QU’EST CE QU’ON ATTEND POUR ERADIQUER DAECH ?

Publié le 15 Septembre 2015

Il faut bien passer la vitesse supérieure ...
Il faut bien passer la vitesse supérieure ...

Pendant que les combattants de Daech confortent leur avance et s’approprient de plus en plus de territoires, le monde libre vient à nouveau de leur donner une bonne occasion de se frotter les mains face à son impuissance avouée de ne pouvoir déplacer le conflit de l’aérien au terrien. Les grands stratèges galonnés et autres politiques européens en ont ainsi décidé : pas question de déclencher un conflit conventionnel. Trop risqué (sic).

Qu’importe si chaque jour qui passe déverse, sur les écrans de télévision et sur les british « broadsheet papers » (cette presse people rase mottes pour ne pas dire de caniveaux) mais aussi à la « une » des quotidiens habituels, d’insupportables images assorties de commentaires éloquents sur l’état calamiteux d’un monde en crise que certains, non sans hypocrisie, font mine de ne pas prendre au sérieux.

Pourtant le monde et singulièrement l’Europe traversent un temps d’exception qui n’est pas sans rappeler les migrations affolantes d’autres séquences historiques et non des moindres, parties intégrantes de régimes sans foi ni loi.

Le bis repetita historique dans le fameux vers « Haec decies repetita placebit » semble donner raison à Horace qui en fut l’auteur.

Ira t-on en effet jusqu’à se satisfaire à satiété d’une situation à répétition dévolue en la circonstance à la guerre ?

En tout cas, la manière dont les gouvernants de la planète et en l’occurrence européens traitent aujourd’hui la surréaliste affaire des réfugiés, est significative de cette volonté de traiter à la légère sinon sans réflexion sérieuse un problème d’une gravité rare.

LE TEMPS DE LA REFLEXION

Et cela va bien au-delà des avantages que l’on prétend tirer de la mixité des populations chassées de leur pays et qui semble n’avoir d’autre solution que de jeter leur dévolu sur d’imaginaires pays de cocagne.

Laissons de côté et à leurs fantasmes sinon leurs délires, les adeptes de la politique du pire et de la castagne en prime.

La présente situation serait plutôt le résultat de la légèreté manifeste avec laquelle les présidents et autre chancelière ouvrent les vannes des pays qu’ils ont en gestion, quitte à retourner leurs vestes lorsque la vague prend des proportions aux effets qui pourraient à court terme s’avérer désastreux.

A contrario, ceux qui ont applaudi les hordes de ces pauvres gens exploités par des voyous (dictateurs et passeurs criminels) semblent soudain prendre le temps de la réflexion.

Et cela, au-delà de l’accueil élémentaire et tout simplement humain à l’égard de ces malheureux manipulés moralement par quelques images insoutenables.

Et chacun y va de son analyse. Généralement absconse.

DOUBLE JEU

Le haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés n’est pas le dernier à se donner bonne conscience considérant (sic) que la crise migratoire est gérable… tout en estimant « qu’elle est sérieuse et durable. »

On a envie de lui dire dans ces conditions extrêmes : bon courage !

Il n’est pas question d’ignorer la mobilisation exemplaire des européens et la solidarité sinon la générosité (à ne pas confondre avec la charité) qui a présidé à cet événement tragique.

Si quelques pays dont la France et l’Allemagne en particulier ont fait un effort pour s’organiser, il n’empêche que le nombre croissant des migrants pour beaucoup bravant les risques les plus incroyables pour franchir les frontières, n’est pas fait pour engendrer l’optimisme.

Entre les quotas, les regroupements familiaux et autres répartitions suggérés à propos de ces migrants en partie syriens et irakiens, on se demande où sont passés les responsables de pays notamment arabes et africains dans cette prise en compte internationale d’un drame à peine imprévisible ?

RESISTER ET S’ETENDRE

Car, entre les pays qui jouent impunément le double jeu (messieurs les turcs, notamment, tirez les premiers !) parmi lesquels aussi une Russie mi figue mi raisin et surtout le Moyen-Orient avec lequel on nous serine être amis, combien, parmi ceux-ci, se contentent d’observer l’hydre que représente l’Etat Islamique responsable de ce qui se passe ?

Cet Etat barbare dont le slogan « résister et s’étendre » devrait quelque peu interpeler les peuples dits du monde libre.

Nos gouvernants se perdent en conjectures alors que la solution réside aujourd’hui et sans tarder dans une intervention autrement musclée. A terre notamment.

On constate que la méthode Churchill n’est plus d’époque et que les frappes aériennes sont finalement une large et coûteuse plaisanterie.

Nous ne sommes plus au début des années 2000 où la guerre en Irak était une imbécilité qui a coûté cher aux américains et dans laquelle nous n’étions pas partie prenante. Merci à nos dirigeants d’alors.

Aujourd’hui, le problème est différent.

Aussi, il est temps de se poser la question clé à savoir qu’est ce qu’on attend pour affronter les 30.000 détraqués de Daech et stopper de façon radicale leur progression et leur implantation au cœur d’une Europe qu’ils se sont promis de mettre à genoux..

Que pourraient-ils faire contre une véritable et solide armée du monde libre si tant est que ce dernier veuille enfin comprendre qu’il y va de sa survie et de celle de ses enfants ?

L’émotion et la compassion ne doivent pas occulter la raison.

Oui, c’est peut-être le moment d’en finir avec les atermoiements de nos responsables politiques pour entonner le refrain qui a maintes fois sauvé la liberté universelle : aux armes citoyens !

Bernard Vadon

C'est peut-être le moment d'en finir ...C'est peut-être le moment d'en finir ...

C'est peut-être le moment d'en finir ...

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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