une forme de tolérance mesurée.

Certaines affaires récentes (les jupes au Souk d’Inezgane ou encore les insupportables et répréhensibles agressions contre des homosexuels, entre autres) sont cependant des signes avant-coureurs d’une grave radicalisation ; et, Mokhtar Chaoui a ce mot terrible qui devrait faire réfléchir, non seulement les gouvernants de ce pays mais aussi les marocains dans leur individualité :

« Le véritable ennemi du Maroc, c’est l’ignorance ! »

Sur la foi de cette évidence affligeante, je suis tenté de l’appliquer à l’ensemble des sociétés humaines réparties sur la planète. L’occident ne fait pas exception à cette règle. J’y ajouterais personnellement l’orgueil et l’absence de véritable amour.

Et Mokhtar Chaoui de poursuivre son constat :

« Une nation où des citoyens deviennent la cible d’autres citoyens parce qu’ils ne pensent pas comme eux, parce qu’ils ne vivent pas comme eux, parce qu’ils ne partagent pas leurs croyances, est vouée à la décomposition, aux affrontements et indubitablement à une catastrophe qui anéantira tout le monde. »

Valeur de symbole

Au-delà du Maroc et de bien d’autres pays, un jugement terrible qui a valeur de symbole sinon de mise en garde planétaire sur le thème de la liberté – qui implique de ne pas gêner autrui - En clair, la tolérance.

Le respect des autres ne passe t-il pas par celui de soi-même ?

Quant à la démocratie dont tous ceux qui entendent faire progresser la société se réclament ou aspirent, l’opportunité, incite à citer, dans ce contexte singulier, Albert Camus :

« La démocratie, ce n’est pas la loi de la majorité, c’est la protection de la minorité. »

N’est ce pas l’une des recommandations, à savoir précisément la protection de la minorité (sinon du petit et du faible) que l’on découvre en exergue philosophique des trois livres monothéistes ?

La photo de ce retraité grec, désespéré et en larmes, publiée en boucle sur les réseaux sociaux, est bouleversante et révélatrice de la férocité de ce monde.

Au-delà de l’action de quelques apôtres de la paix et du service aux autres, ne désespérons cependant pas mais il y a du chemin, beaucoup de chemin à faire pour atteindre à une société sinon idéale, en tout cas, meilleure.

Bernard Vadon

(1) La traduction du Coran – parmi d’autres tout autant recommandées – que l’on doit à Denise Masson est particulièrement référencée. Je la conseille vivement.

Lire également Le Coran. Essai de Traduction par Jacques Berque.

Le retraité grec désespéré; En mars 1965 ces cinq sympathiques et jolies jeunes filles ne suscitaient pas l'opprobre ... Dieu merci ! Mokhtar Chaoui: le véritable ennemi du Maroc, c'est l'ignorance; Albert Camus: la protection de la minorité; Le musicien Ahmed Chawki : il a perdu une occasion de se taire !; Denise Masson : une référence. Le retraité grec désespéré; En mars 1965 ces cinq sympathiques et jolies jeunes filles ne suscitaient pas l'opprobre ... Dieu merci ! Mokhtar Chaoui: le véritable ennemi du Maroc, c'est l'ignorance; Albert Camus: la protection de la minorité; Le musicien Ahmed Chawki : il a perdu une occasion de se taire !; Denise Masson : une référence. Le retraité grec désespéré; En mars 1965 ces cinq sympathiques et jolies jeunes filles ne suscitaient pas l'opprobre ... Dieu merci ! Mokhtar Chaoui: le véritable ennemi du Maroc, c'est l'ignorance; Albert Camus: la protection de la minorité; Le musicien Ahmed Chawki : il a perdu une occasion de se taire !; Denise Masson : une référence.
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Le retraité grec désespéré; En mars 1965 ces cinq sympathiques et jolies jeunes filles ne suscitaient pas l'opprobre ... Dieu merci ! Mokhtar Chaoui: le véritable ennemi du Maroc, c'est l'ignorance; Albert Camus: la protection de la minorité; Le musicien Ahmed Chawki : il a perdu une occasion de se taire !; Denise Masson : une référence.

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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