MARRAKECH : la Maison de la France - Dar Moulay Ali - ce nouvel axe culturel au coeur d'une cité plurielle.

Publié le 4 Juin 2017

Au pied de la Koutoubia une porte discrète à droite de l'entrée de la résidence consulaire donne accès au dernier saint des saints culturels initié par la France en pays marrakchi. Un lieu entièrement rénové que nous découvre Véronique Gérard. Une sorte de temps perdu et mystérieux retrouvé notamment avec cette porte murée par laquelle les princes de l'époque accédaient, hier, à la mosquée de la Koutoubia.
Au pied de la Koutoubia une porte discrète à droite de l'entrée de la résidence consulaire donne accès au dernier saint des saints culturels initié par la France en pays marrakchi. Un lieu entièrement rénové que nous découvre Véronique Gérard. Une sorte de temps perdu et mystérieux retrouvé notamment avec cette porte murée par laquelle les princes de l'époque accédaient, hier, à la mosquée de la Koutoubia.
Au pied de la Koutoubia une porte discrète à droite de l'entrée de la résidence consulaire donne accès au dernier saint des saints culturels initié par la France en pays marrakchi. Un lieu entièrement rénové que nous découvre Véronique Gérard. Une sorte de temps perdu et mystérieux retrouvé notamment avec cette porte murée par laquelle les princes de l'époque accédaient, hier, à la mosquée de la Koutoubia.
Au pied de la Koutoubia une porte discrète à droite de l'entrée de la résidence consulaire donne accès au dernier saint des saints culturels initié par la France en pays marrakchi. Un lieu entièrement rénové que nous découvre Véronique Gérard. Une sorte de temps perdu et mystérieux retrouvé notamment avec cette porte murée par laquelle les princes de l'époque accédaient, hier, à la mosquée de la Koutoubia.
Au pied de la Koutoubia une porte discrète à droite de l'entrée de la résidence consulaire donne accès au dernier saint des saints culturels initié par la France en pays marrakchi. Un lieu entièrement rénové que nous découvre Véronique Gérard. Une sorte de temps perdu et mystérieux retrouvé notamment avec cette porte murée par laquelle les princes de l'époque accédaient, hier, à la mosquée de la Koutoubia.
Au pied de la Koutoubia une porte discrète à droite de l'entrée de la résidence consulaire donne accès au dernier saint des saints culturels initié par la France en pays marrakchi. Un lieu entièrement rénové que nous découvre Véronique Gérard. Une sorte de temps perdu et mystérieux retrouvé notamment avec cette porte murée par laquelle les princes de l'époque accédaient, hier, à la mosquée de la Koutoubia.
Au pied de la Koutoubia une porte discrète à droite de l'entrée de la résidence consulaire donne accès au dernier saint des saints culturels initié par la France en pays marrakchi. Un lieu entièrement rénové que nous découvre Véronique Gérard. Une sorte de temps perdu et mystérieux retrouvé notamment avec cette porte murée par laquelle les princes de l'époque accédaient, hier, à la mosquée de la Koutoubia.
Au pied de la Koutoubia une porte discrète à droite de l'entrée de la résidence consulaire donne accès au dernier saint des saints culturels initié par la France en pays marrakchi. Un lieu entièrement rénové que nous découvre Véronique Gérard. Une sorte de temps perdu et mystérieux retrouvé notamment avec cette porte murée par laquelle les princes de l'époque accédaient, hier, à la mosquée de la Koutoubia.
Au pied de la Koutoubia une porte discrète à droite de l'entrée de la résidence consulaire donne accès au dernier saint des saints culturels initié par la France en pays marrakchi. Un lieu entièrement rénové que nous découvre Véronique Gérard. Une sorte de temps perdu et mystérieux retrouvé notamment avec cette porte murée par laquelle les princes de l'époque accédaient, hier, à la mosquée de la Koutoubia.
Au pied de la Koutoubia une porte discrète à droite de l'entrée de la résidence consulaire donne accès au dernier saint des saints culturels initié par la France en pays marrakchi. Un lieu entièrement rénové que nous découvre Véronique Gérard. Une sorte de temps perdu et mystérieux retrouvé notamment avec cette porte murée par laquelle les princes de l'époque accédaient, hier, à la mosquée de la Koutoubia.
Au pied de la Koutoubia une porte discrète à droite de l'entrée de la résidence consulaire donne accès au dernier saint des saints culturels initié par la France en pays marrakchi. Un lieu entièrement rénové que nous découvre Véronique Gérard. Une sorte de temps perdu et mystérieux retrouvé notamment avec cette porte murée par laquelle les princes de l'époque accédaient, hier, à la mosquée de la Koutoubia.
Au pied de la Koutoubia une porte discrète à droite de l'entrée de la résidence consulaire donne accès au dernier saint des saints culturels initié par la France en pays marrakchi. Un lieu entièrement rénové que nous découvre Véronique Gérard. Une sorte de temps perdu et mystérieux retrouvé notamment avec cette porte murée par laquelle les princes de l'époque accédaient, hier, à la mosquée de la Koutoubia.
Au pied de la Koutoubia une porte discrète à droite de l'entrée de la résidence consulaire donne accès au dernier saint des saints culturels initié par la France en pays marrakchi. Un lieu entièrement rénové que nous découvre Véronique Gérard. Une sorte de temps perdu et mystérieux retrouvé notamment avec cette porte murée par laquelle les princes de l'époque accédaient, hier, à la mosquée de la Koutoubia.
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Au pied de la Koutoubia une porte discrète à droite de l'entrée de la résidence consulaire donne accès au dernier saint des saints culturels initié par la France en pays marrakchi. Un lieu entièrement rénové que nous découvre Véronique Gérard. Une sorte de temps perdu et mystérieux retrouvé notamment avec cette porte murée par laquelle les princes de l'époque accédaient, hier, à la mosquée de la Koutoubia.

 

"La vertu invoquée qui fleurissait en vous, quand Amour commença à vous livrer bataille, produit maintenant des fruits qui égalent ces fleurs, et qui me montrent mon espoir arrivé à bon terme.

Aussi le coeur me dit d'écrire sur le papier des choses qui fassent ressortir la gloire de votre nom ; car nulle part, fût-ce dans le marbre, on ne taille aussi solidement l'image où un héros se vivifie.

Croyez-vous que César, ou Marcellus, ou Paul, ou l'Africain, eussent jamais été rendus tels qu'ils sont ni par le ciseau ni par le marteau ?

Mon Pandolfe, ce sont là des oeuvres fragiles pour aller loin ; mais nos travaux sont ceux qui donnent aux hommes l'immortelle renommée."

Ce sonnet de Pétrarque – authentique Janus ayant admirablement su, dans le texte, établir des passerelles entre passé et avenir ou encore entre frivolité et recueillement mais aussi entre lyrisme et érudition, en clair, entre intérieur et extérieur – glané incidemment au gré de mes récentes lectures, me semble admirablement résumer, en poète humaniste qu’il fut, le sentiment que l’on peut éprouver en découvrant l’un des points névralgiques de la cité des sept saints, au pied de la mythique Koutoubia, chef d’œuvre de l’art Almohade ( on en retrouve les traces architecturales avec la Giralda de Séville).

HISTOIRE FASCINANTE

Sorte de bréviaire sociologique avec les différentes dynasties du désert qui s’y succédèrent des Almoravides aux Alaouites en passant successivement et au gré des conquêtes, par les Almohades, les Mérinides et les Saadiens, ce haut lieu du passé marocain révèle un intéressant condensé d’une histoire fascinante dans laquelle la France n’est pas totalement étrangère … façon de dire.

Particulièrement lorsqu’elle se porta acquéreuse de la maison du prince Moulay Ali pour y loger dans un premier temps, ses généraux avant que l’Etat français n’y installe un siège consulaire.

Une maison qui a traversé quelques décennies s’efforçant au mieux de la volonté de ses occupants de pallier les outrages du temps.

Jusqu’à l’arrivée, il y a presque quatre ans, d’un diplomate et de sa famille – le consul général de France Eric Gérard – un amoureux de la nature et des lieux riches d’Histoire.

Pas évident de concilier la tâche de plus en plus lourde de représentant d’un grand pays, la France, dans une région qui, depuis une quinzaine d’années, n’a de cesse de se développer de manière manifestement exponentielle.

Eric Gérard est un homme d’action et de décision discrètement mais efficacement secondé par son épouse ainsi que par une dynamique garde administrative rapprochée.

Homme de dialogue, il a compris que le projet qu’il nourrissait – redonner à Dar Moulay Ali sa dimension culturelle – ne pouvait se concrétiser sans que soit associé le Maroc et singulièrement ceux qui président aux destinées de Marrakech.

Un vaste chantier dans lequel se rejoindra l’ensemble des instances administratives des deux nations. Des mécènes également sans lesquels il n’eut été possible d’aller à terme.

Le plus délicat ayant été de convaincre.

CHARTE VERTE

Ce premier et important stade franchi, Eric Gérard s’engagea, avec ses partenaires, dans la partie concrète. Notamment celle concernant les travaux de restauration du bâtiment comprenant en particulier la décoration. Avec le souci de renouer au plus prés avec le passé.

Véritable écrin naturel d’où émerge le somptueux minaret de la Koutoubia jouxtant la résidence consulaire, le parc fut également au premier plan des préoccupations du consul général amoureux des plantes et des arbres.

L’ensemble a été repensé selon des préceptes rigoureusement consignés dans une charte verte.

Si les travaux parfois compliqués ont duré des mois, Eric Gérard n’en perdait pas pour autant de vue un autre de ses souhaits : la remise en lumière de l’Histoire de Moulay Ali ; en d’autres termes, raviver la mémoire du palais résidentiel mais aussi y accueillir des rencontres et organiser des expositions tout en offrant un espace de convivialité dédié non seulement aux choses de l’esprit mais aussi à une sorte de célébration des plaisirs plus temporels en termes de gastronomie. Un moment agréable et de réflexion rehaussé par le plaisir gustatif avec, en particulier, le thé de la Résidence Oolong à dominante réglisse – spécialement élaboré pour ce lieu de rencontre. Sans oublier une boutique proposant des souvenirs originaux et de belle qualité artistique réalisés par Philippe Perez.

Enfin, un ouvrage intitulé « Dar Moulay Ali, voyage au coeur de la mémoire » (Editions Le Fennec) est également proposé à la vente.

TECHNOLOGIE NUMERIQUE

Le souhait d’Eric Gérard est aujourd’hui pleinement réalisé avec l’ouverture officielle au public – depuis peu - de Dar Moulay Ali autrement et communément nommé Maison de la France. (1)

Un espace hautement culturel dans lequel la modernité s’est discrètement immiscée avec la technologie numérique dont le but semble t-il et par la proposition d’artistes – Grégory Lasserre et Anaïs Met Den Ancxt – viserait selon nous à suggérer une âme dans une partie de cet espace historique.

Une âme sinon une vie car la société Scnéocosme met en quelque sorte en évidence sonore et visuelle une partie de l’espace.

Notamment avec une étrange animation dans ce qui fut l’ancienne salle des mariages, le visiteur étant en mesure de s’impliquer physiquement dans ce que les concepteurs expliquent, je cite :

« Les spectateurs sont invités dans l’obscurité à toucher et à explorer la profondeur du voile de l’installation. Cette peau symbolique possédant une élasticité qui s’inscrit dans le processus de la métamorphose : elle se déforme et reprend sa rigidité, révélant par ses jeux visuels et sonores les zelliges et plafond environnant.»

Toujours dans la mouvance artistique dont les initiateurs précisent qu’en distillant la technologie numérique ils font ressortir des essences de rêve et de poésie. En développant la notion d’inter- réactivité par laquelle l’œuvre existe et évolue grâce aux relations corporelles et sociales des spectateurs, ils réalisent des hybridations entre technologie et éléments naturels.

Exemples :

La surprenante démonstration avec ce parcours poétique et en toile de fond le jardin andalou, où le seul frôlement des feuilles de plantes suspendues au plafond de ce qui fut l’ancien bureau des consuls généraux, déclenche une portée de sons à laquelle Pierre Henry, l’un des pères de la musique électroacoustique, n’aurait pas manqué de prêter une oreille attentive !

Autre curiosité, l’installation opérée sur un vénérable palmier de la résidence et qui permet de détecter les battements de coeur de l’arbre. Entre rêve et réalité, on s’efforce d’oublier la magie électrostatique.

Mais au-delà de ces valeurs ajoutées c’est bien l’intérêt culturel qui reprend le dessus avec les multiples explications concernant la rénovation de l’ensemble et en particulier des peintures conformes à leur état d’origine grâce à des artisans d’exception qui n’ont pas perdu l’héritage transmis par leurs prédécesseurs.

C’est un peu du miracle concernant le renouveau de cette « Résidence de la France » louable prétexte à faire de la culture un maillon fort de la compréhension entre des peuples qui, dans leur diversité, peuvent trouver matière à s’enrichir au niveau de l’esprit et de l’intelligence.

Se retrouver dans la mouvance intellectuelle d’un Georges Duhamel qui écrivait à propos de Marrakech que c’était la capitale de la lumière, celle-là même dont Lyautey confiait à sa façon « qu’elle le saoulait et le grisait » :

« J’en jouis sensuellement comme d’un parfum, comme d’une caresse. »

Où, mieux qu’en cet endroit, aux portes du Sud sinon du vrai désert, peut-on apprécier cette autre inscription en caractères coufiques constituant, pas très loin de Dar Moulay Ali, l’un des détails ornant la porte d’entrée de la médersa, cet autre haut-lieu de la culture :

« J’ai reçu par la beauté créée pour mon embellissement l’aspect d’un bracelet et mon collier suffit à me parer et me couvrir. »

Bernard Vadon

 

(1) Horaires du mardi au samedi de 10h à 18h.

1 rue Ibn Khaldoun Marrakech (à côté de la Koutoubia)

Contacts : 00212 524428548

Site web : www.darmoulayali.ma

Info.marrakech@institutfrancais-maroc.com

Sur facebook également.

 

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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