« DE VOUS A MOI » : CHERCHEZ L’ERREUR !

Publié le 14 Septembre 2016

Le dernier mot reviendra aux Muses.
Le dernier mot reviendra aux Muses.

Les qualificatifs manquent parfois pour justifier un état d’âme ou simplement un sentiment déclenchés à la suite d’un événement ou d’une surprise personnels.

Ce fut le cas en découvrant, sur le web, la dernière production littéraire (ou politique) d’un homme, Alain Juppé, qu’au demeurant je respecte et j’apprécie à sa juste valeur.

Le titre de son dernier ouvrage (intitulé « De Vous à Moi ») n’a rien à voir, que l’on se rassure, avec ce charme discret de la confidence que j’avais édité aux Presses et sous un titre identique ("De Vous à Moi") il y a quelques années.

SINGULIERE COINCIDENCE

Merci donc, en cette singulière coïncidence, cher Alain Juppé qui indirectement – gardons-nous toutes proportions gardées du vilain mot de plagiat – redonnez ainsi et sans aucun doute involontairement, un coup de jeune éditorial à mon modeste ouvrage de poèmes qui, sous la plume critique des éditorialistes et journalistes qui sévissaient alors, de Raoul Mille, écrivain et journaliste talentueux à Michel Desforges, pour le Figaro Magazine en passant par Jean Chalon, du Figaro ; Christiane Salducci, de Nice Matin ; Françoise Parturier et Jean-Marie de Peretti, de Var Matin mais aussi le Matin et les Nouvelles Littéraires, trouva une petite place au pinacle littéraire.

Aujourd’hui, Alain Juppé ne doit pas s’en souvenir tant est riche et longue la brillante carrière de celui dont Jacques Chirac affirmait, s’adressant alors à ses troupes :

« C’est le meilleur d’entre nous ! ». (sic)

BRILLANTISSIME

Journaliste à Nice Matin et encore à mes tous débuts professionnels, j’eus l’insigne honneur de réaliser, par ordre de ma rédaction en chef, son interview à Grasse (06) à l’occasion d’un congrès national.

Alain Juppé était alors brillantissime et de ce fait, impressionnant (il n’a d’ailleurs pas cessé de l’être en dépit du détestable et injuste reproche dû à son âge que lui font, aujourd’hui, certains minables).

De sa région natale des Landes, à Mont de Marsan, il a gravi, du prestigieux lycée Louis-le-Grand à l’Ecole nationale d’administration en passant par Sciences Po à Paris, avec autant d’aisance que de compétence, les marches de la notoriété universitaire et celles qui le conduiront, presque naturellement, aux plus hautes fonctions de l’Etat dont celle de ministre puis de Premier Ministre en 1995 .

Cet agrégé de lettres classiques, lauréat du Concours général – excusez du peu ! - avant d’embrasser la fonction d’inspecteur des finances, avait de quoi déstabiliser le journaliste encore frais et émoulu que j’étais.

LE DERNIER MOT AUX MUSES

Alain Juppé pour plagier cette fois le titre du magnifique ouvrage de Romain Gary ("La Promesse de l’Aube") pourrait faire sienne cette affirmation du grand auteur à savoir :

« Je suis un de ces démocrates qui croient que le but de la démocratie est de faire accéder chaque homme à la noblesse. »

Une formule que je lui dédie sans rancune et qu’il pourrait faire sienne dans un contexte électoral qui au nom de la raison devrait être favorable au successeur, à Bordeaux, de Jacques Chaban-Delmas qui fut lui aussi un non moins brillant élu.

Ainsi, au lointain souvenir de notre rencontre, il ne fut pas évident d’établir le contact avec un homme rompu, par sa formation universitaire, à toutes les pirouettes verbales possibles et bénéficiant encore de la lancée économique et sociale (pour peu de temps, il est vrai et déclinante alors) des fameuses « Trente Glorieuses » dont Jean Fourastié s’était fait le chantre.

Curieusement et par le fait d’une inspiration singulièrement atypique, j’étais fasciné par le personnage et, allez savoir pourquoi, par sa superbe montre au bracelet en cuir gold. Une élégance qui m’interpelle encore par rapport à d’autres personnages politiques n’ayant pas, par bracelet-montre interposé, le même souci de la discrétion. Quant à cette attitude pour le moins loufoque, elle dénotait chez moi d'une contenance sinon une échappatoire pour le moins curieuses.

A présent et au-delà du bien connu slogan « que le meilleur gagne », le dernier mot reviendra aux Muses dont on sait qu’elles savent tout et voient tout, du passé au futur en passant par le présent !

Bernard VADON

D'Alain Juppé à Bernard Vadon sous un même titre une démarche résolument différente pour une anecdote au fond sympathique.
D'Alain Juppé à Bernard Vadon sous un même titre une démarche résolument différente pour une anecdote au fond sympathique.D'Alain Juppé à Bernard Vadon sous un même titre une démarche résolument différente pour une anecdote au fond sympathique.
D'Alain Juppé à Bernard Vadon sous un même titre une démarche résolument différente pour une anecdote au fond sympathique.D'Alain Juppé à Bernard Vadon sous un même titre une démarche résolument différente pour une anecdote au fond sympathique.

D'Alain Juppé à Bernard Vadon sous un même titre une démarche résolument différente pour une anecdote au fond sympathique.

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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