ET SI CLAUDE LEVI-STRAUSS AVAIT RAISON !

Publié le 9 Octobre 2015

Un humanisme réconcilié ...
Un humanisme réconcilié ...

Les politiques tous pays et toutes tendances confondus donnent de plus en plus de la voix … et sont de moins en moins entendus !

Parmi ceux-ci, quelques uns ont fait l’expérience du pouvoir sans pour autant changer le court des événements dont les plus importants risquent de conduire le monde au chaos.

Relégués dans l’opposition, ils n’ont aucun scrupule à s’ériger en donneurs de leçons. Et comme chante le poète :

« … Pendant ce temps là … la Méditerranée qui se trouve à deux pas joue avec les galets … »« Cyclone de folie … remous d’apocalypse … tumulte biblique »

OTAGE DU PROFIT

Une belle et dramatique fresque restituée dans « La Corrida », une superbe chanson de Gilbert Bécaud, sorte de métaphore qui, au travers de quelques mots terribles appliqués à une actualité de circonstance pourrait donner le ton et le sens d’un phénomène de société qui nous dépasse.

Cette scène de cirque sur fond de solitude où celui qui, finalement, est le plus à plaindre n’est pas celui dont la foule en délire hurle le nom.

Alors, dans cette cacophonie politico médiatique, il est une caste qui depuis quelque temps montre le bout de son nez et neutralise les couvertures de la plupart et non des moindres organes de presse.

Il s’agit de ces intellectuels qui ne sont pas à l’évidence forcément compétents en la matière et dont les politiciens qu’ils dérangent et houspillent pourraient aussi, et par la même occasion, se poser la question de savoir ce qui peut bien pousser ces tribuns de la plume à les traiter d’imbéciles.

Dans un monde de plus en plus otage du profit à tout crin et porté par une morale de café de commerce, la meilleure part est donnée à ces philosophes ou économistes qui dans leurs réflexions ne sont pas forcément à côté de la plaque.

LE MONDE EST DEVENU FOU

De Michel, Onfray à Daniel Cohen en passant par l’inénarrable Michel Houellebecq sans oublier l’agaçant globe trotter Bernard-Henri Lévy, la liste n’est pas exhaustive.

En anthropologues improvisés chacun décortique les mille et une vicissitudes d’une société en perte de valeurs élémentaires et pour certaines de leur identité.

Du pain béni pour les humanistes convaincus mais dont on s’aperçoit chaque jour combien leurs marges de manœuvre se rétrécissent comme peau de chagrin.

Tout est bon pour réveiller les consciences : de l’enfant mort sur une plage - précisément de Méditerranée - à un responsable de ressources humaines qui se fait sauvagement secouer en passant par ces aberrations sinon erreurs stratégiques syriennes qui génèrent des drames qui auraient pu être évités : en l’occurrence une bombe inattendue sur un poste sensible.

Oui, nous n’aurons de cesse de le crier : le monde est devenu fou et a totalement perdu ses repères.

Et les représentants des différents pouvoirs politiques, à commencer par les incapables et néanmoins nantis députés confortablement installés à Bruxelles (lorsqu’ils leur arrive d’être présents) ne sont pas les derniers à profiter d’un système qu’ils s’emploient jalousement à préserver au mieux de leurs intérêts.

Au hasard de mes lectures, j’ai retenu cette forme « d’humanisme réconcilié » définie par Claude Lévi-Strauss, qu’un biographe qualifiait à juste titre de moraliste de référence à la sauce Montaigne mais aussi de « non-conformiste traditionaliste et anti-conservateur » soudainement pris d’une « colère visionnaire » selon les termes de Georges Steiner :

« L’appauvrissement accéléré des diversités culturelles dû à cette conjonction redoutable de phénomènes qu’on appelle la mondialisation. Occurrence sans équivalent dans l’histoire de l’humanité, cette mondialisation résulte en grande partie de l’explosion démographique qui, en moins d’un siècle, a quadruplé l’effectif de notre espèce et où nous devrions voir la vraie catastrophe. »

En ces temps de turbulences migratoires, en cours et à venir, à méditer assurément.

Bernard VADON

Cette autre "machin" comme dirait le général de Gaulle en ces temps de turbulences migratoires ... et pendant ce temps la Méditerranée !Cette autre "machin" comme dirait le général de Gaulle en ces temps de turbulences migratoires ... et pendant ce temps la Méditerranée !Cette autre "machin" comme dirait le général de Gaulle en ces temps de turbulences migratoires ... et pendant ce temps la Méditerranée !

Cette autre "machin" comme dirait le général de Gaulle en ces temps de turbulences migratoires ... et pendant ce temps la Méditerranée !

Une sorte de métaphore ...

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :