COP22 A MARRAKECH ... ET PENDANT CE TEMPS, LA PLANETE EST EN ETAT D'ALERTE MAXIMALE!

Publié le 18 Novembre 2016

Les bonnes volontés sont indéniables même si les situations sont compliquées du fait de certains intérêts...
Les bonnes volontés sont indéniables même si les situations sont compliquées du fait de certains intérêts...Les bonnes volontés sont indéniables même si les situations sont compliquées du fait de certains intérêts...
Les bonnes volontés sont indéniables même si les situations sont compliquées du fait de certains intérêts...Les bonnes volontés sont indéniables même si les situations sont compliquées du fait de certains intérêts...

Les bonnes volontés sont indéniables même si les situations sont compliquées du fait de certains intérêts...

 

La COP22 à Marrakech vit ses dernières heures après, quasiment, deux semaines d’échanges sur le thème récurrent du changement climatique, de ses causes et de ses conséquences.

Reçues au Maroc dans des conditions maximales de sécurité et de confort sans oublier la rassurante et agréable présence du soleil, les différentes délégations ont remis sur le métier l’ouvrage qui leur avait été confié, l’an passé, par la France.

Seule, l’élection de Donald Trump à la présidence de la puissance Amérique, semble avoir – ces derniers jours -  semé le doute dans les esprits. Il est vrai que les réserves émises par le futur locataire de la « White House » sur les accords de Paris ont tout lieu de troubler les débats.

 

UN ACCORD HISTORIQUE

Pendant ce temps, en octobre dernier à Hobart en Tasmanie, après des années de négociations, un consensus a été élaboré entre les 25 membres de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR).

Présenté par les États-Unis et la Nouvelle-Zélande, le projet  avait pour objet la création d’une zone protégée en mer de Ross, une immense baie en Antarctique, côté Pacifique. Ce sanctuaire s’étend sur une superficie de plus de 1,55 million de kilomètres carrés, soit une aire plus vaste que la France, l’Italie, le Benelux, l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche réunis !

Au total, 1,12 million de kilomètres carrés seront dés lors interdits à la pêche.

Le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères Murray McCully a déclaré à ce sujet :

« Notre proposition impliquait certaines modifications pour obtenir le soutien unanime des 25 membres de la CCAMLR et l’accord final est un compromis entre la protection marine, la pêche durable et les intérêts scientifiques.  Les frontières de l’aire marine protégée (AMP) restent cependant inchangées et l’accord est valable 35 ans ».

 

La mer de Ross (ou encore le dernier océan) est en effet l’ultime écosystème marin intact de la planète que la pollution, la surpêche et les espèces invasives semblent avoir épargnée :

« Il s’agit donc d’un accord historique, car c’est la première fois que des nations acceptent de protéger une gigantesque portion d’océan au-delà des juridictions nationales », comme l’a spécifié Andrea Kavanagh, responsable de l’Antarctique au sein de « Pew Charitable Trusts ».

 

La CCAMLR constituée en 1982 fondait depuis ces dernières années de grands espoirs sur cette fameuse et magnifique mer de Ross d’autant que la Chine avait approuvé ce projet alors que, parallèlement, M. Barack Obama annonçait,  fin août, le quadruplement de la superficie de la réserve marine de Papahanaumokuakea à Hawaï considérée comme la plus importante au monde.

En revanche, les russes ont émis des réserves en raison des réductions de pêche.

 

RESTAURER LES ECOSYSTEMES

Moscou s’est en quelque sorte rattrapée en instituant le millésime 2017 comme : « Année de l’écologie en Russie » et en élargissant son aire marine protégée de l’archipel François-Joseph, dans l’Arctique.

La CCAMLR n’est cependant pas parvenue à trouver un consensus sur le deuxième projet majeur d’Aire Marine Protégée.

Une proposition faite par la France et l’Australie concernant la protection d’un million de kilomètres carrés à l’Est de l’Antarctique et complétée par cette de l’Allemagne pour la mer de Weddell, cette fois et sur laquelle au cours d’un reportage nous avons pu naviguer..

Les bonnes volontés sont indéniables même si les situations sont parfois compliquées à gérer.

Au vu du rapport du Fonds mondial pour la nature (WWF) en date du 27 octobre, il s’avère – vraisemblable conséquence de la crise économique de 2008 -  que l’empreinte écologique des pays à hauts revenus a commencé de décliner légèrement, après avoir atteint un pic en 1985 :

« Grâce aux mesures prises dans les pays développés l’inversion de la courbe est possible et des solutions sont envisagées pour restaurer les écosystèmes » estime Pascal Canfin, directeur général du WWF France.

Reste à savoir – les indices en témoignant - si ce sera suffisant pour compenser la perte de la biodiversité au plan mondial.

Rien n’est malheureusement moins sûr.

 

PLUS DE LA MOITIE DU VIVANT A DISPARU

Les rapports expliquent que l’indice « planète vivante » est basé sur le suivi scientifique de 14 152 populations appartenant à 3 706 espèces de vertébrés (mammifères, oiseaux, poissons, amphibiens, reptiles) réalisé avec la société savante « Zoological Society of London ».

La compilations des données sont ensuite établies sur la base de plus de 3 000 sources réparties sur le terrain partout dans le monde.

Ainsi, il apparaît qu’entre 1970 et 2012 (date des dernières données compilées disponibles) l’évolution de cet indice montre une réduction de 58 % de l’abondance des populations de vertébrés. C’est en tout cas ce que révèle le rapport sachant que celui de 2014 faisait déjà état d’une chute de 52 % :

« En clair, cela signifie que plus de la moitié du vivant a disparu en quarante ans ! » constate Pascal Canfin.

 

En cause, la perte des habitats liée à l’urbanisation, à l’agriculture et à la déforestation mais aussi la surexploitation des espèces (en particulier, dans le milieu marin),  la pollution, les espèces invasives et dans une moindre mesure pour le moment en tout cas, n’en déplaise aux participants de la COP22 de Marrakech, le changement climatique.

 

TOUT N’EST PAS PERDU

Les populations des espèces d’eau douce – amphibiens et poissons – payent le plus lourd tribut aux atteintes à l’environnement, avec un indice en chute de plus de 80 % : « Les habitats d’eau douce sont difficiles à préserver car ils sont fortement affectés à la fois par la modification de leurs bassins fluviaux et par les impacts directs des barrages, de la pollution, des espèces aquatiques invasives et des prélèvements d’eau incontrôlés » souligne le rapport qui insiste sur la haute protection dont bénéficient les requins, les pangolins et les éléphants de mer.

 

En revanche, le déclin des espèces terrestres est moins prononcé, avec une chute de l’indice de 38 % en quarante ans :

« Depuis 1970, malgré l’ampleur des modifications apportées par l’homme, le recul de l’abondance des populations des écosystèmes terrestres s’avère moins prononcé que dans les écosystèmes marins et d’eau douce. Il est par ailleurs possible que la création d’aires protégées, qui occupent 15 % de la surface terrestre du globe, ait contribué à la conservation et au redressement de certaines espèces » indique encore le rapport du WWF.

 

Enfin, ce dernier souligne aussi le retour des grands carnivores en Europe grâce à des mesures de conservation ou de réintroduction.

Ainsi, pour exemple, le lynx boréal, au bord de l’extinction durant la première moitié du XXème siècle, a vu sa population quadrupler au cours des cinquante dernières années !

 

Tout n’est donc pas perdu si toutefois la société humaine et singulièrement celle qui ne se soucie que de ses intérêts personnels au détriment de l’intérêt général – suivez mon regard du côté des grands trusts internationaux trop souvent servis par des gouvernants sans scrupules et la meute des carriéristes en politique et autres domaines financiers et économiques … l’exception  confirmant la règle !

 

Bernard VADON

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :