LES COPAINS D’ABORD OU SI VOLTAIRE M’ETAIT CONTE !

Publié le 20 Février 2016

Pour une fois ce n'est pas directement la faute à Voltaire ...
Pour une fois ce n'est pas directement la faute à Voltaire ...

Le propre des réseaux sociaux c’est de permettre à n’importe qui de s’épancher sinon d’étaler sa façon de vivre et plus gravement encore de voir et surtout d’analyser les événements de façon subjective.

En somme, de faire, à moindre frais, de la politique de bistrot.

D’aucuns et les politiques en tous genres l’ont bien compris qui font de facebook et autres twetter (pour ne citer que les plus en vogue) un des moyens « up to date » pour faire parler d’eux. En bien ou en mal. Qu’importe d’ailleurs du moment qu’on en parle !

Et rares sont ceux qui s’en privent.

REGRETTABLE

Savez-vous, a récemment déclaré, tout de go, un acteur de la vie politique français actuelle, que mon épouse, certes un peu sur le tard, s’est récemment découverte une passion pour la langue arabe qu’elle étudie en attendant de suivre avec une égale conviction celle de l’hébreu.

Tout cela serait merveilleusement agréable et louable si toutefois l’anecdote n’était pas utilisée et surtout déformée à d’autres fins bassement politiciennes et sociétales.

En effet, il s’avère que la conjoncture favorise dans le genre des dérapages faciles. Ce qui, bien entendu, est regrettable car enfin quel mal y a t-il à se lancer de pareils et finalement louables défis ?

Ne serait-ce que pour aller dans le sens d’une bien difficile altérité à laquelle je souscris pleinement et personnellement.

Pire, ce défi somme toute spécifique ne va t-il pas servir un communautarisme de circonstance et souvent détestable ?

Tant il est vrai que le comportement de nos gouvernants, et singulièrement celui qui office actuellement, est pour le moins déroutant dans ses choix.

Une façon comme une autre de donner le beau rôle à ceux que nous qualifierons d’insurgés soucieux d’exploiter une situation qui, demain, pourrait se retourner à leur profit.

Enfin, c’est ce qui se rumine en coulisses.

AU NOM DE VOLTAIRE

La politique politicienne, très en vogue par les temps qui courent, est devenue une quasi-religion celle qui réserve la meilleure part aux copains de promotion. Notamment.

Ah, si Voltaire m’était conté !

Suivez mon regard du côté de l’Elysée.

On place et on déplace d’un poste de responsabilité à un autre. L’important étant de ne pas perdre ses privilèges et autres avantages financiers de tous ordres. Et surtout de soigner les copains d’abord comme dans la mythique chanson de Brassens mais pas forcément avec les mêmes attentions désintéressées et poétiques.

Aujourd’hui, c’est donc sa faute sinon au nom de Voltaire (la fameuse promotion dont s’enorgueillit l’actuel président) que l’on office en coulisses d’Etat. Une initiative opportuniste qui doit donner des frissons sinon des cauchemars à l’auteur des contes philosophiques entre autres œuvres de référence.

Sait-on, de quoi demain sera fait alors autant régaler en priorité les soutiens d’hier et en l’occurrence ceux de demain.

Il s’y ajoute – merci les réseaux sociaux – les incroyables avantages dont bénéficient en particulier les anciens présidents de la république. Et pas question de toucher au gâteau pour celui qui déclamait à la manière d’un Cyrano de Bergerac un certain « Moi, Président ».

Le roi du faites ce que je dis mais surtout pas ce que je fais a des heures de vol en la matière et, en la circonstance, un culot qui n’a pas de limites.

MANQUE D’IDEES

Bricolage, bidonnage et raclage de fonds de tiroirs sont ainsi devenus les deux mamelles de notre pauvre France qui, vraisemblablement, aura bien du mal à s’en remettre.

Comme un malheur n’arrive jamais seul es sauveurs de toutes espèces et en tous genres sont à la porte du château (celui de l’Elysée) pour la sauver sinon pour se partager les restes.

A vos mouchoirs citoyens car des temps difficiles se préparent. Même si la France a cette propension séculaire à l’auto-sauvetage elle devra peiner pour remonter la pente.

On a beau se masturber les méninges, l’homme (ou la femme) providentiels ne sont pour l’heure que dans ces cimetières qui, pour la circonstance et contrairement au dicton, seraient actuellement plutôt remplis de gens irremplaçables. Certes, on ne fait le présent et encore moins le futur, avec des souvenirs fussent-ils et notamment ceux des fameuses trente glorieuses.

Le problème, par les temps qui courent, c’est le manque abyssal d’idées novatrices et surtout propres à sauver un fonctionnement sociétal totalement obsolète.

Bernard VADON

Moi Président, vous allez voir ce que vous allez voir ... ah,ah,ah !

Moi Président, vous allez voir ce que vous allez voir ... ah,ah,ah !

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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