MARRAKECH PALAIS DAR EL BACHA : QUAND LES AVIONS DE LA RAM PORTENT HAUT LES COULEURS DE L'ART AFRICAIN.

Publié le 18 Novembre 2016

Pour M. Abdelhamid Abdou, PDG de la  RAM : la célébration de l'art africain à l'occasion de l'ouverture au public du nouveau musée Palais Dar El Bacha à Marrakech.
Pour M. Abdelhamid Abdou, PDG de la  RAM : la célébration de l'art africain à l'occasion de l'ouverture au public du nouveau musée Palais Dar El Bacha à Marrakech.Pour M. Abdelhamid Abdou, PDG de la  RAM : la célébration de l'art africain à l'occasion de l'ouverture au public du nouveau musée Palais Dar El Bacha à Marrakech.
Pour M. Abdelhamid Abdou, PDG de la  RAM : la célébration de l'art africain à l'occasion de l'ouverture au public du nouveau musée Palais Dar El Bacha à Marrakech.Pour M. Abdelhamid Abdou, PDG de la  RAM : la célébration de l'art africain à l'occasion de l'ouverture au public du nouveau musée Palais Dar El Bacha à Marrakech.
Pour M. Abdelhamid Abdou, PDG de la  RAM : la célébration de l'art africain à l'occasion de l'ouverture au public du nouveau musée Palais Dar El Bacha à Marrakech.Pour M. Abdelhamid Abdou, PDG de la  RAM : la célébration de l'art africain à l'occasion de l'ouverture au public du nouveau musée Palais Dar El Bacha à Marrakech.Pour M. Abdelhamid Abdou, PDG de la  RAM : la célébration de l'art africain à l'occasion de l'ouverture au public du nouveau musée Palais Dar El Bacha à Marrakech.

Pour M. Abdelhamid Abdou, PDG de la RAM : la célébration de l'art africain à l'occasion de l'ouverture au public du nouveau musée Palais Dar El Bacha à Marrakech.

 

L’art,  est à l’image de la création.

C’est un symbole, tout comme le monde terrestre est un symbole du cosmos estimait Paul Klee auquel, en écho, André Malraux répond que, finalement, l’art c’est le plus court chemin de l’homme à l’homme.

Léopold Sédar Senghor avait, quant à lui, une autre belle approche de l’art négro-africain qui, assurait-il, s’exprime essentiellement par l’image et le rythme.

Mieux, comme une manière de personnalité sinon d’une conscience collective qui sont le fondement même de la culture négro-africaine.

 

La Royal Air Maroc, outre la volonté affirmée de ses responsables et singulièrement de ses 3250 collaborateurs tout autant motivés par la nécessité de s’adapter économiquement parlant dans un monde qui ne cesse de changer, s’est impliquée très activement en diverses actions visant à trouver la parade au réchauffement climatique.

Son omniprésence lors de la dernière séquence de la COP à Marrakech aura témoigné de sa prise de conscience et cela depuis 2012. Qu’il s’agisse du fameux programme « Fuel Efficiency » avec, pour objectif, la réduction de la consommation de carburant,  ou encore de la sensibilisation des personnels au travers de différentes initiatives citoyennes (traitement des déchets notamment avec le lancement du premier centre de tri aéroportuaire en Afrique) mais également la campagne de reboisement en partenariat avec le Haut Commissariat des Eaux et Forêts.

 

Artistiquement  omniprésente

Avec le concours destiné aux jeunes voyageurs et intitulé « Un dessin pour la planète » la compagnie a souhaité affirmer son intérêt pour tout ce qui touche à l’art et à sa promotion.

En la circonstance, quel meilleur outil de communication et de connaissance que l’avion ?

Le récent concours intitulé « Wings of African Art » proposé cette fois à des artistes confirmés est en soi une réponse sinon une invitation à considérer l’art et singulièrement l’art africain dans tout ce qu’il représente d’exceptionnel, en tout cas d’original.

La RAM n’en d’ailleurs pas à son coup d’essai puisqu’elle est présente tant au Festival de cinéma africain de Ouagadougou qu’aux « Ecrans Noirs à Yaoundé ainsi qu’à la Biennale de Dakar et au Marché de l’art et du spectacle africains (MASA).

 Avec le concours « Wings of African Art » au cours duquel un jury présidé par Mehdi Qotbi a sélectionné 10 artistes  dont trois auront l’insigne honneur de procéder à « l’habillage » de trois appareils constituant la flotte – 54 avions dont quatre B.787 Dreamliner – la compagnie aérienne nationale, s’inscrit à nouveau dans une louable dynamique économico-artistique.

Une technique adéquate.

Mboko Lagriffe, Sara Ouhaddou et Burkinabé Saidou Dicko, tous trois retenus par le jury,  ont donc été honorés, mardi 15 novembre dernier,  lors d’un vernissage-cocktail (animé par un groupe de musiciens et de danseurs africains)  à Marrakech, organisé avec le concours de la Fondation Nationale des Musées du Maroc  et coïncidant avec l’ouverture du nouveau Palais-Musée  Dar EL Bacha à Marrakech.

L’opportunité pour M. Abdelhamid  Addou, Président Directeur Général de Royal Air Maroc - entouré de quelques-uns de ses proches collaborateurs ainsi que de M. Mehdi Qotbi, Président de la Fondation Nationale des Musées – de s’attarder sur la démarche de Royal Air Maroc et de sa volonté de promouvoir le continent africain par le biais d’une discipline artistique – en l’occurrence, la peinture, en particulier, et les arts plastiques, en général.

Et cela, grâce aux 80 destinations en Europe mais aussi en Afrique, en Amérique du nord et en Amérique latine.

En termes plus concrets, ces œuvres reproduites sur les fuselages selon une technique adéquate seront ainsi vues et admirées par des millions de passagers de par le monde.

Les œuvres originales sont actuellement accrochées aux cimaises du Palais Dar El Bacha où le public de Marrakech peut venir les admirer.

Une manière de plus-être

Aimé Césaire fait judicieusement remarquer que dans l’art africain, ce qui compte, ce n’est pas l’art, c’est d’abord l’artiste, donc l’homme :

« En Afrique, l’art n’a jamais été savoir-faire technique, car il n’a jamais été copie du réel. Cela est vrai pour le meilleur de l’art européen moderne, mais cela a toujours été vrai pour l’art africain. Dans le cas africain, il s’agit pour l’homme de recomposer la nature selon un rythme profondément senti et vécu, pour lui imposer une valeur et une signification, pour animer l’objet, le vivifier et en faire symbole et métalangage. »

Autrement dit, l’art africain est d’abord dans le cœur et dans la tête, et dans le ventre, et dans le pouls de l’artiste africain.

 

Le teilhardien Léopold Sédar Senghor affirmait de façon plus expressive encore que l’art africain n’est pas une manière de faire, c’est d’abord une manière d’être, une manière de plus-être.

 

Bernard VADON

 

 

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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