Marianne : le blanc te va si bien !

Publié le 22 Avril 2017

Un emprunt audacieux...  et pourtant !

Un emprunt audacieux... et pourtant !

 

L’emprunt peut paraître audacieux mais l’inoubliable interprétation de Jean Le Poulain et de Mario Pacôme dans la fameuse pièce de boulevard « Le noir te va si bien » invitait plaisamment - en tout cas au niveau du titre de l’œuvre - au rapprochement par jeu de mots interposés.

D’autant qu’en ces temps de joutes présidentielles un nombre non négligeable d’électeurs se trouvent dans l’incapacité de faire un choix parmi les candidats proposés et qui, de manière très honorable, n’en déplaise à certains, a pour conséquence regrettable de les pousser à la tentation de l’abstention. Certes aux limites du devoir dit civique mais au demeurant compréhensible, il reste le recours au fameux bulletin blanc que l’on ressort à chaque élection de la boite de Pandore sans pour autant parvenir à l’institutionnaliser.

Espérance quand tu nous tiens !

Ce serait pourtant la solution pour satisfaire les consciences et par la même occasion tordre le cou à l’abstention pratiquée par ceux qui, dans leur grande majorité, refusent légitimement de donner leur voix à des candidats dont ils ne partagent pas, c’est aussi leur droit, les programmes.

Un aménagement électoral en ce sens serait cependant souhaitable ne serait-ce que pour taire les cris d’orfraie des donneurs de leçons de civisme.

Il est vrai que les savants calculs de la classe politicienne sans compter avec les blabla des politologues appointés jouant les apprentis sorciers sur les plateaux de télévision et dans les studios de radio, ont apporté plusieurs fois la preuve qu’un tel amendement dans la loi risquait par ricochet de ne pas pleinement profiter à ceux que les sondeurs en puissance, ces dangereux « Madame Soleil » donnent comme vainqueurs en rendant plus exécrable le climat délétère et fâcheusement empoisonné d’une élection « nec pluribus impar » en clair : à nul autre pareille.

En effet, par le passé, la prise en compte du fameux bulletin blanc n’aurait, semble t-il pas, été systématiquement favorable à certains candidats dont il n’est pas sûr qu’ils auraient remporté la victoire des urnes.

Manifestement, le temps ne presse donc pas tant !

Ce même système, plus ou moins donné en exemple et surtout plus ou moins mis en pratique, refuse l’instauration de la proportionnelle qui finalement aurait pour objectif de reconnaître une bonne et importante partie de la représentation nationale.

Vous avez dit justice ?

Sinon, en slogan autrement républicain : liberté, égalité, fraternité.

Une fois, et malheureusement encore, ne rêvons pas « mes chers compatriotes » comme dirait l’un des candidats pas aussi atypique qu’on veut bien le dire … en tout cas en matière de bon sens ou d’honnêteté intellectuelle et … morale surtout.

Bernard Vadon

 

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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