Dans la banlieue de Pau (France -64) aux pieds des Pyrénées: "Les Vignobles de Pyrénaïa" : sans terre ni château et pourtant l'exception est au rendez-vous !

Publié le 27 Septembre 2017

Une halte gourmande découverte en dégustation au "Saint Pierre" de Nay chez Jérôme, une affaire de famille et d'amitié pour un vin généreux et de qualité. Une aventure à suivre ...
Une halte gourmande découverte en dégustation au "Saint Pierre" de Nay chez Jérôme, une affaire de famille et d'amitié pour un vin généreux et de qualité. Une aventure à suivre ...
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Une halte gourmande découverte en dégustation au "Saint Pierre" de Nay chez Jérôme, une affaire de famille et d'amitié pour un vin généreux et de qualité. Une aventure à suivre ...

 

 

Une halte gourmande éminemment épicurienne dans ce territoire d’exception du grand Sud-Ouest français ; entre Béarn et pays Basque et aux trois villes mythiques de Pau à Tarbes en passant bien sûr par Lourdes, un territoire protégé où s’égrainent quelques centaines de villages représentatifs de cette autre France que l’on dit profonde et riche de traditions.

Pau, que semble protéger le souvenir du bon roi Henri IV, son parcours et son influence indéniables ; Tarbes aussi, capitale de la Bigorre et de la tradition équine, et enfin, Lourdes en Bigorre et sa connotation spirituelle et singulièrement mariale.

Des lieux diversement apaisants  au cœur de ces champs amoureusement cultivés en cette grasse et riche terre d’un Piémont accueillant. Une terre bénie des Dieux sinon de Dieu, curieusement ponctuée de cimes profondément inspiratrices et mystérieuses, aux frontières de l’extrême, et que dominent, notamment, les impressionnants Pic du Midi et Pic du Jer, sorte de point géodésique marial, alors qu’à flanc des coteaux du Jurançon, des rangs de vigne, impeccablement alignés tournent leurs grappes charnues vers le soleil nourricier.

Dans les vallées d’Ossau et autres, chaque clocher rythme, musicalement et en écriture de plain-chant la méditation de l’instant.

 

QUE DU REVE !

En ce mois de septembre, alors que se profile l’automne, la nature explose de lumière soulignant un relief révélateur de paysages hors du commun et délicatement nuancés.

Une vision proprement paradisiaque après celle autrement austère des proches contreforts pyrénéens espagnols.

Les dégradés de vert des pâturages, se marient naturellement en suivant la courbe solaire et surlignent de profonds canyons traversés asymétriquement par des ruisseaux bouillonnants enfantés de la montagne, dévalant en contre bas et contrastant avec l’azur céleste.

Au  gré d’une route tourmentée qui nous conduit à ces vallées autrement paisibles, des pans de prairies accrochés à la montagne où paissent des vaches mais aussi des chevaux en liberté, les fameux pottocks  dont l’origine se situe à un million d’années, immortalisés sur les étonnantes gravures rupestres des grottes d’Isturitz et d’Oxocelhaya.

En parfaite osmose avec une nature accueillante, ils se sont d’autorité approprié les massifs de la Rhune, du Baïgara et de l’Ursuya et témoignent, en tout cas en ce qui les concerne, du berceau d’une race qui enthousiasme toujours les amateurs de chevaux. Voilà pour le décor.

Que du rêve en somme !

 

DES VINS DE REFERENCE

Ce même rêve dont Saint Exupéry estimait qu’il fallait en faire une réalité et qu’à Mazères-Lezons,  dans le landerneau palois (Lann signifiant ermitage ou lieu sacré, la référence, en l’occurrence, n’étant pas fortuite) Simon Forgues en est une singulière mais sympathique illustration.

Un peu dans la mouvance littéraire de Paul Claudel qui écrivait que si l’eau nous a produits, l’huile nous a pénétrés et consolidés, le sang nous a décantés, le pain nous a nourris, le vin nous a illuminés.

Parce que, manifestement, le vin « c’est quelqu’un » affirmait pour sa part  et de façon quasi péremptoire, Maurice Lelong dans sa « Célébration du Vin ».

 

 Simon Forgues développera vite une passion dument contrôlée sous la houlette  d’Alain Brumont qui, pour sa part, troqua un temps son intérêt pour les épis de maïs  - victimes en son temps d’une déconfiture économique – contre celui, autrement captivant et noble, des ceps de vigne.

Un changement de cap enrichi de l’enseignement des vignerons Bordelais.

Ainsi, de foudres en barriques adaptés à une autre façon d’assembler et de vinifier, celui qui rêvait (eh oui !) d’être le plus grand producteur de maïs trouvera son second souffle dans la « culture » du vin.

Avec d’autres pionniers, il fit en sorte que les Jurançons, doux à l’origine et  secs aujourd’hui mais aussi  les Madirans rouges réputés corsés et charpentés, s’imposent en vins  de référence. Tout autant que le Gascogne et «l’impétueux » Tursan des Landes et du Gers

 

Au pays des mousquetaires c’est ainsi que les vignerons sont aujourd’hui devenus les nouveaux chevaliers, héritiers du bon roi Henri IV qui ne lésinait pas sur les bonnes tables et une certaine poule au pot entrée dans la légende culinaire.

 

Finalement, ce n’est pas tout à fait un hasard si le nouveau fleuron de l’économie vinicole paloise s’est révélé non pas dans un vénérable château enfoui sous de non moins vénérables vignes mais en toute humilité dans une ancienne et banale carrosserie construite au fin fond d’une rue nommée Henri IV.

 

Ca ne s’invente pas et consolide le crédit accordé au fil des siècles à ce que l’Ecclésiaste qualifiait à propos du vin comme étant le breuvage royal créé dés le commencement pour le bonheur des hommes.

Les Homère et autres Villon, Boileau, Lamartine ou Baudelaire mais aussi Colette ont  à leur tour abondamment célébré en vers et autres récits bouillonnants sanctifiant « ce fruit de la terre et du travail des hommes »

Après l‘Egypte, la Grèce et Rome de grands poètes orientaux musulmans, particulièrement les Soufis,  n’ont pas hésité lorsqu’il s’est agi d’associer le vin à l’expérience mystique.

 

DANS LE SENS DE LA MONTEE

Pour Simon Forgues – diplôme d’ingénieur agricole et  quelques années d’œnologie (art et science du travail du vin) en poche – c’est en 2012 que se manifesta ce choix soudain à voler de ses propres ailes.

Pas de terres et encore moins de vignobles, pas de château et de chais.

Rien ou quasiment rien sinon une famille et quelques amis conquis par sa démarche : produire des vins pyrénéens selon des critères bien spécifiques.

L’évidence de l’originalité du projet n’écartait pas pour autant les risques potentiels.

« Tout ce que vous demandez croyez que l’avez déjà reçu et vous le verrez s’accomplir ».

Manifestement, cet extrait de l’Evangile de Marc, en quelques années, a donné raison à Simon Forgues, sa famille et ses amis.

« Les Vignobles de Pyrénaïa » ont suivi, comme dirait Gide, la pente dans le sens de la montée.

La vinification, l’élevage jusqu’à la mise en bouteille de ce vin curieusement sans terre mais dont le raisin a été minutieusement sélectionné sur les meilleurs terroirs voisins  avant d’être cueilli  puis traité et élaboré à la cave de la carrosserie grâce à du matériel dernier cri, situent la mesure du défi.

L’innovation et la recherche donnent aussi un certain sens à ce vignoble. En particulier, l’attention portée aux foudres et à l’étude entreprise avec l’utilisation de fûts en argile ou en gré aux formes ovoïdes inspirées de l’amphore

Le succès de ce vignoble hors normes est indéniable.

Aux premières louanges d’estime a maintenant succédé un légitime succès commercial qui ne cesse de s’amplifier. Ne serait-ce que par une commercialisation à l’international qui laisse augurer des résultats encourageants.

La gamme « Cap A Cap » - vins de partage, aromatiques, frais et gourmands selon la présentation de la cave – est aujourd’hui intelligemment complétée par des gammes de vins plus fins, tracés et complexes, du Cairn à l’Estive en passant par le Dahu (chevreuil légendaire aux pattes inégalement longues) et l’Or Pailleur, leader de la collection.

Demain, « Les Vignobles de Pyrénaïa » s’installeront, pas très loin de leur endroit de naissance, en un lieu répondant mieux à ses ambitions et peut-être aussi à cette réflexion osée et quelque peu partisane de Louis Pasteur qui estimait qu’il y a plus de philosophie dans une bouteille de vin que dans tous les livres.

Tant il est également vrai que pour celui qui fut à l’origine des plus importantes révolutions scientifiques en biologie mais aussi agriculture :

«Le hasard ne favorise l’invention que pour des esprits préparés aux découvertes par de patientes études et de persévérants efforts. »

Nul doute que Simon Forgues se reconnaîtra dans ce jugement éclairé. En partie tout au moins.

 

 

Bernard VADON

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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