DE MAALOUF A DE GAULLE : FASCINANTE ET ANGOISSANTE, TELLE SERAIT NOTRE EPOQUE !

Publié le 15 Novembre 2016

Ma rencontre virtuelle (ou imaginaire) avec l'homme d'Etat providentiel qui, pour bon nombre de français, fait défaut à leur pays et Amin Maalouf auteur prolixe ( le Goncourt ave "le rocher de Tanios") épris de tolérance et nourrissant le rêve d'un pont entre l'Orient et l'Occident.Ma rencontre virtuelle (ou imaginaire) avec l'homme d'Etat providentiel qui, pour bon nombre de français, fait défaut à leur pays et Amin Maalouf auteur prolixe ( le Goncourt ave "le rocher de Tanios") épris de tolérance et nourrissant le rêve d'un pont entre l'Orient et l'Occident.

Ma rencontre virtuelle (ou imaginaire) avec l'homme d'Etat providentiel qui, pour bon nombre de français, fait défaut à leur pays et Amin Maalouf auteur prolixe ( le Goncourt ave "le rocher de Tanios") épris de tolérance et nourrissant le rêve d'un pont entre l'Orient et l'Occident.

 

L’académicien franco-libanais Amin Maalouf (auteur, entre autres ouvrages, des « Identités Meurtrières ») se confiait récemment à un magazine d’obédience africaine et je n’ai pu m’empêcher de retenir la conclusion de cette confidence à divers égards révélatrice du malaise, pour ne pas dire des malaises, qui agitent aujourd’hui la planète avec un maître-mot, le dérèglement plus assimilable au désordre que le changement émanant plutôt d’une modification due à des causes diverses et plus évolutives. 

En tout cas, le constat de l’auteur du « Un fauteuil sur la Seine » (son dernier livre) est terrible et sans appel.

Amin Maalouf y évoque sans complaisance une époque, selon ses propres mots,  « entre paradis et enfer, fascinante et angoissante ».

La conclusion de son analyse est autrement révélatrice du mal profond qui affecte les sociétés actuelles dont ce monde arabe dont il dit qu’il aurait pu aller dans une autre directio (sic)

 

SEUIL D’INCOMPETENCE

« Le monde présente de nombreux signes de dérèglement. Dérèglement intellectuel, caractérisé par un déchaînement des affirmations identitaires qui rend difficile toute coexistence harmonieuse et tout véritable débat. Dérèglement économique et financier, qui entraîne la planète entière dans une zone de turbulences aux conséquences imprévisibles, et qui est en lui-même le symptôme d’une perturbation de notre système de valeurs. Dérèglement climatique, qui résulte d’une longue pratique de l’irresponsabilité. Pour moi, le dérèglement du monde tient moins à la guerre des civilisations qu’à l’épuisement simultané des civilisations, l’humanité ayant atteint  en quelques sorte son seuil d’incompétence morale. Ce constat est parfois difficile à vivre. »

 

UNE CERTAINE IDEE DE LA FRANCE

Difficile de ne pas s’en référer à  De Gaulle un homme d’exception – qu’on le veuille ou non – dont aujourd’hui, plus de politiques pour ne pas dire de politiciens (désignation autrement péjorative et néanmoins plus en phase avec cette catégorie de professionnels de plus en plus rejetés par l’opinion)  se réclament, devraient méditer cette petite phrase par tant d’autres du général :

« Pas de rayonnement dans la confusion, ni de progrès dans le tohu-bohu. »

Suivez mon regard et dont acte à l’attention, et l’intention, de toutes celles et de tous ceux se réclamant de la philosophie gaullienne et surtout de celui dont la France est aujourd’hui singulièrement orpheline. Ceux-là seraient bien inspirés de se pénétrer de ces petites phrases à l’emporte-pièce dont raffolait le général :     

« Ma nature m’avertit, mon expérience m’a appris, qu’au sommet des affaires on ne sauvegarde son temps et sa personne qu’en se tenant méthodiquement assez haut et assez loin. Quant au plus difficile ce n’est pas de sortir de l’X mais de sortir de l’ordinaire ».

 

« Une certaine idée de la France » que nos prétendants actuels et à venir au poste suprême sont loin de représenter.

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Bernard Vadon

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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