RETRAITES DOREES VIA BRUXELLES DEUX POIDS DEUX MESURES OU QUAND LA REALITE DEPASSE LA FICTION !

Publié le 2 Juillet 2015

Il s'y passe de bien étranges choses ...
Il s'y passe de bien étranges choses ...

L’information (sa vérification est à la portée de chacun et je laisse cette responsabilité à mes lecteurs)) est arrivée sur mon réseau internet véritable caisse de résonance de tout ce qui peut porter à scandale. Au demeurant, si les chiffres avancés sont avérés, ce serait le cas.

Ainsi, apprend-on , que 340 fonctionnaires partiraient en retraite anticipée à 50 ans avec une enveloppe de 9000 euros en guise de pension (histoire de libérer quelques places attendues par les fonctionnaires des nouveaux pays membres). Les plus chanceux pourront prétendre à 14.000 euros par mois.

Non, vous ne rêvez pas.

Qui a parlé de mafia ?

Ainsi, les technocrates européens jouissent de véritables retraites de nababs. Même les parlementaires qui, pourtant, bénéficient de la "Rolls " des régimes spéciaux, ne reçoivent pas le tiers de ce qu'ils touchent.

Des exemples :

Giovanni Buttarelli, qui occupe le poste de "contrôleur adjoint de la protection des données" obtiendra, après seulement 1 an et 11 mois de service (en novembre 2010), une retraite de 1 515 par mois. L'équivalent de ce que touche, en moyenne, un salarié belge ou français du secteur privé après une carrière complète de 40 ans.

Quant à son collègue, Peter Hustinx, il vient de voir son contrat de cinq ans renouvelé. Après 10 années de bons (et on espère loyaux services) ce monsieur aura droit à près de 9 000 euros de retraite par mois.

Ils ne sont pas seuls

Roger Grass, greffier à la Cour de justice européenne touchera 12.500 euros de retraite par mois.

Pernilla Lindh, juge au Tribunal de première instance, quant à elle, émargera à 12.900 euros par mois et M. Ruiz-Jarabo Colomer, avocat général, se verra offrir la bagatelle de 14.000 euros par mois.

(site http://www.sauvegarde-retraites.org/docs/Retraite_Hauts_fonctionnaires_europeens_Annexe_3_Etude_27.pdf)

Dans cette liste on remarque encore un certain Jacques Barrot – décédé l’an dernier - qui touchait une retraite de 4.728,60 euros pour cinq années de service en qualité de commissaire européen aux transports. À cela, il faut ajouter sa retraite d'ancien député, celle d'ancien ministre, et d'ancien président du Conseil général de la Haute Loire mais aussi de maire d'Yssingeaux.

Pour faire bonne mesure et couronner cette brillante carrière, il fut nommé, le 23 février 2010, au Conseil Constitutionnel.

De qui se moque t-on ?

En poste depuis le milieu des années 90, ces brillantissimes cerveaux sont assurés de valider une carrière complète et d'obtenir le maximum, soit 70 % du dernier salaire. Qui dit mieux ?

Ainsi, non seulement leurs pensions crèvent les plafonds mais il leur suffit de quinze années et demie pour valider une carrière complète alors que pour le lambda, il faut se tuer à la tâche pendant 40 ans et bientôt 42 ans.

Face à la faillite de nos systèmes de retraite, les technocrates de Bruxelles recommandent l'allongement des carrières : 37,5 ans, 40 ans, 41 ans (en 2012), 42 ans (en 2020) etc.

En contre partie, si l’on peut dire, pas de soucis pour eux : le taux plein, c'est 15,5 ans ! Qui dit mieux ?

On n’est jamais mieux servi que par soi-même.

De qui se moque-t-on ?

A l'origine, ces retraites de nababs étaient réservées aux membres de la Commission européenne puis, au fil des années, elles ont été accordées à d'autres fonctionnaires. Maintenant, juges, magistrats, greffiers, contrôleurs, médiateur, etc. passent royalement à la caisse.

Circulez, il n’ y a rien à voir.

Le comble dans cette affaire, c'est qu'ils ne cotisent même pas pour leur super-retraite, tout est à la charge du contribuable.

Ce dernier est pressé toute sa vie professionnelle et au moindre manquement, il est d’autorité soumis aux rappels, amendes, pénalités de retard et autres amabilités.

En revanche, nos chers ( !) fonctionnaires sont exonérés. On croit rêver !

Jusqu’aux magistrats de la Cour des Comptes européenne qui, pourtant, sont censés "contrôler" la légalité des dépenses de l'Union européenne (moindre coût et conformes à l’objectif fixé) profitent du système et ne paient pas de cotisations.

Ces technocrates ne manquent évidemment pas une occasion de jouer les "gendarmes de Bruxelles" et ne cessent de donner des leçons d'orthodoxie budgétaire alors qu'ils ont les deux mains, jusqu'aux coudes, dans le pot de confiture.

Comme on dit, là où il y a de la gène, il n’y a pas de plaisir !

« Sauvegarde Retraites »

Personne n’ignore la situation dramatique des retraites gravement compromises par la violence de la crise économique et la brutalité du choc démographique. Cela ne semble pas tellement émouvoir les fonctionnaires européens qui se voient sans complexe verser des pensions de l’ordre de 12.500 à 14.000 euros par mois après seulement quinze années de carrière et sans avoir cotisé !

Le mouvement « Sauvegarde Retraites » (à qui nous empruntons ces chiffres qui donnent un peu le tournis) est à l’origine d’une forte prise de conscience et d’une volonté d’alerter l’opinion sur ce qu’il qualifie de véritable scandale et qui ne fait que s’ajouter à d‘autres au sein d’une société de nantis ou de malins égoïstes jusqu’au bout des ongles et qui ne voient que leurs intérêts.

Jamais, le « marche ou crève » n’a été d’autant d’actualité.

Ils ont l’art d’amuser la galerie en mettant en exergue, via certains médias complaisants, des phénomènes de société au demeurant graves et pour lesquels nos gouvernants et leurs valets de circonstance font semblant de ne semblent pas tellement prêter attention.

Une caste avilie jusqu’à la moelle :

« Je suis environné de trop de témoignages pour rester encore dans le doute. Homme, toutes tes fonctions prises dans leur vrai sens, et purgées des abus qui les avilissent et les corrompent, me présentent sans cesse des torts à redresser et des maux à guérir. »

(Saint Martin – L’homme de désir »).

Sur la notion d’avilissement on pourrait encore et plus longuement épiloguer.

Bernard Vadon

Un choix parfois cornélien ...
Un choix parfois cornélien ...
Un choix parfois cornélien ...

Un choix parfois cornélien ...

Lorsqu'il s'y ajoute l'injustice ... c'est pire !

Mythique Jacques Brel, mythique chanson, mythique sujet !

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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