LA-HAUT, SUR LA MONTAGNE MAROCAINE, UN LIVRE QUI FAIT HONNEUR A LA FLORE

Publié le 8 Décembre 2016

De la bugrane à crête à la potentille de Pennsylvanie en passant par la romulée bulbocode, le myosotis de l'Atlas et l'aubépine d'Orient, la liste n'est pas exhaustive mais les noms mystérieux et beaux.
De la bugrane à crête à la potentille de Pennsylvanie en passant par la romulée bulbocode, le myosotis de l'Atlas et l'aubépine d'Orient, la liste n'est pas exhaustive mais les noms mystérieux et beaux.De la bugrane à crête à la potentille de Pennsylvanie en passant par la romulée bulbocode, le myosotis de l'Atlas et l'aubépine d'Orient, la liste n'est pas exhaustive mais les noms mystérieux et beaux.De la bugrane à crête à la potentille de Pennsylvanie en passant par la romulée bulbocode, le myosotis de l'Atlas et l'aubépine d'Orient, la liste n'est pas exhaustive mais les noms mystérieux et beaux.
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Un guide me direz-vous, encore un de plus.

Certes, mais il y a guide et guide. Ceux que l’on voit fleurir (en l’occurrence c’est le cas eu égard le motif de cette publication originale et sympathique) sur les rayons des bonnes librairies et qui ont en général pour objectif louable de mettre en exergue des lieux d’exception, pourquoi pas mais la démarche peut être parfois différente et non moins attrayante sinon instructive.

C’est le cas de cette manière d’ouvrage-portable qui nous invite à la découverte de la flore de l’Oukaïmeden dans le Haut-Atlas de Marrakech.

 

Un sommet mythique

Un travail de fourmi réalisé par Marie Coste-El Omari qui s’est entourée, pour la circonstance, des précieux conseils de botanistes ainsi que de l’assistance incontournable de photographes spécialisés et de responsables du Parc national du Toubkal (un sommet mythique chez les amateurs de randonnées en montagne).

L’auteure explique avoir choisi l’Oukaïmeden – communément nommé l’Ouka par les habitués des lieux -  parce qu’il constitue un ensemble géographique et botanique facile à circonscrire, et parce qu’il est accessible pour tous. Ajoutant :

« La plupart des espèces étudiées se retrouvent dans les autres plateaux, falaises et sommets du Haut-Atlas de Marrakech au-dessus de 2000 mètres d’altitude. »

Plus précisément, Marie Coste-El Omari met en quelque sorte en garde le lecteur sur le fait que tout en ayant veillé au maximum d’exactitude dans la nomenclature et le rendu des espèces étudiées, cette flore n’est pas exhaustive, et les descriptions servent surtout de guide pour la compréhension de ces plantes.

Néanmoins, le classement par milieux naturels complété par l’abondante et magnifique illustration aide à la compréhension de ce grandiose spectacle champêtre et montagnard qui s’offre aux regards émerveillés des marcheurs.

Un travail d’orfèvre

Les premières pages de cette manière de bréviaire botanique constituent en ce sens une invitation à l’appréciation d’un site particulier géologiquement impressionnant notamment par sa ligne de crêtes  Ouka-Angour-Atlas. Jusqu’à ce plateau de l’Oukaïmeden où se niche la seule station de ski du Maroc.

Alors, la magie s’opère page après page, de fleurs rares pour la plupart aux nuances délicates et précieuses en passant par la multitude d’une végétation fragile mais au demeurant acclimatée à la rigueur des lieux.

La nature ici s’impose dans son incomparable richesse et beauté.

De la renoncule aquatique qui ouvre le bal au colchique à feuilles fines qui conclut cet itinéraire botanique l’intérêt va croissant.

Il n’est pas surprenant que Emmanuelle Sarrazin qui préside aux destinées des Editions Sarrazines and Co ait été sensible à ce travail orfèvre auquel il convient aussi d’associer  Claire Azzouzi et Genevève Michon qui ont assuré avec l’auteure les séquences photos.

Ce précieux ouvrage connaît déjà  un appréciable succès et nul doute que son caractère pérenne continuera de lui ouvrir, pour le plus grand bonheur des amateurs, les mille et un chemins muletiers  de ce massif africain et en même temps celui de tous les massifs attachants et somptueux qui dentellent la planète, ces montagnes célébrées par le célèbre alpiniste français, Gaston Rébuffat :

« Les montagnes ne vivent que de l’amour des hommes. Là où les habitations, puis les arbres, puis l’herbe s’épuisent, naît le royaume stérile, sauvage, minéral ; cependant, dans sa pauvreté extrême, dans sa nudité totale, il dispense une richesse qui n’a pas de prix : le bonheur que l’on découvre dans les yeux de ceux qui le fréquentent ».

 

Bernard Vadon

  

 

 

 

   

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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