Au Maroc, les centres régionaux d'investissement (CRI) : un outil exemplaire de la dynamique économique nationale et régionale.

Publié le 13 Février 2017

Une affaire d'Etat et de compétitivité économique prises très au sérieux par le roi Mohammed VI

Une affaire d'Etat et de compétitivité économique prises très au sérieux par le roi Mohammed VI

Le CRI de Marrakech actuellement installé avenue Kennedy. Nos photos : MM. Abdelfettah Labjioui, wali de la région Marrakech-Safi, gouverneur de Marrakech et Brahim Kheireddine, président du CRI de Marrakech-Safi.Lors de la signature de charte, on reconnait parmi les personnalités, MM. A. Akchichen et Mohamed Adel Bouhaja, respectivement Président du conseil régional de Marrakech et Président du la CGEM sans oublier Mmes Saïda Laklai, chargée de la cellule de veille économique et Nora Derder, chargée de la division de la promotion et de la coopération.
Le CRI de Marrakech actuellement installé avenue Kennedy. Nos photos : MM. Abdelfettah Labjioui, wali de la région Marrakech-Safi, gouverneur de Marrakech et Brahim Kheireddine, président du CRI de Marrakech-Safi.Lors de la signature de charte, on reconnait parmi les personnalités, MM. A. Akchichen et Mohamed Adel Bouhaja, respectivement Président du conseil régional de Marrakech et Président du la CGEM sans oublier Mmes Saïda Laklai, chargée de la cellule de veille économique et Nora Derder, chargée de la division de la promotion et de la coopération. Le CRI de Marrakech actuellement installé avenue Kennedy. Nos photos : MM. Abdelfettah Labjioui, wali de la région Marrakech-Safi, gouverneur de Marrakech et Brahim Kheireddine, président du CRI de Marrakech-Safi.Lors de la signature de charte, on reconnait parmi les personnalités, MM. A. Akchichen et Mohamed Adel Bouhaja, respectivement Président du conseil régional de Marrakech et Président du la CGEM sans oublier Mmes Saïda Laklai, chargée de la cellule de veille économique et Nora Derder, chargée de la division de la promotion et de la coopération. Le CRI de Marrakech actuellement installé avenue Kennedy. Nos photos : MM. Abdelfettah Labjioui, wali de la région Marrakech-Safi, gouverneur de Marrakech et Brahim Kheireddine, président du CRI de Marrakech-Safi.Lors de la signature de charte, on reconnait parmi les personnalités, MM. A. Akchichen et Mohamed Adel Bouhaja, respectivement Président du conseil régional de Marrakech et Président du la CGEM sans oublier Mmes Saïda Laklai, chargée de la cellule de veille économique et Nora Derder, chargée de la division de la promotion et de la coopération.

Le CRI de Marrakech actuellement installé avenue Kennedy. Nos photos : MM. Abdelfettah Labjioui, wali de la région Marrakech-Safi, gouverneur de Marrakech et Brahim Kheireddine, président du CRI de Marrakech-Safi.Lors de la signature de charte, on reconnait parmi les personnalités, MM. A. Akchichen et Mohamed Adel Bouhaja, respectivement Président du conseil régional de Marrakech et Président du la CGEM sans oublier Mmes Saïda Laklai, chargée de la cellule de veille économique et Nora Derder, chargée de la division de la promotion et de la coopération.

Alors même que le Roi Mohammed VI achevait, il y a peu, une série de visites africaines vivement appuyées et surtout remarquées dans le difficile contexte économique actuel (n’oublions pas que, selon la banque africaine de développement, ce ne sont pas moins de 85% des investissements marocains dont l’Afrique profite, en clair, une situation d’exception plaçant le Royaume Chérifien en deuxième position derrière l’Afrique du Sud), l’investissement à l’interne reste particulièrement significatif de la diplomatie économique à l’externe cette fois avec une volonté, farouche et intelligemment calculée, de favoriser la coopération sud-sud et le co-développement.

GESTION DECONCENTREE

Il est à souhaiter que la même dynamique puisse concerner directement le territoire national au regard d’une prospective pragmatique qui fasse en sorte de « privilégier un espace de partage et d’éviter les blocages » comme a bien voulu le souligner M. Mohammed Benhammou, Président du Centre marocain des études stratégiques.

Faire tout autant en sorte que l’activisme développé sur le territoire africain trouve un écho des plus significatifs dans le cadre des actions d’investissements engagées auprès des centres régionaux d’investissement parfois confrontés à des règlementations obsolètes ou tout simplement à des blocages qui défient la raison. Et s’efforcer de passer outre des conflits d’intérêts mineurs et d’ordre juridico politique qui n’ont finalement pour conséquences que d’aller à l’encontre de l’intérêt régional.

Pourtant, il va de soi que l’investissement est un facteur de croissance économique et de création d’emploi et qu’il contribue grandement à la modernisation de l’appareil productif ainsi qu’à l’amélioration de la compétitivité des entreprises.

Dans le but d’améliorer l’accueil des investisseurs et de dépasser les obstacles à la réalisation des projets d’investissement, une nouvelle approche, en matière de promotion de l’investissement, a été définie par la Lettre Royale du 9 janvier 2002 adressée au Premier Ministre de l’époque, M. Abderrahmane Youssoufi.

Son objectif visait à une gestion déconcentrée de l’investissement.

La Lettre Royale proposait, pour ce faire, la création de centres régionaux d’investissement en réponse à deux impératifs majeurs : la simplification des formalités liées à l’investissement et le rapprochement des citoyens de l’administration.

Aujourd’hui, ces centres figurent parmi les mécanismes que les pouvoirs publics ont mis en place en vue du développement de l’investissement tant à l’échelon national que régional.

Les C.R.I, actuellement au nombre de seize, ne se limitent pas à la mission traditionnelle du guichet dit unique mais englobent des missions plus larges tout en fixant les modalités de fonctionnement de ceux-ci.

UN GUICHET D’AIDE

L’amélioration de l’attractivité du Royaume incitait conjointement à mettre en place des mesures d’ordre économique, institutionnelle et législative sans cependant perdre de vue la réglementation qui s’impose dans toutes sociétés de droit.

En effet, un C.R.I a une mission essentielle d’interlocuteur unique auprès des créateurs d’entreprises et des investisseurs nationaux et étrangers. En somme, il fait office « d’interface », pour rester dans la note informatique du moment, entre le porteur d’un projet et les administrations concernées. La finalité étant de faciliter l’ensemble des démarches administratives liées à l’investissement envisagé.

La gestion décentralisée de l’investissement - à laquelle nous nous référions précédemment - est placée sous la responsabilité sinon à la discrétion des walis, par essence et obligation, garants de l’administration territoriale.

Ces hauts fonctionnaires sont nommés par le roi et dotés du statut de directeur d’administration centrale. Dans cette mission spécifique, ils orchestrent en quelque sorte des commissions régionales composées de délégués des différentes administrations concernées par l’investissement et d’autorités locales compétentes.

Toujours en ce qui concerne les centres régionaux, une commission interministérielle placée sous la présidence du premier ministre, a pour objectif la mise en œuvre de toutes mesures propres à améliorer et à promouvoir l’environnement des investissements au Maroc.

La commission statue sur les questions pouvant entraver la réalisation des projets d’investissements et simplifie, le cas échéant, les procédures pouvant entraver la réalisation des projets d’investissement jusqu’à bloquer, parfois, leur réalisation lorsque le montant dépasserait 200 millions de dirhams (une procédure exceptionnelle mais toujours possible).

D’ailleurs, dans ce dernier cas de figure, le C.R.I est à même d’étudier les projets de contrats ou de conventions à conclure avec l’Etat afin de les transmettre à l’autorité gouvernementale compétente pour approbation et signature par les parties contractantes.

Ce guichet d’aide à la création d’entreprises peut également intervenir lorsque l’investissement est inférieur à ce dernier montant. Particulièrement, dans les secteur industriels, agro-industriels, minier, touristique ou de promotion immobilière.

Il lui incombe, alors, d’étudier l’ensemble des demandes d’autorisation administratives et de préparer les actes administratifs référents.

LETTRE ROYALE

Le C.R.I. de Marrakech Tensift Al Haouz (dont la future construction voisinera dans quelques mois et tout naturellement avec la willaya) se présente en deux guichets avec une approche transversale relative à la promotion de l'investissement régional.

A ce titre, un brin d’Histoire s’impose.

Une histoire en trois phases essentielles avant d’arriver, aujourd’hui, à une prise de conscience manifeste et constructive initiée en volume de projets attestant, s’il en est, de l’attrait suscité depuis toujours par la ville ocre où l’organisation de la récente COP22 fut, à tous égards, révélatrice de l’engouement des investisseurs séduits par la multiplicité des atouts de cette cité mythique. Avec, il faut bien en convenir, une part importante réservée à la promotion immobilière certes mais aussi et surtout commerciale dans le sillage de laquelle on commence à distinguer le secteur industriel. Notamment, au travers du recoupement et de la refonte des régions avec, en pole position, celle de Marrakech-Tensift-El Haouz.

Tout a donc commencé en 2003 suite à une évolution croissante des investissements et cela jusqu’en 2006 avant la crise économique qui occasionna un coup de frein à la croissance cependant maintenue jusqu’en 2008. Une stratégie dans le droit fil de la Lettre Royale du 9 janvier 2002 et de la prise de conscience des autorités dont on se doit de reconnaître la marque d’une pensée visionnaire.

En 2010, la suspension de la commission de dérogation ad hoc est allée, si l’on peut dire, dans le mauvais sens de la crise économique dont ont vivement souffert les investissements.

Fort opportunément et on pourrait ajouter heureusement, la publication de la circulaire conjointe des ministères de l’Intérieur, de l’Habitat et de l’Urbanisme a permis de renouer, l’année suivante, avec la croissance. Et cela, de façon très notable puisque de l’ordre de 45%.

Dans le même temps, la dynamique économique s’est portée sur d’autres projets autrement structurants dont celui de la zone offshore réservée aux services délocalisés, sans oublier le projet d’Agropole à l’adresse des industries agroalimentaires.

Entre temps, dans la foulée d’une réorganisation des départements, les délais de création ont été réduits de plus de moitié. Enfin, grâce à un même guichet, les investisseurs ont disposé directement de l’information et des formalités nécessaires ; le guichet étant à même de recueillir l’ensemble des documents ou attestations auprès des administrations en vue de la constitution des dossiers.

Aujourd’hui, il s’avère que les bilans, en termes de volumes d’investissement et de créations d’entreprises, pour ce qui est du CRI de Marrakech, figurent en première place au niveau national.

Il va de soi que la stratégie logistique est particulièrement complexe particulièrement dans son implémentation (un anglicisme signifiant plus communément la mise en œuvre sinon la création d’un produit fini à partir d’un document de conception élaboré depuis une version originelle ou simplement d’un cahier des charges).

Dans cette optique, un outil dit de veille de la performance du secteur partagé entre l’Etat et les créateurs économiques, s’est révélé nécessaire sinon indispensable. D’où la mise en place de l’Agence marocaine de développement de la logistique (AMDL) agissant sous la tutelle de l’Etat, dont le rôle consiste à mettre en œuvre, tant au niveau national que régional, des actions visant à l’amélioration de la compétitivité logistique. Il s’ajoute à cette entité un Observatoire marocain de la compétitivité logistique sous contrôle partagé entre le public et le privé.

L’AMDL est investie de plusieurs et diverses missions dont les propositions en vue de l’amélioration de textes législatifs et règlementaires.

HARMONISER LES SERVICES

Les zones logistiques proposent un autre choix d’externalisation et s’intègre résolument, et pour une large part, dans le tissu économique du Maroc.

L’objectif est d’harmoniser le service et les besoins et attentes des clients potentiels tout en se protégeant de la concurrence propre au marché.

On comprendra facilement combien la logistique a pris une place capitale dans le fonctionnement interne et externe des métropoles économiques, qu’elle soit industrielle, endogène ou liée à la grande distribution.

Dans le cadre programme de la compétitivité logistique au Maroc, il va de soi que Marrakech-Tensift-Al Haouz va pleinement bénéficier des plateformes de distribution et de la sous-traitance logistique. La finalité étant l’optimisation et la massification de la plupart des flux logistiques à travers le groupage et le dégroupage de marchandises.

Sur une surface de 30 hectares – à Tamansourt à une dizaine de kilomètres au Nord-Ouest de Marrakech – est installée l’une des trois zones logistiques prévues dans cette région. Une surface qui pourra être portée à 200 hectares.

A ce site s’ajoute celui de Khatazakane province de Safi et celui de Sidi Bou Othmane – région Marrakech-Safi - un secteur en plein développement depuis ces dernières années et principalement placé sous la houlette de l’Office national des chemins de fer qui a troqué sa logique de transport isolé contre une chaîne logistique complète. Particulièrement, dans le secteur des céréales et des hydrocarbures.

Hier, il était question de couvrir des besoins à court terme, mais depuis cinq ans le développement de la superficie globale dévolue à ces activités novatrices constitue, pour les différentes entités dont le centre de Marrakech, une nécessité qui nécessite aujourd’hui une prise de conscience face à la demande et à la concurrence.

A présent, la valeur ajoutée au travers de ces plateformes logistiques ne fait plus de doute pour personne.

Elle justifie, en tout cas, de la volonté des autorités de faire en sorte qu’à l’horizon 2030 les besoins en matière de zones logistiques soient de l’ordre de plus de 3000 hectares.

Il va sans dire que la stratégie nationale pour le développement de la compétitivité logistique au Maroc est assurément devenue une affaire d’Etat prise très au sérieux ; singulièrement par les responsables et collaborateurs à tous niveaux des C.R.I.

 

Bernard VADON

 

C.R.I. - MARRAKECH SAFI : de nouvelles réalités pour les investissements

Durant l’année 2016, le Centre Régional d’Investissement Marrakech Safi a validé un montant d’investissement global de l’ordre de 67.207 Mdhs, relatif à 261 projets d’investissement soit (67 % des dossiers instruits), permettant la création de près de 21.656 opportunités d’emplois.

Par rapport à la même période de l’année 2015, cette année a enregistré une augmentation de 974% en termes de montant d’investissement validé, ainsi qu’une augmentation de 178% en termes de nombres d’emplois créés.

La répartition géographique des projets confirme le leadership de la Préfecture de Marrakech avec un montant d’investissement de 11.773 Mdhs et 12.673 emplois générés, suivi de la Province d’Al Haouz (1842 Mdhs et 2026 emplois) et de Rehamna (1757 Mdhs et 2112 emplois).

En effet, d’importants projets ont été validés par le Centre Régional d’Investissement Marrakech Safi, ne citant que le projet de développement industriel de L’OCP (le programme Gantour-Safi) qui place ainsi le secteur de l’energie et mines en première position des investissements pour 2016, avec un montant global de 51.153 Mdhs et qui générera plus de 3529 emplois directs.

Par ailleurs, le secteur de l’Habitat se place en deuxième position des investissements validés par le CRI-MS avec 5.828 Mdhs soit (9%), quant à la troisième place, elle revient au secteur touristique avec 5.710 Mdhs soit (8%).

Concernant les entreprises, le CRI Marrakech Safi a validé 4909 demandes de création d’entreprises au cours de l’année 2016 (avec un montant d’investissement de plus de 1.542 Mdhs Dhs et près de 8893 créations d’emplois).

71.5% de ces créations sont des personnes morales (soit 3.510 dont 71% de SARL) et 28.49% de personnes physiques (soit 1.399 entreprises).

 

L’augmentation enregistrée est imputable à plusieurs facteurs déterminants, à savoir les améliorations apportées aux procédures de gestion des demandes de créations d’entreprises tout en respectant les délais de création d’entreprises (soit 24 heures ouvrables) et en créant le portail dédié à la création d’entreprises en ligne ainsi que l’adhésion des différentes administrations impliquées dans l’acte de création.

En terme de nationalité, les Marocains s’octroient la part du lion avec 94 % des investissements suivi par les Français et les Emiratis avec 1% chacun.

Les services et le commerce sont les secteurs les plus propices à la création d’entreprise (respectivement 41% et 30%) suivis du BTP et du tourisme avec chacun 13% de créations d’entreprises.

Outre l’instruction administrative des dossiers de création et l’institution des autorisations administratives, les différentes structures du CRI-MS ont fourni un nombre considérable d’informations et de prestations aux créateurs d’entreprises, aux porteurs d’idées de projets, aux étudiants ainsi qu’aux investisseurs nationaux, MRE et étrangers.

Dans le cadre de sa politique promotionnelle et de marketing territorial, le CRI-MS fait marquer d’avantage sa présence dans les principaux événements économiques (participation à plus de 30 événements en 2016).

En matière de perspectives et toujours dans une logique de renforcement du développement économique régional, le CRI-MS continue de déployer tous ses efforts afin de développer l’offre territoriale sectorielle et améliorer l’attractivité de la région.

Conscient de l’attractivité de sa région en tant qu’un haut lieu d’investissement au Royaume, le CRI-MS a inscrit dans ses priorités l’amélioration de l'environnement des affaires dans son territoire.

En effet, de notables efforts ont été fournis depuis la mise en place par le Wali de la Région Marrakech Safi et Gouverneur de la Préfecture de Marrakech, il y a deux ans, du Comité Régional de l’Environnement des Affaires (CREA), pour l'amélioration de l’environnement avec pour objectif la simplification des procédures administratives, urbanistiques et foncières.

Ce qui aura pour conséquence de porter la compétitivité de la région à son niveau escompté fortement lié à l'intégration nationale avec, notamment, la création de nouvelles réalités pour les investissements directs étrangers dans le pays.

 

Lancement officiel du CREA pour la région Marrakech-Safi.

Une charte instituant le Comité Régional de l’Environnement des Affaires (CREA) pour la Région Marrakech-Safi, conformément au nouveau découpage administratif, a été signée le 31 janvier dernier, à Marrakech en présence de MM Abdelfettah LABJIOUI, Wali de la Région Marrakech Safi, Gouverneur de la Préfecture de Marrakech ; Ahmed AKHCHICHEN, Président du Conseil Régional Marrakech Safi ; Brahim KHEIREDDINE, Directeur du Centre Régional d’Investissement Marrakech-Safi et Mohamed Adel BOUHAJA, Président de la CGEM Marrakech-Safi.

Selon ses instigateurs :

« Cette charte s’inscrit dans la volonté de consolider les fondements d’une collaboration et d’une coordination entre les différents signataires à même d’œuvrer, de manière permanente et en concertation pour le renforcement du rôle du CREA-MS, pour l’amélioration de l’environnement des affaires dans la région Marrakech Safi. »

Pour réussir ce challenge, chacun des partenaires a présenté et partagé, lors de cette signature, sa vision et son plan d’action.

À cet égard, M. Brahim KHEIREDDINE, Directeur du Centre Régional d’Investissement Marrakech-Safi, a pour sa part relevé les questions d’ordre stratégique quant au rôle du Centre Régional d’Investissement et de sa valeur ajoutée avant de présenter son Plan d’action à court terme pour le développement de l’investissement territorial. Dans le droit fil de son expérience sur la région Marrakech-Safi depuis sa nomination à la tête du CRI-MS, il a révélé les résultats probants du bilan annuel de son administration.

Ainsi, en matière de création d’entreprises, le CRI-MS a enregistré 4909 demandes de création d’entreprises au cours de l’année 2016 (avec un montant d’investissement de plus de 1.542 Mdhs générant près de 8893 emplois). 71.5% de ces créations sont des personnes morales (soit 3.510 dont 71% de SARL) et 28.49% de personnes physiques (soit 1.399 entreprises).

Quant à la ventilation de l’activité du CRI par préfecture et province, les certificats délivrés pour la Préfecture Marrakech viennent en tête avec 4309 suivie par la Province de Safi avec 589.

Il en ressort que les services et le commerce sont les secteurs les plus pourvoyeurs de créations d’entreprises (respectivement 41% et 30%), suivis du BTP et du tourisme avec chacun 13% de créations d’entreprises. Ce qui a conduit à une évolution de l’ordre de 4% des créations d’entreprise par rapport à la même période de l’année 2015.

Enfin, concernant l’investissement, la Commission Régionale d’Investissement et de Dérogation a validé un montant d’investissement global de l’ordre de 67.207 Mdhs, relatif à 261 projets d’investissement soit (67 % des dossiers instruits), justifiant 21.656 opportunités d’emplois.

Quant à la répartition géographique des projets, elle confirme le leadership de la Préfecture de Marrakech avec un montant d’investissement de 11.773 Mdhs et 12.673 emplois générés, suivi de la Province d’Al Haouz (1842 Mdhs et 2026 emplois) et de Rehamna (1757 Mdhs et 2112 emplois).

En conclusion, cette deuxième convention de partenariat et de coopération - conclue entre le Centre Régional d’Investissement Marrakech-Safi et la Confédération Générale des Entreprises Marocaine Marrakech-Safi et en présence de personnalités représentatives de différents secteurs d’activités – vise, à terme, à renforcer la collaboration bilatérale dans les domaines d’échange d’expertises et d’informations ainsi qu’à promouvoir l’investissement régional et encourager le lancement des études sans oublier l’organisation de séminaires et de salons.

 

B.V

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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