FATEMA HAL A MARRAKECH : une ambassadrice incontournable.

Publié le 11 Mars 2016

De la (bonne) cuisine avant toute chose ...
De la (bonne) cuisine avant toute chose ...

On ne présente plus Fatéma Hal érudite et passionnée en particulier de la cuisine marocaine dont elle s’est faite l’ambassadrice incontournable.

Depuis Paris où, dans le quartier de la Bastille à l’enseigne le Mansouria, elle officie depuis 1985 pour la plus grande joie et surtout le plus grand plaisir des fins gourmets, il lui arrive souvent de faire escale à Marrakech, un autre haut-lieu de la gastronomie du Maroc. Là aussi, se trouve un morceau de son cœur.

Ce dernier jeudi, notamment, où la SEWI, (South Economic Women Initiative) dans le décor du Golf Palace de Marrakech et à l’invitation de l’AFEM, elle est venue avec un autre talent – celui de cicérone – régaler un auditoire conquis, non plus par les mets qu’elle accommode de façon à nulle autre pareille, mais cette fois avec des mots.

Des mots choisis pour dire le meilleur de tout ce qui touche à l’économie de la table… et parfois le pire.

Une occasion surtout de replacer la femme au centre de la grande Histoire trop souvent monopolisée par les hommes. Car enfin et avec justesse et je dirais justice, Fatéma a parfaitement défini l’importance de l’agro alimentaire – qui, en économie, vient tout de suite après l’armement – dans le contexte commercial international.

A partir de ce constat de bon sens, il est de fait que tout ce qui se décline dans la cuisine est de surcroît intimement lié à la culture.

Une façon pour cette grande figure de la cuisine en général et marocaine en particulier, de défendre avec infiniment de conviction ce volet essentiel de la vie.

Manifestement, on ne mange plus seulement pour vivre – même si cela est au demeurant capital sinon vital – mais on mange aussi pour le plaisir.

Ainsi, avec elle, l’art culinaire reprend–il ses véritables lettres de noblesse.

Si toutefois – et c’est un appel de Fatéma – on veut imposer les fondements mêmes de la gastronomie marocaine qui exige des produits de base que, malheureusement, on ne trouve plus facilement.

Fatéma Hal entend enfin dispenser son savoir dans le but louable de perpétuer l’élégance et le raffinement d’une cuisine d’exception dont la Mourouzia – un délice du XIIème siècle - en particulier et parmi tant d’autres mets typiques, composent les menus qu’elles proposent.

En somme et comme on le dit de la musique ... de la gastronomie avant toute chose !

Bernard Vadon

Fatema Hal dans ses oeuvres ...
Fatema Hal dans ses oeuvres ...
Fatema Hal dans ses oeuvres ...

Fatema Hal dans ses oeuvres ...

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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