Galerie Piétro Barasso : De fer et d'authenticité mais aussi d'originalité par la diversité des artistes exposés.

Publié le 1 Août 2017

 

 

Il est des rencontres singulières en des lieux qui ne le sont pas moins.

Si tant est, comme l’affirmait Schopenhauer, que l’art est avant tout contemplation des choses, indépendante du principe de raison.

Ainsi, au bout d’une rue ordinaire si ce n’était le choix de son nom, celui du bon roi Henri IV – enfant du pays dont la notoriété a largement dépassé les frontières des cuisines de l’époque en anoblissant  la mythique poule au pot ;  dans une ville, Nay (en France, dans le département 64) élevée au « grade » de Bastide du Béarn et riche d’une lignée aristocratique notamment par une certaine Jeanne d’Albret, Reine de Navarre, épouse d’Antoine de Bourbon et rien moins que la mère du futur Henri IV ; une ville bien française  bordée par le Gave de Pau qui dévale depuis Lourdes à quelques kilomètres en amont ; Nay qui n’a pas trop sacrifié à son passé historique, et qui, outre la célèbre poule au pot royale, a confirmé son entrée en religion gastronomique grâce à un goûteux accompagnement tout naturellement baptisé : sauce béarnaise. Ainsi se définit Nay en Béarn.

Voilà pour l’approche historico-gastro-poétique.

Pour ce qui relève du décor, un massif pyrénéen original par la diversité de son relief tour à tour sombre et lumineux que survole, diaphane et à longueur de saisons,  la multitude nuageuse.

Ici, prévaut aussi une authentique aristocratie animale, du Pottok immortalisé sur les sites préhistoriques d’Isturitz et d’Oxocelhaya, aux  impressionnants vautours fauves de la vallée d’Ossau en passant par l’isard, cousin du chamois alpin, acrobate indifférent aux dangers des passages escarpés. Mais aussi l’ours brun et le loup gris.

Solennel et magnifique  le Pic du Midi, entre terre et mer, sous les étoiles,  donne l’infinitésimale mesure de son évanescente énergie.

  

ESPACE DE QUESTIONNEMENT

Retour en plaine, en l’occurrence celle dite de Nay.

Pietro Barasso, en dépit de la consonance italienne de son patronyme,  est un enfant du pays où il a installé un atelier de ferronnerie, une activité florissante qui satisfait une créativité  débordante et l’envie irrépressible de libérer un peu de son espace professionnel pour accueillir des peintres et des sculpteurs dont il dit simplement aimer leur travail et le faire connaître.

Pour Piétro Barasso, la notion de partage est essentielle en matière artistique. Une sorte de condition nécessaire et suffisante pour contribuer à une légitime sacralisation de l’art. Un peu dans l’esprit de Pierre Soulages qui estimait :

« Ma peinture est un espace de questionnement où les sens qu’on lui prête peuvent se faire et se défaire. Parce qu’au bout du compte l’œuvre vit du regard qu’on lui porte. Elle ne se limite, ni à ce qu’elle est  ni à celui qui l’a produite, elle est faite aussi de celui qui la regarde. Je ne demande rien au spectateur je lui propose une peinture : il en est le libre et nécessaire interprète. »

 

Selon Pierre Bonnard, l’œuvre d’art est aussi un arrêt du temps.

Pïetro Barasso est un peu dans le droit fil de cette philosophie à laquelle, non sans générosité,  il entend convier le plus grand nombre de ses amis.

Ouvrir en quelque sorte des fenêtres sur la diversité artistique et prendre le temps de se nourrir de l’imagination parfois sans limites qui conduit à ce concept singulier que l’art ne trahit jamais une certaine réalité mais la sublimerait plutôt..  

 

 

Les interrogations relatives à l’art sont diverses et nombreuses.

Elles concernent la thématique universelle dans le domaine de l’expression.

Toutes disciplines incluses.

Depuis l’Antiquité, dont Platon n’était assurément pas la moindre référence philosophique, jusqu’à nos jours en passant par ceux qui ont fait de la philosophie esthétique un élément  de pensée, les exemples ne manquent pas et en appellent aux sentiments les plus secrets, les plus inaccessibles.

Dans l’ombre de Rousseau et de sa « Nouvelle Héloïse », je ne peux m’empêcher de citer Shelley  - poète en même temps délicat et sensible mais surtout puissant dans sa rhétorique – qui, pour sa part, avait fait de la haute montagne, en l’occurrence le Mont Blanc (dans les alpes françaises) une sorte de miroir existentiel :

« Certains disent que les reflets d’un monde lointain

Visitent l’âme endormie, que la mort est un sommeil 

Et que ses visions dépassent en nombre les idées inquiètes

De ceux qui veillent et vivent. »

 

Rejoignant ainsi les Kant, Kierkegaard et autres Nietzsche assurant que l’art est  aussi une forme d’opposition à la déshumanisation du monde moderne. Laissons la conclusion au philosophe rationaliste  Alain qui considérait les arts comme des miroirs où l’homme connaît et reconnaît quelque chose de lui-même. 

 

A L’IMAGE DU COSMOS

Dans le respect d’une sympathique parité Piétro Barasso invitait, lors d’un de ses derniers week-end thématiques, à la découverte d’une nouvelle sélection parmi les peintres, sculpteurs et  photographes préssentis.

De Caprie Guescon dont la palette, où le bleu domine, s’emploie à définir le dense et le léger pour atteindre à une sorte de litote picturale, à  Sophie  Cabero (Sof) qui, du terre à terre temporel matérialisé par une façon personnelle, travaille avec ingéniosité la résine pour atteindre à une forme de spiritualité symbolique, en passant par  l’entomologiste-photographe  Adrien Basse-Cathalinat qui  s’est attardé, dans les vallées béarnaises, sur ces « portraits » de portes magnifiées par une aura de mystère que seuls le noir et le blanc sont à même de restituer dans une sorte de plénitude et de flou artistique, ou encore Jean-Luc Soubatte qui, dans le sillage de ces sculpteurs littéralement « habités », tels Olivia Trégaut ou l’américain John Lopez, laisse libre cours à son inspiration animalière en maîtrisant le métal pour lui donner forme sans pour autant négliger l’esprit.

Une démarche engagée par Laurent et Nicolas – MF Sculpture - invités surprise de ce vernissage et qui exposaient un magnifique et impressionnant gorille en fer. Un surprenant concerto à deux composé durant plusieurs mois pour aboutir à une œuvre où le corps - un assemblage impressionnant de  pièces métalliques polies, traductrices de cette force colossale dont sont dotés les primates - est indissociable de l’âme qui se dévoile mystérieusement dans l’énigmatique expression que les deux artistes ont fait passer dans le regard lointain de cet animal que l’on dit animé d’une extrême sensibilité, d’une grande douceur et d’un sens développé de la famille.

Difficile de ne pas évoquer la célèbre primatologue Dian Fossey   … souvenons-nous de l’émouvant film « Gorilles dans la brume » réalisé par Sigourmey Weaver inspiré par cette femme qui sacrifia sa vie pour la survie et la protection des gorilles.

 

Le peintre Mat,  également en qualité d'invité et qui faisait partie d’une précédente sélection, présentait une toile. Un artiste qui ne se distingue pas seulement par la maîtrise de son art et principalement du dessin mais aussi par ce don à pouvoir donner à la représentation humaine sa dimension physique certes mais aussi spirituelle. Le temps ne se contente plus seulement de façonner un visage, un membre ou un corps fussent-ils bien conservés, mais l’œuvre , dans sa globalité, est un condensé révélateur non plus de la vie qui passe mais d’une symbolique universelle et éternelle.

 

Piétro Barasso,  le rideau de ce week-end artistique à peine tombé, a, depuis,  repris son bâton de pèlerin afin de perpétuer son action et faire en sorte, et selon ses moyens, que l’art continue d’être, comme le préconisait André Malraux, le plus court chemin de l’homme à l’homme. Précepte subjectif que j’étendrai par extension à la condition animale, le plus court chemin de l’homme à l’animal illustrant cette autre réflexion sur le thème de l’art tout entier que Paul Klee estimait à l’image de la création :

 

«C’est un symbole, tout comme le monde terrestre est un symbole du cosmos. »

 

Bernard VADON

 

 

             

Avec Pietro Barasso, le plus court chemin d'un homme à un autre et cette fois en compagnie de l'impressionnant  gorille de Laurent et Nicolas, de Caprie Guescon, de Sophie Cabero, de Jean-Luc Saubatte, d'Adrien Basse-Cathalinat et ses étonnants "portraits" de portes ainsi que de Mat montrant sur son tableau un visage respirant la bonhommie d'un Chardin.
Avec Pietro Barasso, le plus court chemin d'un homme à un autre et cette fois en compagnie de l'impressionnant  gorille de Laurent et Nicolas, de Caprie Guescon, de Sophie Cabero, de Jean-Luc Saubatte, d'Adrien Basse-Cathalinat et ses étonnants "portraits" de portes ainsi que de Mat montrant sur son tableau un visage respirant la bonhommie d'un Chardin. Avec Pietro Barasso, le plus court chemin d'un homme à un autre et cette fois en compagnie de l'impressionnant  gorille de Laurent et Nicolas, de Caprie Guescon, de Sophie Cabero, de Jean-Luc Saubatte, d'Adrien Basse-Cathalinat et ses étonnants "portraits" de portes ainsi que de Mat montrant sur son tableau un visage respirant la bonhommie d'un Chardin.
Avec Pietro Barasso, le plus court chemin d'un homme à un autre et cette fois en compagnie de l'impressionnant  gorille de Laurent et Nicolas, de Caprie Guescon, de Sophie Cabero, de Jean-Luc Saubatte, d'Adrien Basse-Cathalinat et ses étonnants "portraits" de portes ainsi que de Mat montrant sur son tableau un visage respirant la bonhommie d'un Chardin. Avec Pietro Barasso, le plus court chemin d'un homme à un autre et cette fois en compagnie de l'impressionnant  gorille de Laurent et Nicolas, de Caprie Guescon, de Sophie Cabero, de Jean-Luc Saubatte, d'Adrien Basse-Cathalinat et ses étonnants "portraits" de portes ainsi que de Mat montrant sur son tableau un visage respirant la bonhommie d'un Chardin. Avec Pietro Barasso, le plus court chemin d'un homme à un autre et cette fois en compagnie de l'impressionnant  gorille de Laurent et Nicolas, de Caprie Guescon, de Sophie Cabero, de Jean-Luc Saubatte, d'Adrien Basse-Cathalinat et ses étonnants "portraits" de portes ainsi que de Mat montrant sur son tableau un visage respirant la bonhommie d'un Chardin.
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Avec Pietro Barasso, le plus court chemin d'un homme à un autre et cette fois en compagnie de l'impressionnant gorille de Laurent et Nicolas, de Caprie Guescon, de Sophie Cabero, de Jean-Luc Saubatte, d'Adrien Basse-Cathalinat et ses étonnants "portraits" de portes ainsi que de Mat montrant sur son tableau un visage respirant la bonhommie d'un Chardin.

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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