Cuisine Bonheur - DIS-MOI CE QUE TU MANGES ....

Publié le 5 Février 2017

Un moment de convivialité ... et une incitation pacifique et désintéressée au bonheur.

Un moment de convivialité ... et une incitation pacifique et désintéressée au bonheur.

En deux lieux différents et sacrés des plats traditionnels à partager confectionnés avec des produits naturels.
En deux lieux différents et sacrés des plats traditionnels à partager confectionnés avec des produits naturels.
En deux lieux différents et sacrés des plats traditionnels à partager confectionnés avec des produits naturels.
En deux lieux différents et sacrés des plats traditionnels à partager confectionnés avec des produits naturels.
En deux lieux différents et sacrés des plats traditionnels à partager confectionnés avec des produits naturels.
En deux lieux différents et sacrés des plats traditionnels à partager confectionnés avec des produits naturels.

En deux lieux différents et sacrés des plats traditionnels à partager confectionnés avec des produits naturels.

 

Le Brillat-Savarin n’est pas seulement un fromage d’exception – triple crème créé en 1890 dans la banlieue de Forges-les Eaux dans la Seine-Maritime - parmi les 365 inscrits au répertoire fromager français comme d’ailleurs l’affirmait, historiquement et non sans humour, le général De Gaulle.

Churchill partagerait, dit-on, cette comparaison audacieuse. Mais bon, on peut tout pardonner aux grands noms de l’Histoire. Même une confusion de chiffres en domaine alimentaire.

Bref, Jean Anthelme Brillat-Savarin (dont le fromage en question porte le nom) était surtout reconnu comme avocat, homme politique, écrivain, chanteur et … violoniste (eh, oui !) passé, en qualité de gastronome, à la postérité par les cuisines via, notamment, un ouvrage à succès (« La physiologie du goût » ou « Méditations de gastronomie Transcendante ») dans lequel, opportunément, on découvre cet aphorisme de circonstance :

« Un dessert sans fromage est une belle à qui il manque un œil. »

Entre autre, pourrait-on ajouter !

Alors même qu’on ne parle que de chocs de civilisations autant à tort qu’à raison d’ailleurs et selon les sensibilités, il est de sympathiques raccourcis sociologiques qui mettraient en exergue, plutôt que les chocs, les rencontres de civilisations. O combien et autrement enrichissantes !

Tant il est vrai que la cuisine, dans sa dimension planétaire, est un lieu de convivialité par excellence. Une manière de condencé de tout ce qui fait la réelle différence, avec en prime cette égale subtilité, au terme du voyage culinaire, de connaissance de soi et des autres :

« Dis-moi ce que tu manges : je te dirai qui tu es. » toujours selon Brillat-Savarin.

 

Quelle Différence ?

Entre une modeste mosquée en fond de médina et une non moins modeste chapelle au cœur du Pays Basque en France, quelle différence ?

Aucune, à priori, sinon un cérémonial différent pour une foi commune.

Entre le pan bagnat ancestral aux saveurs provençales et ce coucous à l’orge, goûteux en diable, comme on dit familièrement , l’ensemble confectionné avec des produits naturels récoltés en terre d’islam et un pain croustillant confectionné maison par une cuisinière marocaine (Mina), quelle différence ?

Aucune, croyez-moi, sinon celle qui, précisément par la magie de la connaissance, conduit à trouver dans la variété une autre façon d’apprécier l’autre.

Quant à la tarte au citron adoucie par un soupçon d’orange, le tout cueilli directement sur l’arbre, elle met la touche finale à l’universalité gastronomique.

Qui a dit que la cuisine n’était pas une incitation pacifique au bonheur le plus simple et désintéressé qui soit !

 

Bernard Vadon

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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