Il donnait une conférence dernièrement à Marrakech : Me FREDERIC ELBAR ou, à bon entendeur salut !

Publié le 26 Novembre 2016

Une jovialité communicative.

Une jovialité communicative.

 

Elu de la République en qualité de conseiller consulaire et s’affirmant « citoyen avant tout »,  Frédéric Elbar invitait dernièrement, dans le cadre accueillant de l’hôtel « Les Jardins de la Koutoubia » à Marrakech, une assistance nombreuse, en majeure partie composée de résidents français au Maroc, à écouter une conférence des plus utiles sinon nécessaires pour leur tranquillité administrative et surtout fiscale.

Jovialité

En effet, les thèmes, en l’occurrence relatifs à  la fiscalité et à la réglementation des changes des français et des binationaux ainsi qu’au statut des français de l’étranger, même s’ils sacrifiaient aux critères habituels de ces conférences autrement plaisantes relatant, par exemple, un voyage au bout du monde ou simplement un événement historique ou artistique, s’avérèrent, vite, au fil du déroulement du propos, comme déterminants lorsqu’on a choisi de passer le plus clair de son temps hors de son pays d’origine.

Certes, la jovialité communicative de Frédéric Elbar (qui avait opportunément décalé l’heure de son intervention afin de permettre de suivre le débat François Fillon- Alain Juppé )  manifestement rompu à l’exercice particulier de la rhétorique fiscale et juridique – spécialiste en droit des affaires et en fiscalité d’Afrique du Nord et sub-saharienne, il s’est essentiellement donné pour mission depuis son cabinet d'expertise casablancais Maghreb Consulting and Training d’accompagner ses clients lors de diverses opérations notamment en matière d’investissement ou simplement d’installation dans un pays étranger principalement au Maroc – était en mesure, au bout de quelques minutes de son intervention,  de séduire son auditoire, parmi lesquels une proportion non négligeable (dont nous étions d’ailleurs) loin de se douter à quels mauvais saints ils risquaient parfois de se livrer inconsciemment  par le fait de leur méconnaissance des droits et de leurs devoirs indispensables si l’on entend échapper aux limiers du fisc dont les dents sont manifestement plus acérées lorsque l’hémorragie fiscale touche leur territoire de chasse.

No comment !

Charisme

Bref, après avoir été brièvement présenté par l’un de ses fidèles supporters et néanmoins amis, Jacky Bensimhon, figure incontournable de Marrakech, sorte de phénomène sympathique et à tout faire, quasi indispensable et toujours disponible lorsqu’il s’agit de pousser une porte, Frédéric Elbar  (qui revendique son statut de natif de la ville ocre source, pour lui à chacune de ses visites en pays marrakchi, de vive émotion) a pris possession du micro et, avec une facilité déconcertante, s’est employé à déflorer le maquis aussi compliqué qu’indigeste du territoire fiscalo-monétaire administratif au demeurant rébarbatif.

Mais l’homme a suffisamment de charisme pour démystifier le sujet jusqu’à le rendre – n’exagérons quand même pas ! -  presque agréable.

Avec infiniment de doigté sinon de subtilité, Maître Elbar responsable politique de l’ex-UMP au Maroc  (aujourd’hui LR) qui a milité au sein d’une commission pour « les statuts des Français à l’étranger »,  a parfaitement amené sa conclusion sur un terrain autrement personnel, relatif à son engagement politique et à sa vision de l’actuelle politique – française – qu’il qualifie de désastreuse. (sic)

Quelques chiffres touchant à l’économie notamment ont suffi à l’orateur pour justifier ce jugement et se positionner, lors des futures élections en assurant de son intention d’être, au nom des français de l’étranger notamment, l’homme de la situation.

Dont acte.

Ses arguments : son expérience personnelle et politique, sa connaissance des arcanes politiques et sociétales du Maroc en particulier mais aussi de l’étranger et de l’Afrique en général.

En somme et selon le dicton : « A bon entendeur salut ! » en son sens étymologique du XVIIème siècle à savoir, assimilé au verbe comprendre (en se soustrayant à un éventuel danger) et non pas sous l’angle menaçant que l’on prête aussi à cette expression.

 

Bernard Vadon

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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