CEREMONIE DES CESAR : DAECH ET AUTRES CULS BENIS RIDICULISES !

Publié le 1 Mars 2016

Rares sont les acteurs qui n'en rêvent pas.
Rares sont les acteurs qui n'en rêvent pas.

Le Festival du film de Cannes fut longtemps un de mes terrains de jeux professionnels.

La sélection, pourtant aussi sérieuse que draconienne effectuée par des spécialistes en la matière, n’a pas toujours été judicieuse. Le résultat ne manquait d’ailleurs pas de se traduire parfois en huées mémorables lors des palmarès.

Un autre jeu a d’ailleurs souvent consisté à poser la question piège, à savoir en vain quel avait été, cinq années auparavant, la Palme d’Or, suprême récompense d’une manifestation qui, après des décennies, continue de tenir le haut du pavé cinématographique international.

Effectivement, rares étaient ceux qui donnaient le bon titre du film récompensé tant il est vrai que le succès commercial ne passe pas forcément par les rencontres festivalières.

Cela dit et en clair, Cannes a fait des émules – et non des moindres avec Venise et Berlin notamment – mais n’a jamais été reléguée au second plan de la spécialité.

Ainsi, Cannes comme Paris dans la chanson, sera t-elle toujours Cannes.

ENTRE DEUX LARMES DE CROCODILES

Et puis sont venus sur la scène publique les Oscar et autres César, sortes de jurys parallèles du septième art soucieux de donner une autre chance à des productions ou à des artistes oubliés en coulisses.

A vrai dire, je n’ai jamais été un grand amateur de ces réjouissances à connotation mondaine au cours de laquelle on passe surtout son temps, beaucoup trop de temps entre deux larmes de crocodiles – selon l’émotion ressentie – à remercier papa, maman, la famille et les copains du film.

C’est au demeurant mignon mais d’un ennui souverain et générateur d’une folle envie de tourner le bouton du téléviseur.

Autant dire que la dernière séquence des César ne me tentait nullement.

Bien cependant m’en a pris de ne pas changer de chaîne car cette 41ème cérémonie fut un bonheur.

Allez, ne soyons pas trop dithyrambique en la circonstance et gardons raison.

Bref, je ne me suis pas ennuyé comme à l’accoutumée.

Une présentation bien rythmée et drôle signée Florence Foresti même si un Claude Lelouch a eu l’étrange et bizarre idée de se chausser avec des tennis ou similaire (je ne suis pas expert en godillots). Mais bon, une façon de se distinguer même en qualité de président de la soirée.

Côté récompenses : Un jeune acteur débutant Rod Bercot au naturel aussi désarmant qu’émouvant ; une grande et simple professionnelle Catherine Frot alias Marguerite (n’oubliez pas ce personnage étonnant) ; un Vincent Lindon remarquable de sobriété et de justesse.

Quant à Michael Douglas qui s’est vu décerner un César d’honneur c’est en bon français, s’il vous plait, - les citoyens américain sont généralement peu enclin à baragouiner dans notre langue - qu’il s’adressa aux spectateurs du Théatre du Chätelet sous le charme du digne fils de Kirk et qui conclut son sympathique discours par un vibrant « vive la France » !

DE « FATIMA » A « MUSTANG »

Ce n’était pas la moindre singularité de cette cérémonie qui s’est honorée en récompensant le film « Mustang » un réquisitoire contre les oppressions de toutes sortes et surtout « Fatima » réalisé par Philippe Faucon qui raconte, de la façon la plus vraie et la plus belle qui soit, l’histoire d’une femme de ménage algérienne (alias Soria Zeroual) élevant ses deux filles dans l’intelligent respect d’une modernité bien comprise et surtout débarrassée de tout fatras confessionnel -Tu as à manger, un toit, tu peux étudier, remercie Dieu"- ; une suite encourageante au film « Timbuktou » récompensé l’an dernier et dans lequel le réalisateur dénonçait avec courage l’obscurantisme latent qui plombe l’éducation et la marche de sociétés sacrifiées sur l’autel de la bêtise.

Et comme il fallait encore enfoncer le clou de l’imbécilité dans le genre, Florence Foresti mit son humour d’exception pour saluer une icône parmi d’autres d’une société perverse et pervertie dans la mouvance des théories abrutissantes de Daech et autres culs bénis. Ainsi, fit-elle longuement ovationner Loubna Abidar, la talentueuse comédienne du film Much Loved réalisé par Nabil Ayouch auquel une censure stupide a fait une publicité dévoyée qu’au fond il ne souhaitait pas tant elle allait à l’inverse du but recherché.

Ainsi, ces mesdames et messieurs les censeurs de tous bords ayant oublié que si la parole est d’argent, le silence est d’or, en ont pris pour leur grade.

En fin de compte et surtout, un grand coup de pied où je pense aux abrutis de Daech et autres consorts dont Al-Qaïda, notamment, gardiens de ces méthodes détestables et criminelles dont souffrent en particulier les femmes.

Elles ne sont malheureusement pas les seules.

Bernard VADON

Fatima (Soria Zeroual) le film que personne n'attendait; Catherine Frot : une belle performance d'actrice; Michael Douglas : élégantissime; Vincent Lindon: sobriété; Claude Lelouch : moi Président ; Rod Bercot ; touchant; le tout orchestré avec tant par Florence Foresti.
Fatima (Soria Zeroual) le film que personne n'attendait; Catherine Frot : une belle performance d'actrice; Michael Douglas : élégantissime; Vincent Lindon: sobriété; Claude Lelouch : moi Président ; Rod Bercot ; touchant; le tout orchestré avec tant par Florence Foresti.Fatima (Soria Zeroual) le film que personne n'attendait; Catherine Frot : une belle performance d'actrice; Michael Douglas : élégantissime; Vincent Lindon: sobriété; Claude Lelouch : moi Président ; Rod Bercot ; touchant; le tout orchestré avec tant par Florence Foresti.
Fatima (Soria Zeroual) le film que personne n'attendait; Catherine Frot : une belle performance d'actrice; Michael Douglas : élégantissime; Vincent Lindon: sobriété; Claude Lelouch : moi Président ; Rod Bercot ; touchant; le tout orchestré avec tant par Florence Foresti.Fatima (Soria Zeroual) le film que personne n'attendait; Catherine Frot : une belle performance d'actrice; Michael Douglas : élégantissime; Vincent Lindon: sobriété; Claude Lelouch : moi Président ; Rod Bercot ; touchant; le tout orchestré avec tant par Florence Foresti.
Fatima (Soria Zeroual) le film que personne n'attendait; Catherine Frot : une belle performance d'actrice; Michael Douglas : élégantissime; Vincent Lindon: sobriété; Claude Lelouch : moi Président ; Rod Bercot ; touchant; le tout orchestré avec tant par Florence Foresti.Fatima (Soria Zeroual) le film que personne n'attendait; Catherine Frot : une belle performance d'actrice; Michael Douglas : élégantissime; Vincent Lindon: sobriété; Claude Lelouch : moi Président ; Rod Bercot ; touchant; le tout orchestré avec tant par Florence Foresti.

Fatima (Soria Zeroual) le film que personne n'attendait; Catherine Frot : une belle performance d'actrice; Michael Douglas : élégantissime; Vincent Lindon: sobriété; Claude Lelouch : moi Président ; Rod Bercot ; touchant; le tout orchestré avec tant par Florence Foresti.

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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