Cuisine-Bonheur : Dans le droit fil des conseils de Fatéma Hal, une grande prêtresse gastronomique.

Publié le 6 Décembre 2016

Retour de cueillette :  potage aux fanes de radis agrémenté de croûtons rissolés et d'un filet d'huile d'olive bio, assortiment de petits légumes sur un lit de graines de couscous, quiche potagère ponctuée de petits radis coupés en fines tranches. Retour de cueillette :  potage aux fanes de radis agrémenté de croûtons rissolés et d'un filet d'huile d'olive bio, assortiment de petits légumes sur un lit de graines de couscous, quiche potagère ponctuée de petits radis coupés en fines tranches.
Retour de cueillette :  potage aux fanes de radis agrémenté de croûtons rissolés et d'un filet d'huile d'olive bio, assortiment de petits légumes sur un lit de graines de couscous, quiche potagère ponctuée de petits radis coupés en fines tranches. Retour de cueillette :  potage aux fanes de radis agrémenté de croûtons rissolés et d'un filet d'huile d'olive bio, assortiment de petits légumes sur un lit de graines de couscous, quiche potagère ponctuée de petits radis coupés en fines tranches.

Retour de cueillette : potage aux fanes de radis agrémenté de croûtons rissolés et d'un filet d'huile d'olive bio, assortiment de petits légumes sur un lit de graines de couscous, quiche potagère ponctuée de petits radis coupés en fines tranches.

 

Elle est à la gastronomie et singulièrement à la gastronomie marocaine (son restaurant parisien, le Mansouria, est une halte obligée pour les fins gourmets et elle a commis quelques écrits qui font autorité sur la question) ce que la sociologie est à l’ethnographie (dont elle est aussi spécialiste) et réciproquement.

Bref, avec Fatéma Hal (en notre compagnie sur la photo)  la cuisine est avant tout un art et pas n’importe lequel. Cette sociologue a trouvé dans la gastronomie un prétexte à mieux cerner et comprendre avant de l’expliquer la grande histoire des civilisations.

Avant-gardistes

Pas question pour autant d’occulter certains critères sinon des règles fondamentales qui font qu’en matière culinaire on ne fait pas n’importe quoi ;  même si certains chefs, que nous qualifierons d’avant-gardistes, auraient tendance, au prétexte peut-être de la recherche et d’un progrès, à associer cuisine et chimie. Pas forcément avec bonheur d’ailleurs.

Question de goût … enfin façon de dire car la matière traditionnelle est un élément de fond incontournable.

Enfin pour nous.

Sans aller jusqu’à évoquer cette physique quantique qui nous fascine, il est de fait que les sensations, mieux encore, les vibrations que procurent les résultats de certaines manières de cultiver … singulièrement le bio et mieux encore aujourd’hui la permaculture (en plein essor) sont essentielles, et à terme vitales, pour notre santé et notre plaisir également.

Dans ce jardin, que nous tiendrons secret afin de le préserver des envahisseurs plus enclins aux bonnes affaires qu’à l’unique bonheur de s’employer à respecter la nature, celle-ci a tous les droits. Et mystérieusement – à l’exemple de ces résineux qui dans les contrées ravagées par le feu allumé par l’homme imbécile, parviennent à protéger au creux des écorces de leurs pommes de pins (les pignes comme on les nomme dans le Midi de la France)  ces quelques rares et précieuses graines qui, l’incendie passé, tomberont en terre et germeront à nouveau – la nature, ici, n’en fait qu’à sa tête et le fait admirablement bien.

La surprise est à nos pieds

Ainsi, point n’est besoin de concocter un menu à l’avance. Encore moins besoin de s’en référer à quelques recettes fussent-elles géniales. La surprise sinon la solution sont à nos pieds. Et les produits que nous livre la terre sont à cent lieues de ressembler à ces légumes et fruits des étals dans les super-marchés pour beaucoup soumis au régime vitaminé de la surproduction alimentaire et n’ayant rien à voir au toucher, à la vue et surtout au goût avec ces merveilles dissimulées, pour certaines, sous quelques feuilles de rouquette ne demandant qu’à être cueillies avant d’être dégustées délicatement.

Tendres carottes et non moins tendres navets - dont les fanes feront de délicieux potages - et autres pommes de terre, fèves et cardons, radis et aubergines, courgettes à consommer crues à peine accompagnées de quelques gouttes de citron vert et lui aussi naturellement poussé. Tout cela s’exprime à nos pieds et sous nos yeux enthousiasmés.

Le miracle est ensuite dans les doigts du chef  qui, dans le calme de sa cuisine,  œuvre avec un respect et une attention qui chaque fois forcent l’admiration et le respect du néophyte.

Et lorsque l’heure de passer à table est arrivée certains poncifs sont révisés notamment celui qui tend à affirmer, stricto sensu, que l’on mange pour vivre et non pas l’inverse que nous lui préférons bien évidemment.

A savoir vivre pour bien, intelligemment et surtout agréablement, manger.

 

Bernard Vadon

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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