Je suis chargée de vous le dire ...

Publié le 19 Juillet 2017

 

 

Cela pourrait commencer par « Il était une fois ». Un peu comme toutes les histoires, contes ou légendes

Tout ce qui entre dans cette recette littéraire est réuni pour satisfaire le merveilleux : la jeune fille sage et analphabète, une famille nécessiteuse, un environnement en harmonie avec une vie ordinaire et d’une extrême simplicité dans une ville sans charme particulier.

Et soudain, la rencontre du ciel et de la terre est signifiée par un souffle mystérieux qui n’a du vent que la sensation.

Au cœur d’une grotte inhospitalière et froide bordée par une rivière nourrie des neiges toutes proches des Pyrénées.

Le temps d’hiver est particulièrement rude en ce lieu où s’épanouit une nature verdoyante mais où le soleil n’instille qu’avec parcimonie ses doux et chauds rayons.

Nous sommes en l’an 1858 et l’accomplissement  d’un signe fort venu de nulle part va propulser Lourdes, une banale cité du sud-ouest de la France, sur l’un des sommets de la spiritualité.

Au centre de ce mystère, une célébrissime jeune bergère prénommée Bernadette.

Les chemins de Dieu sont ainsi déroutants et beaux  qui ne serpentent qu’en terre de simplicité et de dénuement.

Avec cette volonté de nous faire prendre conscience de notre petitesse et en même temps de notre grandeur.

Un paradoxe sinon un message dont Bernadette Soubirous, à travers chaque croyant, s’imprègnera jusqu’au terme d’une existence courte mais singulièrement porteuse d’espoir aux pèlerins de Dieu venus des quatre coins de la planète chercher à Lourdes le souffle de l’Espérance.

"Je suis chargée de vous le dire !"  sera le leitmotiv essentiel de sa mission divine.

Une fois encore se pose le délicat dilemme à savoir de croire ou ne pas croire. Dans cette sorte de disponibilité existentielle, il est des témoignages qui, sans forcément convaincre pleinement, nous interpellent.

Telle cette conférence (ci-jointe)  sur le thème de l’existence de Dieu et et je dirais, en filigrane, des raisons de croire chrétiennes, donnée à des élèves de terminales, qui ne m’a pas laissé indifférent.

Ce qui, à mes yeux, ne retire en rien aux autres grands courants religieux sinon, au bout du compte, une finalité commune mais aussi, et n'en déplaise autant à ceux qui croient qu'à ceux qui ne croient pas, le sentiment d'une pesante obsession existentielle.

Et pour ceux qui n'ont pas l'incommensurable privilège de croire sans jamais avoir vu,  le poids de l'héritage émotionnel de Saint Thomas.

Bernard Vadon

"Toute limite repoussée est une augmentation de connaissance ..."

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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