Cuisine-Bonheur - L'art du (ou de la ) chef cuisinier via une pratique où rien ne se perd !

Publié le 2 Décembre 2016

Un cocktail dînatoire réalisé par Mina  sous le signe de la permaculture et quelques plats où le bon goût et la poésie font bon ménage pour le lus grand bonheur des papilles et des yeux.
Un cocktail dînatoire réalisé par Mina  sous le signe de la permaculture et quelques plats où le bon goût et la poésie font bon ménage pour le lus grand bonheur des papilles et des yeux.Un cocktail dînatoire réalisé par Mina  sous le signe de la permaculture et quelques plats où le bon goût et la poésie font bon ménage pour le lus grand bonheur des papilles et des yeux.
Un cocktail dînatoire réalisé par Mina  sous le signe de la permaculture et quelques plats où le bon goût et la poésie font bon ménage pour le lus grand bonheur des papilles et des yeux.Un cocktail dînatoire réalisé par Mina  sous le signe de la permaculture et quelques plats où le bon goût et la poésie font bon ménage pour le lus grand bonheur des papilles et des yeux.

Un cocktail dînatoire réalisé par Mina sous le signe de la permaculture et quelques plats où le bon goût et la poésie font bon ménage pour le lus grand bonheur des papilles et des yeux.

 

Pierre Gagnaire, l’un de nos talentueux chefs de cuisine, associant dans sa pensée le piano à cet autre et incontournable instrument joué celui-là en cuisine, estime qu’un cuisinier dispose de plus de notes qu’un musicien au regard de l’infinité de produits qu’il utilise et que s’adressant à l’œil, à la bouche, au nez, à l’oreille et à l’esprit … aucun art de possède une telle complexité « multisensorielle ».

Du cultivateur au consommateur

La récolte de la semaine sur une surface, tenue secrète quant à son lieu, dédiée à la « permaculture » où, le plus directement du monde, du cultivateur au consommateur, la terre nourricière exempte de tous produits chimiques et engrais tueurs, pour notre bonheur et avec parcimonie – l’une des subtilités de cette pratique axée sur la permanence – a livré quelques légumes et herbes à faire pâlir de jalousie les plus fins amateurs.

Au gré d’alignements grossiers tenant plus compte des fantaisies de la terre que des poncifs régissant  au cordeau les jardins à la française, entre les herbes qui pour certaines ne sont pas si folles pour laisser s’exprimer les légumes du moment – notamment la délicieuse et la croquante rouquette – l’œil averti découvre tout ce dont un cuisinier averti peut rêver.

Une cuisine simple

Carottes et navets, dont les fanes respectives serviront à mijoter des potages n’ayant rien à voir avec les potages industriels à durée quasi illimitée et gorgés de conservateurs ;  des aubergines et des tomates cerises – eh, oui ! – oignons et petites courgettes surmontées de leurs jolis panaches fleuris avec lesquels on confectionnera de succulents beignets ; quelques jeunes fèves naissantes que l’on dégustera sans retirer leur protection tant elles sont tendres.

Mais aussi les cardons qui porteront les artichauts et dont on cuit les côtes médianes (les cardes des feuilles) avant de les accompagner d’une simple Béchamel ou simplement et à peine revenues dans une poêle.

Côté herbes, du romarin, du thym, du persil  sans oublier le pistou citronné, la verveine, la menthe et le florilège de ces mystérieuses plantes que la gastronomie orientale sait si bien mettre en valeur dans la révélation de plats originaux.

 

Ainsi, dans la « permaculture » rien ne se perd et les épluchures (renfermant souvent et pour certains fruits et légumes les vitamines de base) n’existent quasiment pas.

En somme, une cuisine simple  et riche de poésie campagnarde dont aujourd'hui la grande majorité des professionnels font malheureusement abstraction alors que Léonard de Vinci (déjà !) affirmait « qu’elle est la sophistication suprême ».

 

Bernard Vadon

 

 

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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