En l'église de Marrakech, un dimanche un peu différent des autres.

Publié le 14 Novembre 2017

Les Amis de l'orgue de l'église de Marrakech ne manquent jamais l'occasion, lorsqu'ils le peuvent, de nourrir musicalement les offices.
Les Amis de l'orgue de l'église de Marrakech ne manquent jamais l'occasion, lorsqu'ils le peuvent, de nourrir musicalement les offices.Les Amis de l'orgue de l'église de Marrakech ne manquent jamais l'occasion, lorsqu'ils le peuvent, de nourrir musicalement les offices.
Les Amis de l'orgue de l'église de Marrakech ne manquent jamais l'occasion, lorsqu'ils le peuvent, de nourrir musicalement les offices.

Les Amis de l'orgue de l'église de Marrakech ne manquent jamais l'occasion, lorsqu'ils le peuvent, de nourrir musicalement les offices.

 

Affluence dominicale en l’église des Saints Martyrs de Marrakech.

Les Amis de l’orgue de l’église qui s’efforcent depuis une dizaine d’années à maintenir en état de marche l’instrument étaient présents un de ces derniers dimanches et ont enrichi l’office en accompagnant les célébrants ainsi que la chorale des étudiants africains mais également et grâce à l’un de leurs membres – l’organiste Michel Chanard titulaire de l’orgue de l’église Saint Jean Baptiste, à Bagnols-sur-Cèze dans le Gard, l’église et l’instrument actuellement en restauration – qui a joué et improvisé quelques pièces du répertoire sacré.

 

L’occasion de sensibiliser la communauté catholique de Marrakech qui se félicite de pouvoir prier en ce lieu bénéficiant d’une protection policière permanente – attention louable des autorités du Royaume – mais qui, en revanche, se doit de respecter le principe de non prosélytisme. Légitime au fond.

 

Les relations avec la communauté musulmane – une mosquée est édifiée face à l’église et bien après la construction de celle-ci – sont néanmoins cordiales et se nourrissent d’un respect réciproque. Une caractéristique du Maroc.

 

L’église quant à elle et fidèle à sa doctrine évangélique, offre, dans la mesure de ses moyens, ses services sur le plan social et médical. Notamment avec Caritas. Juste retour d’un accueil qui perdure.

 

L’église, il faut aussi le savoir, doit cependant subvenir seule et avec un minimum de soutien financier - sinon les subsides accordées par l’archidiocèse qui lui aussi doit faire face aux fonctions diverses de l’institution en pays étranger et qui plus est musulman - à ses besoins multiples et nombreux.

Quelques bonnes volontés prêtent bien leur concours gracieux mais il est dommage de constater – contrairement à ce que l’on observe chez les voisins et amis musulmans – que les chrétiens nantis, qui ont trouvé refuge et avantages dans ce pays accueillant, ne se bousculent pas pour proposer leur aide financière lorsque des actions s’avèrent opportunes.

C’est le cas de l’orgue de l’église dont nous avons souvent souligné la fragilité et dont la restauration, outre une plus belle animation liturgique, permettrait d’ouvrir plus encore les portes de l’église grâce à l’organisation de manifestations musicales, prétexte à mieux se connaître et s’apprécier tout en respectant les convictions de l’autre. Par exemple.

Ce qui a déjà été fait par le passé et précisément par les Amis de l’orgue de Marrakech.

Un vœu à nouveau formulé par ces derniers qui espèrent qu’il ne sera pas pieux !

 

Bernard Vadon

 

 

 

 

Rédigé par Bernard Vadon

Publié dans #J - 2 - B ( Journal )

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